Répression, droits démocratiques ; le fond et la forme.

Publié le 3 Janvier 2019

Les pratiques d'un régime aux abois

ou la méthode Thatcher

a pris l'Eurostar

Apprenti Erdogan sort de ce corps.

Apprenti Erdogan sort de ce corps.

Le gouvernement avec ses pratiques répressives entame l'année nouvelle en franchissant d'entrée un nouveau seuil dans sa volonté de museler toute velléité de contestation.

La question n'est pas de savoir ci ceux qui en ont été victimes le 2 janviers sont en tous points compatibles avec les critères qui conviennent à chacun mais bien de voir que là encore toute pratique est pratique d'une théorie et que dès lors, il faut le dénoncer massivement et fermement, la théorie en question, confirmée par l'ultra-réac Lemaire après E Philippe et Darmanin le bouffon de Manu El Monarc, est de corseter les libertés pour interdire la protestation. Cela porte un nom c'est un état policier.

L'accusation est grave, elle doit être étayée. Les chiffres produit par la garde des sceaux le démontre.

Entre le 17 novembre et le 17 décembre 2018, 4 570 membres du mouvement ont été placés en garde à vue dans toute la France, dont 1 567 à Paris, 216 incarcérés. C'est du jamais vu depuis les ratonnades de Frey et Papon. (on a les références qu'on mérite, elles aussi issue de la pratique).

A Paris sur 214 comparutions immédiates, 26 peines de prison ferme ont été prononcées avec mandat de dépôt, selon le parquet. Dans les autres régions, 483 comparutions immédiates avec 190 mandats de dépôt ont été recensées. 220 procédures concernent des mineurs et ont abouti devant le juge des enfants dont 42 sur Paris. 

Il ne s'agit pas de faire le tri entre ceux qui subissent les foudre d'un capital qui ne peut plus tolérer de contestation. Certains sont à combattre et le débat politique est alors là pour es isoler si ennemis de la démocratie, c'est son rôle.

Mais d'abord, caractéristique de tous régimes réactionnaires, ce ne sont pas ses auxiliiaires qu'il traque en priorité même si éventuelement un ou deux peuvent lui servir d'alibi . Ce sont massivement des gens qui après avoir subit les violences policières (les images joujours plus nombreuses et toujours plus violentes tournent en boucle sur les réseaux sociaux et sur les chaines TV internationales) subissent la brutalité d'une justice de classe dont les jugements et surtout la façon dont se tiennent les audiences montrent cette peur mâtinée de haine de classe de ceux qui recrutés dans la caste, issus des si réactionnaires fac de droit, se pliant servilement aux ordres du pouvoir, usent des lois bourgeoises pour mater la colère populaire.

Phénomène ophtalmique nouveau, jusqu'à présent les bêtes à cornes, monopole biologique, n'avaient peur que du rouge, il semblerait que le jaune fluo ait aussi des effets terrorisant pour certaines espèces.

Cette repression policière et judiciaire accompagne la répression administrative, on le voit avec les chômeurs qui sont sortis du paysage économique à coup de radiation ce qui revient à leur dénier leur part sociale d'humanité. Tous comme ces syndicalistes licenciés ; le dernier en date étant un responsable cheminot CGT aiguilleur de la Région de Nancy.

La meilleurs façon d'obtenir justice est d'intégrer le combat pour les libertés et contre la répression dans le contenu des luttes sachant que la satisfaction des exigences qui les motivent est le meilleurs moyen de faire cesser ces dérives totalitaires et de ramener à la raison pouvoir et direction d'entreprises publiques et privées .

Cela dit il va être grand temps que les godillots du palais Bourbon et du Sénat mesurent un peu plus la colère que leur complicité active suscite dans le pays. Il va être grand temps que le patronat se voit contraint de poser flûtes de champagne et petit fours et viennent répondre à la part prépondérente leur revenant des exigences sociales : salaires pensions de retraite, arret des licenciements, réduction du temps de travail, restitution de la part socialisée de nos salaires qu'il se met dans lapoche, prise en charge des coûts liés à ses exigences dont le transport domicile travail. 

Pour cela fédérer les contenus revendicatifs. Cela posera de façon efficace la question des convergences et, les obligeant à se démasquer, écarteront les faux amis et autres coucous qui gravitent autour des colères cherchant l'entrée pour s'y installer pour tenter de les récupérer.

Plus que jamais de circonstance, Canaille le Rouge vous renouvelle tous ses voeux de luttes et de succès lesquels ne tomberont pas de traineaux providentiels mais bien de la sommes de nos efforts. 

 

Canaille le Rouge joint à sa p@ge la contribution si convergente de Jean Levy :

formations sur les Publicités Twitter et confidentialité

 

Ce jeudi matin 3 janvier 2019, les médias nous apprennent qu'Eric Drouet,  l'un des porte-parole du mouvement des Gilets jaunes, vient d'être arrêté pour "participation a une manifestation non-autorisée". Il se rendait à un dépôt de fleurs en mémoire aux Gilets jaunes, tués lors de rassemblements précédents.

Piètre argument de basse police (politique) pour exercer la répression à l'encontre d'un vaste mouvement populaire issu de nos provinces contre la politique du pouvoir macronien visant le niveau de vie de millions de Français, souvent réduits à la misère.

Et Macron qui rappelait récemment le contexte des années 30... Parlons en !

Pour "Ca n'empêche pas Nicolas", de tels actes évoquent les deux dernières années de la Troisième République où le gouvernement Daladier développait une politique de répression à l'égard du monde ouvrier et de ses organisations politiques et syndicales : grévistes révoqués en masse, responsables condamnés à la prison pour faits de grève (30 novembre 1938), interdiction de manifestations populaires... Mesures préconisées par le ministre des Affaires étrangères allemand, le nazi Ribbentrop,  en visite officielle à Paris le 6 décembre 1938 au nom de l'amitié franco-allemande...

Et la majorité parlementaire qui a donné carte blanche aux derniers gouvernements de la République, votait les pleins pouvoirs à Pétain le 10 juillet 1940 : les autorités de la France capitulaient, ouvrant notre territoire à l'Occupation allemande avant de proclamer  la Collaboration avec l'ennemi, l'Allemagne,  à Montoire en octobre 1940...

Certes, nous n'en sommes pas là. 

Mais voilà qui devrait inciter chacun à refléchir : toute atteinte aux libertés fondammentales ouvre la voie à un engrenage mortifère qui conduit, pour des raisons de classe, à une répression de plus en plus massive, et que les premières victimes seront suivies d'autres, et d'autres, qui se croyaient à l'origine hors du champ des victimes potentielles.... 

Aujourd'hui, l'oligarchie prend peur. Et pour tenter de conserver un pouvoir de plus en plus chancelant, en viendra un jour ou l'autre, pour se protéger à exercer un régime de violence, voire de dictature, même sans uniforme, qui visera l'ensemble de la population.
Aussi, aujourd'hui, il ne faut en aucun cas laisser s'instaurer un régime de basse police qui conduit à un régime policier.

En premier lieu , il faut trouver les formes pour développer un mouvement de masse exigeant la libération immédiate d'Eric Drouet.

"Ca n'empêche pas Nicolas"

appelle l'ensemble des blogs et des sites qui partagent l'esprit de ce texte de le reproduire et de le faire au plus vite partager par l'ensemble de leurs amis (Facebook...) pour populariser au maximun ce texte afin de lui donner la plus grande efficacité.

 

«Gilets jaunes» : «Nous ne pouvons pas accepter les arrestations préventives»,

tonne l’avocat Henri Leclerc

Source : 20 minutes, Vincent Vantighem

Ancien président de la Ligue des droits de l’homme et avocat depuis 60 ans, Henri Leclerc réagit au sujet des manifestants arrêtés préventivement, samedi, en marge de la mobilisation des « gilets jaunes »…

  • Plusieurs manifestants ont été arrêtés avant même de rejoindre les cortèges des «gilets jaunes».
  • L’article 222-14-2 du Code pénal punit en effet le fait de « participer à un groupement en vue de commettre des dégradations ».
  • Le parquet a déjà annoncé que 494 procédures ont été classées sans suite.

« Le fait pour une personne de participer sciemment à un groupement (…) en vue de la préparation (…) de violences ou de destructions est puni d’un an de prison et de 15 000 euros d’amende… » Deux jours après l’acte 4 des « gilets jaunes », on risque d’entendre beaucoup parler de l’article 222-14-2 du Code pénal au tribunal correctionnel de Paris.

C’est sur son fondement que de nombreux manifestants ont été arrêtés, samedi, avant même qu’ils ne commettent le moindre acte de dégradation ou de violence. Avant même, pour certains, qu’ils n’atteignent le cortège de « gilets jaunes » dans lequel ils voulaient manifester. Il suffisait aux forces de l’ordre de trouver sur ces manifestants des éléments (masque de protection, lunettes de natation, etc.) pour estimer qu’ils allaient commettre des violences et donc les envoyer en garde à vue toute la journée. Les empêchant donc de manifester leur colère. >>>https://www.20minutes.fr/justice/2391747-20181210-gilets-jaunes-pouvons-accepter-arrestations-preventives-tonne-avocat-henri-leclerc

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Rédigé par Canaille le Rouge

Publié dans #lutte de classe, #revendications, #libertés, #répression, #convergeances, #injustice

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