Cette missive, un sacré poulet* ; première réponse le 5 février

Publié le 18 Janvier 2019

Ne pas confondre,

la lettre A Elise

et la lettre DE l'Elysée

Cette missive, un sacré poulet* ; première réponse le 5 février

*poulet :  "lettre ou billet dans lequel l'auteur est sensé exprimer son amour".

                 A coup de grenades et de flashballs, On peut juger de l'amour.

Le facteur ne sonnera pas deux fois pour vous porter une missive qui, si on en croit 75% des destinataires, est appelée à un flop retentissant illustré par cette vieille formule, certes triviale, puisée dans les argots pas que parisien :

etmonculc’estdu poulet*?"

Notons au passage la stratégie électoraliste : alors que les sujets concerne l'ensemble de celles et ceux qui par leur travail, leur consommation sociale ou privée quotidienne participent à l'abondement fiscal des caisses du pays, sa seigneurie Manu El Monarc s'adresse "aux Françaises et aux Français". les autres n'existent pas.

Camarades importé.e.s plus ou moins clandestinement par une des boites du BTP ou de l’hôtellerie, ces groupes gavés du CAC 40 ; ou toi toubib racolé.e à grands renforts de pub en Afrique ou en Europe centrale pour combler les vides laissés par la casse de la couverture médicale au service des patrons des cliniques privées ou l'industrie des EPHAD, vous tous, avec tous les autres qui paient la TVA, maintenant des impôts divers et variés, la TICPE, qui ne votez pas (pour certain.e.s plus), le factotum de MEDEF vous ignore et donc de ce point de vue aussi ignore les lois de la République.

Dès lors, toi qui lit ces lignes, si tu veux construire une réponse marquant l'exigence de la reconnaissance de ta citoyenneté,  pour les 75% qui se contrefichent de la bafouille de Touthenmakron comme pour ceux qu'il refuse de considérer, la CGT dans son rôle d'organisateur de la colère sociale aux agressions du capital propose une riposte : 

Pour répondre à l'urgence sociale, la CGT appelle à la grève le 5 février

PUBLIÉ LE 17 JAN 2019

 

TEMPS DE LECTURE : 2 MIN.
Depuis de nombreuses années, les politiques menées au service du capital par les gouvernements successifs génèrent de fortes injustices sociales, territoriales et fiscales. La CGT n’a cessé d’alerter les pouvoirs publics, de mobiliser dans les entreprises et les services contre des reformes régressives et pour une autre répartition des richesses produites dans le pays...

Depuis de nombreuses années, les politiques menées au service du capital par les gouvernements successifs génèrent de fortes injustices sociales, territoriales et fiscales.
La CGT n’a cessé d’alerter les pouvoirs publics, de mobiliser dans les entreprises et les services contre des reformes régressives et pour une autre répartition des richesses produites dans le pays.
Gouvernement et patronat sont restés sourds et sont responsables de la crise actuelle.
Ce ne sont pas les mesurettes récentes annoncées par le gouvernement en réponse au mouvement des gilets jaunes qui répondent aux urgences sociales.
Les 57 milliards d’euros versés aux actionnaires des grandes entreprises démontrent l’ampleur des richesses créées par les travailleurs.
Au-delà des mobilisations des citoyen-ne-s depuis de nombreuses semaines, il est indispensable de construire un rapport de force, notamment par la grève, pour imposer au patronat la redistribution des richesses.
La CGT appelle les salarié-e-s, les agent-e-s, les jeunes comme les retraité-e-s, les privé-e-s d’emploi à se mobiliser ensemble par la grève et les manifestations pour obtenir :

•    une augmentation du Smic, du point d’indice, de tous les salaires et  pensions  ainsi que des minimas sociaux ;
•    une réforme de la fiscalité : une refonte de l’impôt sur le revenu lui conférant une plus grande progressivité afin d’assurer une plus grande redistribution des richesses et d’alléger le poids de l’impôt indirect (TVA, TICPE) pénalisant les salariés et les ménages, le paiement des impôts en France de grandes sociétés (ex. : GAFA), une imposition plus forte des plus hauts revenus et de la détention de capital ;
•    la suppression des aides publiques aux entreprises (CICE, et exonérations diverses, etc.) qui ne servent ni l’emploi, ni la revalorisation des salaires, ni l’investissement de l’appareil productif et mettent à mal notre protection sociale ;
•    le développement des services publics, partout sur le territoire, en réponse aux besoins de la population, avec des moyens suffisants en personnels pour un bon exercice de leurs missions ;
•    le respect des libertés publiques tel que le droit de manifester remis en cause par le gouvernement.

La CGT appelle à tenir des assemblées générales, sur tous les lieux de travail et dans tous les secteurs professionnels, pour réussir la grève et les manifestations le mardi 5 février 2019 et débattre des suites à construire dans la durée.

Montreuil, le 17 janvier 2019

Et toujours dans son rôle de syndicat non pas pour rassembler des doléances mais porter et faire aboutir des exigences revendicatives, la CGT appelle à la construction d'un cahier revendicatif fédérateur de toutes ces exigences où chacun a sa place pour l'enrichir.

 

La prose du président des riches est en train d’arriver.

5 pages et 32 questions insipides plus tard, le message est clair : je vous ai écoutés mais ne comptez pas sur moi pour vous entendre.

Pas de rétablissement de l’ISF, rien sur le pouvoir d’achat, les salaires, les pensions et minimas sociaux. Bref, rien sur les légitimes revendications qui font s’exprimer la colère depuis des mois, qu’elles soient portées par la CGT ou par le mouvement des gilets jaunes Macron persiste et signe : j’ai un programme et je l’appliquerai...

A chacun de donner son point de vue de dire ce qui est à apporter de modifier les propositions de la CGT.

Pour Canaille le Rouge par exemple et pour être vraiment en prise avec la colère sociale, manque en matière fiscale la suppression de la TVA sur les produits de première nécessité dans le cadre d'un panel à définir.

Matière fiscale aussi, alors que la CGT a appelé à dire non au traité de 2005,pourquoi cette  la référence à une harmonisation fiscale européenne qui entretient des illusion sur l'UE et son rôle ?

Manque en matière de salaire le rappel du point 100 base de toutes les grilles de rémunérations, point 100 égal au SMIC et inscrivant l'éventail des rémunérations dans un espace de un à six.

Manque aussi le rappel de l'égalité de traitement en tout point du territoire en matière de services publics ainsi que la prise en charge du trajet domicile travail par l'employeur comme outil de l'égalité spatial et de lutte conte les délocalisations et la mobilité imposée.

Rédigé par Canaille Lerouge

Publié dans #poulet, #débat, #revendications, #politique, #CGT, #syndicat, #lutte de classe

Repost0
Commenter cet article