A quoi et à qui servent les provocations fascistes ?

Publié le 2 Décembre 2018

La dialectique liberticide

A quoi et à qui servent les provocations fascistes ?

Et après cela, ils osent chanter la Marseillaise ! toujours "la gueuse" dans le collimateur"

(les dégats causé à coup de massettes et de haches sous l'arc de triomphe).

 

Veille pratique de la bourgeoisie française, héritage de l'état monarchique totalitaire, quand son ordre social est menacé, faire donner ses sbires et nervis pour justifier la mise en place d'un cadre ultra répressif et en user contre le mouvement populaire.

Au besoin provoquer les évènements et grâce maintenant à l'hyper médiatisation de la vie quotidienne, leur donner le plus grand retentissement possible, s'appuyer sur le rejet de ce que portent les images pour justifier les mesures annoncées avec effet de manches et de mentons . 

Devant la monté de la colère et pour empêcher toutes conjonctions pouvant ouvrir une piste d'issue politique par l'intervention populaire de masse, pour la bourgeoisie française, de tout temps, tout est bon. Quand, telle qu'à Bordeaux, Toulouse, Paris, Lille ou ailleurs cette conjouction se produit ou progresse, vite, terroriser par l'emploi de la violence policière. Et pour cela il faut un déclencheur à la hauteur du besoin de répression.

Là où c'est possible, baliser le terrain par les provocations.

Mais devant l'enjeu, avec ses gens, ceux que la bourgeoisie s'est assurée de totalement maitriser ; donc ressortir ses cadres de l'extrême droite rasciste fasciste, son armée de réserve qui gravite autour des traditionalistes , des groupes néo nazis intégristes les nervis de l'action française gardés au chaud, des corpos des facs de droits et d'économie, et dont les beaux quartier savent assurer le renouvellement.

Chacun aura noté le phrasé délié et châtié de nombre des interviewé.e.s casqué.e.s, masqué.e.s, équipé.e.s au "top tech" du hooliganisme BCBG, confirmant que les pillages et voies de faits n'étaient pas des actes issues des banlieues populaires ou de l'est parisien. 

Cette façon d'occuper le triangle Auteuil- Neully-Passy confirme.

Plus facile de déborder en terrain connu assurant des replis (les Gilets Jaunes venant d'ailleur étant sanctuarisés par les forces de l'ordre loin de l'étoile et des avenues rayonnantes ce qui, sauf individualités marginalisées, les disculpe dans leur masse des responsabilités que les chiens de garde médiatiques tentent depuis hier soir de leur faire endosser.

La sortie dimanche soir sur les plateaux TV du Vidocq de Beauvau  vient comme point d'orgue du dispositif : " "Nous étudierons toutes les procédures qui nous permettront de sécuriser plus encore", a assuré Christophe Castaner. "Tout ce qui permettra de sécuriser plus, moi je n'ai pas de tabou. Je suis prêt à tout regarder". C'est sur l'instauration de l'état d'urgence que se répend le Maréchal des chaussettes à clous.

La frange la plus réactionnaire de la police dont nombre des rejetons devaient se trouver de l'autre doté de la dialectique provovatrice d'approuver et de surenchérir en exigeant l'appel à l'armée pour garder les batiments public. Cela porte un nom, c'est d'un appel au putsch et à la suspension des garanties républicaines qu'il s'agit.

Parions qu'outre les échanges qui se tiennent entre  Beauvau Balard Matignon et l'Elysée, Paris, Bonn et Bruxelles réfléchissent comme déjà vu par ailleur à sortir ce fameux Eurocorps pour faire face à toute atteinte à l'espace de concurrence libre et non faussée assurant les profits et les conditions de leur extraction pour gaver la caque à rente.

Les fascistes à l'oeuvre hier ont été envoyés pour permettre cela.

Salaires, pensions, impôts, services publics, pouvoir d'achat c'est le fond de l'affrontement de classe qui explose à la figure du capital. Et aucune force politique pour poser ainsi l'équation et se mettre en mouvement pour la résoudre avec les victimes du système.

La colère et l'absence d'outil politique pour l'aider à s'exprimer et à gagner par la construction d'une alternative politique laise ouverte la porte à toutes les opérations ultra-réactionnaires y compris les pires.

La responsabilité du mouvement syndical, son calme déterminé et offensif, l'action de la CGT et, partout où cela s'est produit, des autres organisations syndicales et démocratiques  a démontré hier sa maturité et sa capacité à faire converger les contenus revendicatifs et isoler les factieux. C'est à saluer comme point d'appuis et piste de construction d'une opposition aux manoeuvres de la réaction.

Bien malin devant cette configuration aussi dangereuse qu'inédite qui pourra annoncer vers quoi nous allons. Une chose est sur , le recours à des provocations de ce type montre un capital aux abois devant une colère populaire démunie des outils politiques indispensables pour qu'elle trouve une issue lui répondant positivement.

Et dire que le parti qui s'est fondé il y a un siècle pour cela,  sort au même moment d'un congrès qui n'a pas pris de temps de voir cette situation tant les dosages de ses structures lui importait plus qu'à quoi, s'il était fidèle aux choix de Tours, il pouvait servir.

Nous en sommes là.

Preuve de la préméditation cette vidéo :

les snipers en poste sur les toits autour de l'arc de Triomphe signe la complicité du pouvoir et des hooligans à rollex d'extrême droite.  Qui sur ces toits ? GIGN ?  CIPN ? unités spécialisées d'autres origines? Philippe et son joueur de poker doivent s'expliquer.

pas depuis mais vers l'arc Triomphe, les gilet jaune sur la chaussés confirme la date

Rédigé par Canaille le Rouge

Publié dans #Colère, #fascistes, #lutte de classe

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Richard PALAO 02/12/2018 20:08

je partage totalement