SNCF et services publics ; l'art de la duplicité

Publié le 24 Octobre 2018

Services publics

et faux-culs,

figés ou En Marche.

SNCF et services publics ; l'art de la duplicité

Chaque jour nous apprend qu'à travers le pays, des zZZZzélu.e.s de la République, se fâchent parce que les Pepy's boys passent les dessertes ferroviaires au bull dozer, découvrent qu'ils réhabilitent des batiments pour mieux les vendre et faire des opérations imobilières.

Quand on sait que sur les 20 dernières années au moins 90 % d'entre eux ont accompagné ou soutenu les politiques, budgets  et leurs traductions ayant permis d'en arriver là, ont soutenu et soutiennent cette UE et ses directives qui les cadrent, transposées par les majorités politiques sur la même durées, chacun est pour le moins en droit de poser la question d'à quand un championnat de France du foutage de gueule.

Question subsidiaire : celles et ceux qui se réjouissent de ces prises de conscience tardives, plutôt que les applaudir, ne feraient-elles.ils pas mieux à ces occasions de leur demander publiquement des explications à l'image de celle adressée par la fédération CGT des cheminots à celui qui préside la casse et de les interpeler en tant qu'élu.e.s ce sur ce qu'elles-ils comptent faire pour que la direction de la SNCF cesse sa politique de sanction et repression de ceux qui en première ligne depuis des mois s'opposent à ce que les horizons électoraux s'annonçant, certain.e.s font mine de découvrir ?

À noter que ce qui précède vaut pour les hopitaux, la poste, l'école les transports urbains l'énergie bref ce qui est vital pour chacun et que les politiques en oeuvre travaillent à confisquer pour en faire des objets de racket.

Additif à la question subsidiaire : voter pour les prochaines échéances "européennes" peut-il peser sur la donne, toutes les listes en places ne contestant en aucune façon l'existence de la machine à broyer le social mais proposant au mieux que de la réformer.

SNCF et services publics ; l'art de la duplicité

LES MASQUES TOMBENT

En 18 mois de mandat de la majorité parlementaire, les masques tombent. Il est maintenant très clair que le projet politique de ce gouvernement n’est pas « et de gauche, et de droite », il est une fusion des droites et de l’extrême droite.

Le Président de la République continue sans vergogne à écraser les plus faibles, à régner sans partage, à gouverner sans écouter les salariés, les retraités, les étudiants… toujours plus nombreux à pâtir de sa politique ; et il ne suffit pas de traverser une rue ou une voie pour trouver un emploi ou travailler à la SNCF !

Les dernières annonces d’Édouard Philippe, lors de la présentation du budget 2019, confirment l’offensive antisociale qui guide le projet du gouvernement : dégressivité des allocations-chômage pour les cadres à partir de six mois d’indemnisation ; baisse des contrats aidés qui va accentuer les difficultés du tissu associatif et l’emploi dans ce secteur ; pérennisation du CICE et baisse des cotisations patronales, alors que les entreprises du CAC 40 ont réalisé 45 milliards d’euros de profits dans le premier semestre 2018 ; suppression de postes de fonctionnaires, notamment dans l’administration fiscale alors que chaque année c’est 60 milliards d’euros qui échappent à l’État ; baisse des prestations sociales ; baisse à nouveau du pouvoir d’achat des retraités déjà mis à mal par la CSG ; désocialisation des heures supplémentaires.

La construction d’un rapport de forces large au niveau interprofessionnel est donc plus que jamais nécessaire et la CGT s’y emploie depuis plusieurs mois. La journée de grève et de manifestations du 9 octobre prochain constitue une séquence importante de convergence revendicative et sera un point d’appui pour faire infléchir ce gouvernement et faire gagner notre syndicalisme de conquêtes sociales.

Rédigé par Canaille le Rouge

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Canaille le Rouge 24/10/2018 11:00

Aller, on continue

pedrito 24/10/2018 10:36

Au bout du rouleau, je crois que je vais abandonner mon blog, et tout le reste
Courage à toi