Misère ; 8 milliards sur 4 ans, à comparer à 100 milliards par an.

Publié le 14 Septembre 2018

La cohérence d'une politique

se mesure

en croisant ses choix

La misère, plante vénéneuse que le régime et ses pairs cultivent avec grands soins.

La misère, plante vénéneuse que le régime et ses pairs cultivent avec grands soins.

En préambule, notons la disparition totale des écrans radars ou autres de celui qui constitutionnellement à la charge de mener la politique du pays, le premier ministre. Avec Touthenmakron-pharaon, il est officiellement ravalé au rang de garde suisse des cérémonies médiatico-liturgiques de ce qui est de moins en moins une république et de plus en plus une administration étatique du cahier revendicatif du capital.

Une situation qu'aucun des groupes politiques de l'A.N. se disant d'opposition ne porte au niveau de dénonciation indispensable. 

Seul le sénat, majoritaire à droite, exprime une volonté de façade de faire respecter le bicamérisme et le rôle du parlement et rappelle les prérogatives et limites du gouvernement*.

Ensuite regardons de près le contenu des actes et annonces sur la période estivale (hors affaire Benalla qui à elle seule est déjà révélatrice par la pratique de la théorie qui guide le pilote d'un bateau tanguant nommé France).

Avant l'été il y a eu parcours sup. Moyen raffiné et sadique d’organiser la sélection des jeunes dont le capital à besoin pour alimenter le pressoir à profits des meilleurs fruits qu'il décrète pour lui nécessaires... et de rejeter les autres.

Après celle de la santé, du logement et que dire du travail, "Parcours sup'" affichait la fin de l'égalité républicaine (pourtant que de principe) devant l'éducation. 

Dès l’automne arrivée, emballé dans les mêmes clinquants atours qui rappellent les appartements témoins des promoteurs véreux, arrive le plan anti-pauvreté.

D'ailleurs à relire les propos de Manu El Monarc, il est confondant de mesurer comment  il peu faire passer des choix du printemps à ceux de l'automne avec une élégance qui masque les choix de fond.

"« enrayer les inégalités de destin qui se perpétuent de génération en génération », de permettre à ceux qui y sont « assignés » de « sortir de la pauvreté » et, ce faisant, de « s’émanciper » des déterminants sociaux".  (sic)

Qui n'y souscrirait ?Outre dire qu'il y a un déterminisme certes négatif à combattre, que le gouvernement donne des moyens, le propos sous tend l'idée qui fait suite à celle à l'époque de F Parisot sur précarité mobilité et flexibilité :  à chacun de mériter son émancipation de la misère par ses efforts. Odieux ! 

Une façon enrobée de guimauve de renouveler  le discours culpabilisant. Un discours qui fait bien évidemment l'impasse sur le premier des déterminants , la nature de classe de la situation.

Canaille le Rouge va laisser aux spécialistes le soin de décortiquer les mesures et de les laisser éclairer la très faible portée concrète de ce qui est proposée, les effets souvent pervers voir scandaleux pour permettre de nouveaux cadeaux au capital.

Restons ici sur le comparatif financiers.

2 MM€ par an sur 4 ans ( certains on calculé, 30 centimes de la monnaie de la concurence libre et non faussée par jour, 0.30€ et par personne ) à comparer au 100 MM€ de la fraude fiscale par an (1.2 à 1.4 fois le budget de l'éducation nationale) et donc sur la durée du plan macron, 400 MM€.

En monnaie constante  la fraude coûte donc  275 millions d'euro par jour. Soit plus de 4,15€ par jour, par habitant de notre pays qui lui sont volé par les fraudeurs. 

2 milliards contre l'extrême pauvreté; extrême seulement, car il faut bien en garder une dose pour alimenter la concurrence entre les victimes et "faire baisser le coût du trvail", et, en moyenne, 100 MM€ d'abandonnés à la rente, la spéculation, l'accumulation, le luxe insolent.

L'échelle de "l'effort "fourni par la Macroncratie s'affiche dès lors et se décrypte d'elle même.

Notons de suite -- l'évidence est souvent utile à rappeler -- que par définition les gens dans la misière ne sont pas les fraudeurs fiscaux: pour frauder il faut disposer des moyens de sa fraude. 

Regardons ensuite les opérations vases communicants retenues par le communiquant vaseux ayant présenté sont projet d'avenir.

La Forme : annoncé depuis un musée (par ailleurs de haute qualité), le musée de de l'homme et non pas depuis le ministère concerné celui des affaires sociales. Il est des choix qui comme les lapsus sont révélateurs.

Ce qui frappe c'est la logique laquelle est bien évidemment dans la continuité de la pensée réactionnaire. D'abord culpabiliser et ensuite en profiter pour faire pression sur les victimes "si vous n'en sortez pas, avec les efforts que nous faisons ce sera alors de votre faute" avec au passage un croche-patte à l'exclus de "parcours sup", le chômeur produit des PSE si adorés par le médef, les temps partiels imposés ou autre travail des seniors qui pour ceux qui travaillent les font crever au boulot pour des salaires de misère. .

 

 

2 milliards face à 100 milliards de fraudes fiscales non seulement pas combattues mais par ce refus de s'y attaquer,encouragée.

Finalement le plan Macron, c'est demander des efforts hors d'atteinte aux victimes, des efforts à contribuer beaucoup pour ceux qui ont peu ou rien, pour permettre de faire de ceux qui ont beaucoup soit  peu ou pas dérangés pour aider les "gens qui ne sont rien" comme a su si bien le dire l'orateur du Musée de l'Homme dans un autre lieu lequel vidé de son histoire de service public a été livré à la spéculation miroir aux alouettes des startups.

La cohérence d'une politique où rien n'est laissé au hasard. Le bateau tangue mais n'est pas à la dérive. Le cap est tenu.

Il est mortel pour les uns, les plus grand nombre, mais est route de l'Eden pour les passagers du pont supérieur et ceux admis à la passerelle.

 

* chacune et chacun aura pu noter comment un certain Castaner, dirigeant du parti majoritaire et à ce titre bénéficiant d'un rond de serviette au château, s'est propulser sergent recruteur du calife alors que la constitution dit formellement que le gouvernement est formé par le premier ministre, le président de la République ratifiant. L'épisode Hulot Flessel De Rugy  Maracineanu ayant un moins de 24h porté au moins 5 violation flagrante de la constitution. 

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