Internationalisme, débats,

Publié le 20 Août 2018

les choix révélateurs

Internationalisme, débats,

Parmi les causes de cette séparation qui ne s'est pas faite à l'amiable entre Canaille le Rouge et ceux, gardien d'un temple qui conduira La canaille à encadrer son C de guillemets et de l'écrire en minuscule, la question des liens entre les partis se réclamant du communisme avec des différences, divergences, désaccords voir oppositions n'est pas la moindre.

Peut-on se réclamer de Jaurès et de Gabriel péri sans un souci permanent de construire dans l'action un internationalisme qui fait aujourd'hui tant défaut face à la mondialisation capitaliste, sans mener une réflexion permanente sur la nature de l'impérialisme, sa capacité d'adaptation et ses liens avec l'onde fasciste qui déferle sur la planète  ? 

Le schisme des années 60 entre Moscou et Pékin et les alignements inconditionnels d'alors derrière l'un ou l'autre des partis ayant été possible au prix de grands efforts à surmonter, les partis communistes de la"CEE- troïka" méditerranéenne Espagne Italie France, avant de virer plus ou moins rose et disparaître comme pôle d'analyse communiste de la transformation révolutionnaire ont vu les uns après les autres leurs dirigeants se glisser dans la défroque d'une sorte de père Noel où la houppelande plus ou moins vermillon cachait une hotte pleine d'acceptation de la fatalité des lois du marché.

Le P"c"F, pour ce qui le concerne allant jusqu'à couper les ponts avec la grande masse des partis se réclamant du communisme, rompant y compris des liens établis dans la lutte commune contre le colonialisme, les considérant structurés sur un modèle aussi monolithique que celui qu'il s'était lui même bâti, sans chercher dans l'échange collectif à tirer enseignement des échecs, dont le sien, tant il était urgent de démontrer qu'il était éligible au financement du parlement européen.

Dans leurs diversités voir divergences, depuis des années, au plan mondial, des partis et organisations se réclamant de l'idéal communiste tentent de travailler ensemble. Tous? Non, un village d'irréductibles campant Place du Colonel Fabien refuse d'y participer.

C'est ainsi que si cela continue, pour le centenaire du congrès de Tours seront présents toutes les scories avatars et héritiers des socio démocrates qui depuis la rupture de décembre 1920, organisés ou individuellement l'auront, quitté, trahi. Nous risquons de voir des dirigeants de partis ouvertement pro-capitalistes qui auront emprisonnés et assassinés ses premiers militants présent autour des petits fours quand seront absent ceux avec qui le Parti Communiste Français aura écrit des pages décisives magnifiques, voire même ternies de l'histoire du 20e siècle.

Pourtant des choses bougent :

Le dimanche 20 mai 2018, le siège du Comité Central du KKE a accueilli la session du Groupe de Travail des Réunions internationales des Partis communistes et ouvriers, qui a débattu des questions liées à la célébration de la 20e Réunion internationale qui aura lieu dans l’année en cours.

Les Partis suivants ont participé à la session du Groupe de Travail : le Parti communiste du Brésil, le Parti communiste de Chine, le Parti communiste de Cuba, l’AKEL (Chypre), le Parti communiste de Bohême et Moravie (République tchèque), le Parti communiste de Grèce, le Parti ouvrier hongrois, le Parti communiste d’Inde, le Parti communiste d’Inde (marxiste), le Tudeh (Iran), le Mouvement socialiste du Kazakhstan, le Parti des travailleurs de Corée, le Parti communiste libanais, le Parti communiste du Mexique, le Parti communiste du Pakistan, le Parti communiste palestinien, le Parti communiste portugais, le Parti communiste de la Fédération de Russie, le Parti communiste ouvrier de Russie, le Parti communiste syrien, le Parti communiste sud-africain, Parti communiste d’Espagne, le Parti communiste des peuples d’Espagne, le Parti communiste de Turquie, le Parti communiste du Venezuela, le Parti communiste du Vietnam, le Parti communiste d’Ukraine. (notez les absents)

Le Groupe de travail a décidé que la 20e Réunion internationale, qui sera accueillie par le KKE à Athènes, en tenant compte de l’anniversaire de 100 ans de vie et d’activité du Parti, aura lieu les 23, 24 et 25 novembre 2018, intitulée : « La classe ouvrière contemporaine et son alliance. Les tâches de son avant-garde politique -les Partis communistes et ouvriers- dans la lutte contre l’exploitation et les guerres impérialistes, pour les droits des ouvriers et des peuples, pour la paix, pour le socialisme ».

Le fait de détourner la tête d'un tel ordre du jour, les errances du PGE et son soutien à Tsipras qui réprime et affame le peuple Grec, le départ des communistes belges du groupe au parlement européen et les raisons qu'il avance pour cela " pourquoi-le-pcb-a-quitte-le-parti-de-la-gauche-europeenne-pge " ,autant de questions qui devraient interpeller ceux qui en France se réclament du choix communiste. Nous verrons s'ils les posent lors de leur congrès sachant que la direction du P"c"F quant à elle joue la politique de la chaise vide.

Une direction qui illustre ainsi au plan international la continuité des pratiques intérieures  : scander le nom de Marx de façon incantatoire mais oublier la nature de classe de l'affrontement et l'impératif besoin de rassembler pour d'éradiquer le capital, tout comme les dirigeants de ce même parti tournent la tête dès qu'on parle d'impérialisme , ont pour certain(e)s des trémolo dans la voix quand les militaires envoyés pour défendre les intérêts des multinationales se font tuer par ceux que l'impérialisme, France comprise, a armé et arme pour qu'ils mettent les peuples sous leur joug; de l'Afrique subsaharienne à l’Afghanistan les exemples pullulent.

Ces questions qui ne sont pas mineures sont de celle que le mouvement populaire pour s'émanciper se doit d'investir. Cela peut se faire avec ou sans ceux se réclamant de l'héritage officiel de Tours. De toute façon cela se fera, y compris si nécessaire contre eux.

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