Quand le Sénat accueille un adorateur des SS, continuateur de leurs pratiques.

Publié le 10 Juin 2018

Le président du Sénat

a trouvé une place dans son agenda

pour accueillir un certain Andrei Parouby,

président du Parlement ukrainien

mais surtout nazi notoire

Un adorateur des SS au Sénat ?

Un adorateur des SS au Sénat ?

Quand le Sénat accueille un adorateur des SS, continuateur de leurs pratiques.

En début d'année 2018, les organisateurs de la Journée Nationale de la Résistance  à Paris avait proposé à la présidence du Sénat d'être partenaire de l'organisation de celle-ci à l'occasion du 75e anniversaire du CNR (qui s'est réuni pour la première fois à moins de 500 m du sénat).

Cela d'autant plus qu'un de ses anciens présidents, Alain Poher, ancien élève de l'École des Mines jouxtant le palais du Luxembourg, fut en 1944 le président du Comité de la Libération du Ministère des Finances au titre de la CFTC.

Cela pour les organisateurs ne devait pas poser de problème.

Eh bien si. La présidence du Sénat n'accepta pas au prétexte qu'il ne participait qu'à des événements à caractère national "en lien avec les mission institutionnelles du sénat" (sic) . Chacun jugera.

Pourquoi ce rappel ?

Pour une toute petite raison pas si étrangère que cela à ce débat : le président du Sénat, Gérard Larcher, ce 11 juin va officiellement recevoir dans ses murs un certain Andrei Parouby lequel est le président du parti Svoboda d'Ukraine qui est "un parti ukrainien nationaliste, à l'extrême droite, fondé en 1991 sous le nom de Parti social-nationaliste d'Ukraine". 

Bref un parti nazi qui en 2013 a discrètement écarté son symbole fondateur  (le Wolfsangel, le même que la division das Reich , celle de Tulle et Oradour) un peu trop voyant.

Donc Monsieur Larcher qui ne trouve pas le CNR comme étant un événement à portée nationale digne du sénat ne voit pas de problème à accueillir le président d'une organisation qui continue de se revendiquer de l'Organisation des nationalistes ukrainiens, dont la branche armée, l'armée insurrectionnelle ukrainienne, collabora activement avec les nazis pendant la Seconde Guerre mondiale. Une organisation qui massacra les Juifs de Galicie, pilier de la Shoah par balle puis pourvoyeur des chambres à gaz. 

Histoire de rafraîchir la mémoire à monsieur Larcher et son staff, en 2009, ce parti a signé un accord de coopération avec le Front national. Ce parti a été membre du Front national européen et observateur au sein de l'Alliance européenne des mouvements nationaux entre 2009 et 2014. 

Une organisation qui a régulièrement été pointée du doigt pour la glorification du passé collaborationniste d'une partie du peuple ukrainien avec l'Allemagne nazie et pour avoir organisé la commémoration en 2013 du 70e anniversaire de la création de la division SS Halychyna, laquelle a combattu dans les rangs des Allemands lors de la bataille de Brody en 1944.

Peut-être Monsieur Larcher a-t-il besoin de plus d'information sur son visiteur du soir ? Quelques éléments pour l'éclairer : 

  • -En 2012, Svoboda proteste contre la sélection de Gaitana, une chanteuse de mère ukrainienne et de père congolais comme représentante de l'Ukraine pour le concours de chansons de l'Eurovision. Le porte-parole du parti, un de ses dirigeants déclare dans le Kyiv Post du 21 février 2012 « L’Ukraine sera représentée par une personne qui n’est pas de notre race (…) Elle n'est pas une représentante organique de notre culture. Les téléspectateurs vont finir par croire que notre pays se trouve sur un autre continent, quelque part en Afrique. » 
  • Le quotidien israélien Haaretz fait état de sa préoccupation quant à la présence importante de membres de ces deux mouvements ultra-nationalistes – Svoboda et Secteur droit (le GUD de Kiev) – parmi les manifestants. Haaretz qui rapporte qu'en 2013, Svoboda le parti présidé le si putride Parouby aurait distribué des traductions récentes de Mein Kampf et des Protocoles des Sages de Sion sur la place Maïdan.-
  • -Un journaliste rapporte que « sur la place de l’Indépendance, ils ont réussi à tenir face aux forces de l’ordre et à en tuer une dizaine. Et entre 200 et 300 d’entre eux ont réussi à prendre d’assaut le Parlement et le siège du Parti des régions pendant quelques instants ». 

Voilà qui Monsieur Larcher accepte de rencontrer.

Entre Parouby et Jean Moulin, Larcher choisit Parouby. 

Toute pratique est pratique d'une théorie. 

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