Officialisation de camps de concentration aux portes de l'Europe ?

Publié le 9 Juin 2018

C'est la proposition

des gouvernants

du Danemark et de l'Autriche 

Officialisation de camps de concentration aux portes de l'Europe ?

Mardi 5 juin, le premier ministre danois, Lars Lokke Rasmussen, a annoncé que son pays était en discussion avec l’Autriche – qui assumera bientôt la présidence tournante de l’Union – et « d’autres pays » pour la mise en place d’un « nouveau régime européen de l’asile ». Point central du dispositif : la création de « centres communs de réception et d’expulsion en Europe », mais hors du territoire de l’UE semble-t-il. En clair, des camps de rétention, où se retrouveraient des migrants ne pouvant prétendre à une demande d’asile, ou ne pouvant être rapidement renvoyés.

Petit plus dans l'abjection (si cela était encore possible) ceux-ci seraient installés en Albanie et au Kossovo, candidat à l'entrée dans l'UE et devant ainsi (sans trop forcer leur dirigeants) des gages de bonne moralité anti-réfugiés

 L’idée d’ouvrir des camps dans des pays européens, hors UE, est également portée par le ministre autrichien de l’intérieur, Herbert Kickl, poids lourd du FPÖ (extrême droite) au sein de la coalition au pouvoir à Vienne. Les premières discussions auraient en fait eu lieu à Sofia, en marge du sommet entre les Vingt-Huit et cinq pays des Balkans occidentaux, le 17 mai.

L’extrême droite reçoit du renfort :  Les sociaux-démocrates  danois ont fait savoir qu’ils étaient favorables à la proposition du premier ministre libéral.

Toujours au Danemark (qui porte cette saloperie) le parti  du peuple danois (Dansk Folkeparti, DF)  ... formation ultra réac avait déjà proposé de transformer une île inhabitée du royaume, située hors du territoire de l’Union, en centre de détention pour les déboutés. Une idée retenue par la ministre libérale de l’immigration, Inger Stojberg. Elle avait déclaré qu’elle était « toujours prête à examiner de bonnes idées », même si celle-ci présentait « des défis pratiques et légaux ».

L’Autriche et le Danemark sont-ils isolés ? rien n'est moins sur :

La future présidence autrichienne est sur ce point susceptible d'embarquer la Hongrie, la Pologne ou d’autres Etats membres,qui cultivent une xénophobie militante et résolument hostiles à l’accueil des demandeurs d’asile.

 Le ministre autrichien de l’intérieur, Herbert Kickl, poids lourd du FPÖ (extrême droite) au sein de la coalition au pouvoir à Vienne a annoncé que son pays ne participerait plus au programme de répartition des réfugiés arrivés en Grèce et en Italie. Il souhaite que désormais, plus aucune demande d’asile ne soit étudiée sur le sol européen.

 

 

Rédigé par Canaille Lerouge

Publié dans #politique, #fascisme, #racisme, #capitalisme, #UE, #Pour réfléchir ensemble

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