Les frenchs Picsou ont leur rond de serviette chez Donald

Publié le 6 Juin 2018

 

Guerre économique et

Impérialisme politique

ceux qui se couchent

et ceux qui ...persistent

à se coucher.

 

Les frenchs Picsou ont leur rond de serviette chez Donald

Le Trumpland (un jour on pourra peut-être reparler des Etats-Unis d'Amérique) a dit :

"Tous ceux qui ne s'aligneront pas derrière ce que je dis seront considérés comme alliés de ceux que je veux casser".  

Après un semblant de matamoritude bien fluette, après que le patron du Medef ait annoncé qu'on ne pouvait pas se passer  du cordon ombilical avec Wall street, dans le pays de De Gaulle, les héritiers de Lecanuet et de Guy Mollet réunis ont renoué avec ceux de Pinay le pétainiste et Schuman le collabo autour de la vieille habitude de la carpette du capital français : quand les patrons de l'impérialisme aboient, la France doit aller à Canossa.

Déjà Total et Peugeot on fait savoir que le bureau ovale est leur boussole, Les frenchs Picsou ont leur rond de serviette chez Donald.

La déclaration co-signé par Le Maire du palais logé à Bercy et Le Driant du quai d'Orsay est un chef-d'œuvre de carpétitude : 

« En tant qu’alliés, nous attendons des Etats-Unis qu’ils s’abstiennent de prendre des mesures qui feraient du tort aux intérêts de défense européens », ont notamment écrit les ministres des finances et des affaires étrangères des trois pays européens* au secrétaire d’Etat Mike Pompeo et au secrétaire au Trésor, Steven Mnuchin, dans une lettre datée du 4 juin rendue publique sur Twitter par le ministre français des finances, Bruno Le Maire.

« En tant que proches alliés (de Washington), nous attendons que les effets extraterritoriaux des sanctions secondaires américaines ne soient pas appliqués aux entreprises et aux citoyens européens. »

En français "vous faites ça aux autres mais pas à vos fidèles alliés européens". 

Cela au même moments où parmi les tenants du libéralisme échevelé on ne sait comment se dépêtrer des décisions du génie de la Maison Blanche établissant des barrières douanière au cœur du système de la concurrence aussi contrainte que totalement faussée. Gattaz appelle à obéir à Washington et ne proteste pas (ou si peu) à propos des taxes frappant les exportations françaises.   

Or la décision de guerre économique prises par l'exotique pilier des club house de Floride est aussi illégitime qu'illégale et dangereuse pour la paix du monde. Entre la guerre économique et la guerre tout court ce n'est souvent hélas qu'une question de temps.

Les munichois du capital du 21e siècle ont immédiatement reçu le renfort les chiens de garde médiatique qui à peine informé battait la campagne pour justifier un pouvoir servil et les patrons montés dans le train de l'accompagnement de l'impérialisme. 

Combien vont ainsi se coucher et vont ainsi y puiser arguments pour justifier les dégraissages dans les  usines y compris en France et réorganiser leur sous-traitance : "ce n'est pas de ma faute, c'est l'oncle Sam". 

Les frenchs Picsou ont leur rond de serviette chez Donald

Faut dire que l'Iran fait tout pour provoquer : quelle idée de s'être instalé au milieu de toutes ses bases militaires américaines ? Cela énerve Trump la mort.

S'il fallait un seul exemple de la nature de l'impérialisme, de son lien organique avec le capital il est sous les yeux de chacun.

*La France, l'Allemagne et pour l'occasion la Grande Bretagne qui pour l'occasion s'est débrexitée pour entraîner les autres à se vautrer.

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