On peut être rouge

Publié le 17 Mai 2018

de conviction 

de colère

d'indignation

mais aussi de confusion

 et en la matière ce 17 mai,

tels marins sur la Penfeld,

ils avaient le pompon

On peut être rouge

Dans un premier temps, Canaille le rouge a cru vivre un conte de fée.

Avec le recul cela ressemble plus à un cauchemar.

Les bons nez rouge de Carhaix 2015 devenant les sweat-shirt de 2018.

Gare de Brest ce 17 mai 5 h 00. Dès Potron-minet la gare est rouge. C'est une vague déferlante à l'aspect revendicatif, équipée de teeshirt, sweat-shirt, pulls marins rayé à 70€ pièce, coupe-vents, tout est écarlate.

Ils envahissent la place Rol Tanguy.

Bigre de bigre qu'est-cela ? La révolution sans que La Canaille soit dans le secret ?  Approchons et écoutons. Et là, boum patatras !

Ce sont des "banquiers". Ainsi nos révoltés-autonomes s'auto-nomment-ils.

Ils partent de Bretagne à au moins trois TGV pour aller dire sont fait à d'autres banquiers qui "portent atteinte à leur liberté". En fait leur liberté de poule libre à se faire manger par leur libre renard de patron de les licencier après avoir empoché le pactole.

Tous s'étaient mis sur un écarlate 31 pour ce bal des cocus.

Pour ne pas allonger sur un surprenant cahier revendicatif, notez simplement qu'ils vont défendre leurs patrons empêché de faire sécession. Le 1er d'entre eux s'accordant mensuellement la paie moyenne de 380 manifestants sur Paris soit la paie de 3 voitures TGV de 2e classe.

Ils sont donc allé soutenir celui qui si tout se déroule comme il peut l'escompter (normal c'est la banque on ne prédit pas on escompte), les manifestants auront été cortéger à la santé de l'enterrement de leurs emplois.

Mais ou cela devient croquignolet, c'est que ces trains, vêtements etc, tout cela a été payé par les taulier ; salaires compris

Dis-moi camarade cheminot-e, toi qui pour défendre le service public va compter sur l'ardoise, la solidarité et une récolte abondante pour que les prix des patates ne s'envolent pas, imagines-tu les Pepys' boys te payer tes jours de grèves, te filer des vêtements spécial manif ET te mettre à disposition gracieusement les trains pour monter vers le Bd St Germain ?

Le soir, les mêmes gilets rouges des assistants des aspirants au CAC à rentes, remontés mais pas trop aphones puisque les propos confirmaient clairement ceux du matin, bien installés dès quitté Paname, une fois la rame sortie du chapelet de tunnel, image surréaliste, surgissent des intercirculations des gens en costume noir, chemise idem, cravate ou foulard violet, venant  distribuer une surprenante solidarité aux "banquiers"grévistes sous forme de panier repas qui n'avaient pas été négociés avec le fournisseur des rations de secours de la SNCF.

Le taulier qui offre le gueuleton pour faire grève. Gueuleton parce que le contenu façon coffret de parfum avenue Montaigne format ordinateur de bureau valait l'emballage.

Canaille le rouge s'est pincé, non il ne rêvait pas : preuve d'une conception communiste revisitée mais affirmée, cadres et hautes maîtrises en 1ere ,le petit peuple des comptoirs et chariots à lingots en seconde avaient droit au même repas.

Juste une information pour savoir comment s'y retrouver.

Au Crédit Mutuel de Bretagne, le syndicat le plus important est historiquement la CFDT. Plusieurs mois en amont, dans le cadre des préparatifs de cette opérations charlatanesque, celui-ci avec les méthodes très classique du Berger gardant son troupeau a dé-mandaté ceux qui ne suivaient pas la ligne confédérale. Donc, spontanément vite soutenir les dé mandatés...AAAAHhtention de ne pas se planter. 

Les dé-mandatés sur ce coup sont ceux qui ayant ensuite créé le machin auto-nommé Asisa autonome et semble avoir en ligues et procession accompagné la stratégie patronale. Sa secrétaire ex responsable nationale CFDT de du CM écrivant dans Média part (tribune libre, pas article) : " Pour le syndicat ASISA, toutes les autres organisations syndicales, en s’opposant au projet d’indépendance d’Arkéa, mènent une entreprise de sabotage, "

Le même Médiapart prenant ses distances pour donner quelques clés de compréhension.

Si les scissionnistes réussissent leur coup, tous les salariés à terme vont perdre leur garantie collectives, leur statut de salariés (pas banquiers) d'un groupe mutualiste et se retrouver comme les personnels de chez Doux à gonfler les doses d'incapacité à répondre de pôle emploi.

Parti pour contribuer à la mémoire des luttes d'antan, Canaille le Rouge s'est retrouvé au cœur de la défaite idéologique dont témoignent certaines situations de maintenant.

En prendre la mesure pour peser et aider à reprendre le choix du combat. Cela n'est-il pas plus urgent que de savoir qui dans la course en sac sera le moins hors sol à la fin du mois ou arrivera à passer à la télé ?

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