Petit historique rapide des agressions contre la SNCF

Publié le 3 Mars 2018

Marianne sort un article

sur la privatisation de la SNCF

avec ce titre accrocheur

(juste pour partie, mais partie seulement) :

"Derrière Macron encore Bruxelles"

Petit historique rapide des agressions contre la SNCF

C'est l'occasion pour Canaille le Rouge de rafraîchir quelques mémoires et de donner à connaître aux plus jeunes : 

Derrière Bruxelles, historiquement tous les gouvernements de France depuis au moins 1985, après la nationalisation totale permise par la LOTI (loi d'orientation des transports intérieur)  voir avant (livre vert et livre blanc de la CEE portés avec gourmandise par la direction générale de la SNCF et les chargeurs au sein du CA, le rapport Guillaumat) se sont acharnés contre la nationalisation du Front Populaire.

Déjà Douffiague ministre des transports de R. Barre avait tenté de s'en prendre aux cheminots et leur grille de rémunération en 1985 après la série de catastrophes qui avaient endeuillées le pays (Flaujac, Argenton). Il est bien connu qu'une grille unique des salaires du manoeuvre à l'ingénieur, ça fait dérailler les trains.

Cela avait conduit à la longue lutte finalisée par les grèves de 86-87.

Battu, le pouvoir revient à la charge et pousse les feux avec la complicité des instances européennes qui veulent à tout prix livrer le transport des marchandises puis des voyageurs au capital et sa flexibilité-mobilité, sa sous-rémunération économique et sociale.

Cela se traduit par l'adoption de la directive 91/440.

Celle-ci est adoptée en conseil des ministres de la CEE-CE-UE (choisissez la mouture qui vous convient) 

La France étant présente (ministre des transports ou (et) premier ministre) et a voté pour des deux mains.

Cette directive devra être transposée en leur droit national pour chaque pays membre au plus tard le 01-01-1995. (cela prendra du retard ; des résistances internes commençant à se densifier). C'est une des causes fondatrice du mouvement de 95 chez les cheminots et leur grève historique.

Viendra fin novembre 95 s'y greffer le plan Juppé de casse de la sécu et des retraites (suite de Douffiague, ce lien statut, garanties sociales et service public).

Les décrets de transposition ont été rédigés Boulevard St Germain à Paris et l'Arche de la Défense (bureau du ministre et services du ministère), en va et vien permanent avec la direction juridique la SNCF.

Canaille le rouge vous renvoie au numéro spécial de la Tribune des Cheminots sortie pour organiser la connaissance militante du contenu.

Il se trouve que dans une vie antérieure à sa retraite, La Canaille a été alors, étant un des animateurs de la commission économique de la Fédé CGT des cheminots, parmi de très nombreux autres, un des rédacteurs de ce numéro.

L'occasion de rendre ici hommage à un camarade aujourd'hui disparu, Jean-Paul Lahouse, qui en a  été l'architecte- cheville ouvrière et grâce à qui la lutte a pu se construire si efficacement alors.

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