A propos de la "mutation" du f-Haine en R-Haine, pour aider à y voir clair

Publié le 12 Mars 2018

Mutation ou filiation ?

Les gènes communs démontrent

que le premier terme

masque la continuité héréditaire

A propos de la "mutation" du f-Haine en R-Haine, pour aider à y voir clair

la continuité des symboles et l'insigne du RNP de 43 à comparer aux logo de 2018.

Pas inutile pour voir les filiations politiques de recourir à deux sources : la page Wikipédia concernant un certain Georges Albertini et surtout le livre de Jean Levy, le dossier Albertini (L'Harmatan éditeur) les liens entre la droite fasciste, la droite "propre sur elle", amies de même construction et racines voire "fraternité d'armes", les pouvoirs depuis 1938 en passant par  Pompidou jusqu'à maintenant, le role de la haute finance (banque Worms) de l'UIMM (jusqie dans "l'assistance" à la CFT CSL , tout un monde à (re)découvrir et surtout à mettre en lumière : le double monde de la peste brune de la Haine et du Choléra Blanc-bleu qui nous gouverne.

Cet Albertini, au départ antifasciste qui retournera sa veste lors de Munich 1938, au point de devenir un pivot du fascisme en France finira lorsque Pompidou est élu président de la République sera conseiller très écouté de Georges Pompidou. Déjà, avec Pompidou, alors Premier ministre de De Gaulle, Albertini reste dans les coursives de la droite au pouvoir, aidé par le patronat (la banque en particulier Worms - Albertini est sa créature comme Pompidou est poulain des  Rothschild).

Il avait débuté comme militant CGT (EN) avant guerre munichois pacifiste au nom de la fraternité des peuples puis vite devient en 1942 secrétaire de Déat (ex SFIO) fondateur du RNP.

Albertibi sera aussi un des sergents recruteurs de la LVF (les SS de France) qui ferait presque passer la milice de Darnand pour des boys scouts. 

Autour de Déat, avec Albertini , déjà un certain Roland Goguillot (dit Roland Gaucher, membre de la Fédération des étudiants révolutionnaires et du PSOP) lequel en 1972 sera ... cofondateur du Front national de Jean-Marie Le Pen. Mutation ou Hérédité ? 

Albertini, arrêté et condamné à la Libération fin 1944, la magistrature non épurée le condamnera à 5 ans de prison, grâce à son amitié avec P Ramadier et Guy Mollet, ses liens avec la SFIO il n'en fera que trois. Il partage sa cellule avec Hippolyte Worms de la banque du même nom une banque pilier financier notoire de la collaboration économique et politique. Le groupe Worms jusqu'au bout va assurer soutien matériel et financier à Albertini.

Après guerre ayant  échappé par ses relations au 12 balles dans la peau qu'il méritait, il traverse avec ces protections "exotiques" toute la 4e république en montant des officines anticommunistes et assistant le patronat qui le finance. Il devient alors l'éminence grise de personnalités très diverses comme Vincent Auriol, Edgar Faure, Guy Mollet, Georges Bidault.

Anticommuniste, arguant de son expérience syndicale dans la CGT d'avant-guerre, il préconise de promouvoir Force Ouvrière et d'en faire l'interlocuteur privilégié.

Il exerce une grande influence sur deux conseillers Marie-France Garaud et Pierre Juillet avec lesquels il collabore (une vocation) également lorsqu'ils sont dans l'entourage de Jacques Chirac qu'il rencontre et conseille personnellement.

Il est également reçu régulièrement par le francisqué de Jarnac François Mitterrand (qu'il fait discrètement soutenir financièrement).

Le monde politique sollicite ses conseils, jusqu'en 1981. Détournant des jeunes loups de l'extrême droite « tentés par l'action violente » grâce à l'argent de la formation professionnelle, à travers l'ALEPS, via l'Institut supérieur du travail, outil de propagande du patronat, il fut également le conseiller occulte – via Claude Harmel, pseudonyme de l'ancien collaborateur nazi Guy Lemonnier – des, entre autres, fondateurs d'Ordre Nouveau puis du F-Haine, Alain Madelin, Patrick Devedjian, Gérard Longuet et Hervé Novelli, et, via son Institut d'histoire sociale du temps de Pompidou.

Preuve de la réunion des droites, à sa mort en 1983, c'est Henri Frenay, socialo gaulliste mais candidat SFIO aux législatives, héro de la résistance au nazisme dirigeant du mouvement combat sous l'occupation qui organisera les obsèques d'une des plus importantes crapules eminences grises de la collaboration fasciste notoire.

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