Rapport Duron : le bal des hypocrites

Publié le 2 Février 2018

 

Le 8 février,

faire entendre nos voix

pour imposer que s'ouvre

une autre voie.

 

Rapport Duron : le bal des hypocrites

Curieux de voir comment ceux qui se sont escrimés à mettre le transport ferroviaire dans l'état de précarité et d'explosion où il se trouve montent au créneaux pour dénoncer le contenu (insupportable) d'un document dont ils sont les parrains voire les géniteurs. Il faut la sacrée dose de culot d'un Bussereau pour le voir hurler contre la récolte d'un jardin qu'il a méticuleusement ensemencée et arrosée.

Tous calés sur les "impératifs" de l'UE ses critères de concurrence libre et non faussée cassant le service public SNCF. En  pierre angulaire, le dogme Maastrichien, la directive UE 91440, le traité de Lisbonne. Au milieu de tout cela,  la forfaiture de 2005, l'étranglement financier par l'Etat qui impose des investissements sans les financer.

Depuis le Livre vert puis le blanc sur la politique ferroviaire des années 1977-80, entre les duettistes  Cuq-Bussereau et leur rapport d'enquête sénatoriale, les différents contrats de Plan Etat-SNCF qui de Douffiagues et ses "escarbilles" à Bergougnoux Pons Idrac, en passant par Gallois puis Pepy, le volet transport de la loi SRU - Gayssot, Borloo , S Royal & C°), tous ont travaillé à éclater la cohérence du transport des voyageurs, la casse du service public du transport des marchandises et des messageries, l'équipe Pepy (dont Borne et Parly) mais pas seule maintenue aux manettes, la stratégie du déclin du rail et de l'asphyxie de la SNCF est en route. Toujours sous les applaudissements du patronat qui veut en finir avec la nationalisation du Front Populaire, la Bataille du rail et la reconstruction du pays qui mettront les cheminots et leur combat au premier plan.

Les  représentants des forces politiques qui ont ainsi mis le rail dans cet état ferait mieux de se taire, toutes se sont disqualifiées.

Pas d'alternative possible avec ceux qui maintiennent ce cap politique ou refusent de clairement condamner les errements antérieurs.

Une politique des transports reste à réinventer calée sur la réponse  aux besoins sociaux, ceux d'une économie - dont son industrie - faite pour y répondre et non pour organiser le  ruissellement des profits vers les piscines coffre-forts du capital. 

Cela demande de vigoureuses luttes revendicatives et la construction d'un outil politique qui soit au service de ce mouvement et non pas dépositaire par délégation de la mise en oeuvre d'un programme inventé ailleurs que parmi ceux qui en ont socialement besoin et ceux qui ont les compétences industrielles et techniques pour le construire. 

C'est tous l'enjeu de la conjonction des attentes des usagers et la réponse aux exigences des cheminots et salarié.e.s des transports pour efficacement y répondre

Rédigé par Canaille Lerouge

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