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Salmonelles, hélas et encore, avec en plus la complicité active de l'Etat

Toujours Lactalis,

histoire d'un Titanic industriel

organisé de main de maître

                                               L'usine de Craon construite à la hussarde
                                               L'usine de Craon construite à la hussarde

L'usine de Craon construite à la hussarde

Pourquoi ce sentiment d'impunité du coté de Besnier, pourquoi des réactions "tardives" de la grande distrib et la désinvolture initiale des contrôles, ces questions méritaient d'être posées, leurs réponses méritent d'être connues : 

Canaille le Rouge extrait ces quelques lignes de témoignages d'experts et de rapports officiels de commissaires enquêteurs publiés ce 14 janvier par Médiapart.

À leur lecture, on comprend les raisons emberlificotées des pas de clerc du pouvoir.

Une installation construite hors autorisation légale et condamnée pour cela, maintenue en force avec l'aval du préfet contre des avis d'experts et s'affranchissant de leur mise en garde. Rien que cela. 

L'article détaille mais sachez que l'agenda navigue de 2005 à 2017 et rien que cela doit attirer politiquement l'attention ; Il y a des moments où certains ont tout à se féliciter de la continuité de l'état ...pas forcément les nouveaux nés et leur famille.

Pour info mais c'est utile pour prendre la mesure l'environnement politique et électoral, nous sommes dans le Pays de Jean Arthuis et de François d'Aubert UDI) non loin de chez Le Foll et Fillon. Laval ville de droite avec une parenthèse PS de 2004 à 2015

Le lien vers l'article bien plus complet de Médiapart :

"...Le commissaire chargé de l’enquête publique, Francis Malle, juge que l’étude des dangers par Lactalis s’avère insuffisante, et « n’identifie pas les scénarios d’accidents ». Il relève aussi deux déversements intempestifs par la laiterie dans la rivière voisine, l’Oudon, entre mai et juillet 2012. D’abord, « une fuite d’ammoniac s’est produite le 14 mai 2012 dans un élément du circuit de refroidissement de l’eau ». Les eaux polluées sont vidangées dans un bassin de stockage… relié à la rivière. « La quantité d’eau ammoniaquée déversée dans l’Oudon fut estimée par l’entreprise à 30 mètres cubes et entraîna une forte mortalité des poissons (près de quatre tonnes de gros poissons récupérés) », relève le commissaire. Moins grave, un second incident provoque deux mois plus tard le déversement de 70 000 litres d’un mélange d’eau de vache et de lait dans la rivière.

 

Questionné sur « le commencement des travaux avant la fin de l’enquête publique », Lactalis soutient qu’il a agi « pour des raisons de compétitivité économique » et « pour garantir le développement du site sur le marché international »… Pour le commissaire enquêteur, « le comportement de Celia place les autorités administratives devant le fait accompli ». « Je constate qu’en enfreignant la loi, l’entreprise a agi avec beaucoup de légèreté en prenant non seulement pour elle-même, mais encore pour les architectes, les entrepreneurs et autres responsables de l’exécution, le risque d’une condamnation pénale. Cette infraction est en effet réprimée par les dispositions de l’article L. 480-4 du code de l’urbanisme. Au surplus, ce comportement laisse à penser au public qu’une grande entreprise peut s’affranchir de la loi. » Une plainte est d’ailleurs déposée par France nature environnement (FNE) en juin 2012. Au terme de l’enquête publique, le commissaire émet un avis défavorable à la demande d’exploiter une installation classée présentée par Lactalis. Mais le préfet passe outre et autorise l’installation, en janvier 2013.

Cependant la procédure engagée par les organisations environnementales suit son cours et, en juin 2016, le tribunal administratif de Nantes condamne le géant du lait et annule l’autorisation préfectorale d’exploiter le site de Craon. Les juges évoquent le démarrage prématuré de la construction et l’insuffisance de l’étude d’impact. « Nous avons gagné sur l’illégalité de la construction et la pollution, explique Jean-Christophe Gavallet, de FNE. Nous n’avons pas contesté l’opportunité de l’installation, mais nous n'avons pas accepté que M. Besnier s’estime au-dessus des lois. » 

Cette décision contraint Lactalis à déposer une nouvelle demande d’autorisation et à compléter son dossier. En octobre 2016, la préfecture accorde la poursuite de l’activité dans l’attente de la régularisation de l’exploitant du site, par la mise en œuvre d’une série de « mesures conservatoires » et le rappel des règles de ce type d’installations classées dans la gestion des risques. Ce document, axé sur les mesures environnementales, évoque toutefois « la prévention de la légionellose » et le nettoyage des tours de séchage – à l’eau sous pression au moins une fois par mois. Mais il est silencieux sur les risques sanitaires liés à la contamination de 2005 et sur les recommandations de l’Afssa en 2008.

Or selon les premières études, la contamination récente aux salmonelles est à rapprocher du précédent de 2005. C’est l’hypothèse avancée par un chercheur de l’institut Pasteur, questionné par la Revue de l’industrie agroalimentaire (RIA) : « Tout semble concorder pour dire que la souche de salmonelle Agona de 2017 dériverait de celle de 2005. » Selon Lactalis, « une contamination dispersée se serait installée dans l’usine suite à des travaux réalisés au premier semestre 2017 ». La bactérie aurait pu se maintenir dans l’environnement et se trouver à nouveau dispersée à cause des travaux. En décembre, Lactalis a confirmé les travaux engagés sur la tour de séchage n° 1 de l’usine au printemps, ainsi qu’un arrêt technique du 1er au 6 mai, émettant l’hypothèse d’une corrélation..."

De quoi donner un éclairage plus pointu à ce qui est en jeu dans le moment 

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