La drosophile insoumise, ou le ludion vibrionnant ;

Publié le 17 Octobre 2017

 

et les luttes sociales en France

 

La drosophile insoumise, ou le ludion vibrionnant ;

Canaille le Rouge se garde bien de se ranger derrière un des camps dans cette bataille des Horaces et des Curiaces qui oppose au sein d'un camp en décomposition ce qui reste du P "c "F à ce qui se monte du col du côté de ceux qui se déclarent insoumis mais dont le chef de file propose " un pacte au capitalisme ".

Qu'ils clarifient leur débats ou s'étripent cela ne modifie pas d'une seconde d'angle le cap tracé par le Medef que suit sont factotum du faubourg St Honoré.

Le chef de file en question se singularise une nouvelle fois.

"J'appelle le mouvement social à se ressaisir, parce que pour ce qui concerne La France Insoumise, on a fait notre part de travail, à l'Assemblée, tout seuls dans la rue en juillet, puis en appelant à une grande marche", a lancé Mélenchon lors d'un de ses multiples passages dans le fenestron.

Rappelant avoir demandé "aux syndicats de prendre l'initiative" le chef de file de la France insoumise a jugé "la suite (...) bien décevante".

Et là, la moutarde monte au nez au nez de La Canaille.

Le napo-bruant-boulangiste de service se parfume maintenant de donner des leçons de luttes aux syndicalistes, lui qui fait historiquement partie des dirigeants du parti qui a crée les conditions de la revanche conservatrice de cette Restauration en marche. 

Pas ça et surtout pas lui !

C'est quoi cette façon, telle la mouche du coche, de vibrionner autour de ceux qui agissent ? D'où vient cette prétention à en être le catalyseur ?

De quel droit (sauf à prétendre le régenter) exigerait-il du mouvement syndical des décisions pour lesquelles il n'a ni compétence ni expérience et surtout un passé en la matière qui devrait conduire à ce qu'il se fasse discret.

La Fontaine ne connaissait pas le diptère insoumis du vieux port mais il l'avait bien anticipé.

Remplacez "mouche" par "JLM" et sa diatribe contre le mouvement syndical apparaîtra pour ce qu'elle est, et la morale de la fable s'en trouve bien actualisée: 

Ainsi certaines gens, faisant les empressés,
S'introduisent dans les affaires :
Ils font partout les nécessaires,
Et, partout importuns, devraient être chassés

Tenez, lisez, prenez du bon temps... et tirez-en votre conclusion.

Dans un chemin montant, sablonneux, malaisé,
Et de tous les côtés au Soleil exposé,
Six forts chevaux tiraient un Coche.
Femmes, Moine, vieillards, tout était descendu.
L'attelage suait, soufflait, était rendu.
Une Mouche survient, et des chevaux s'approche ;
Prétend les animer par son bourdonnement ;
Pique l'un, pique l'autre, et pense à tout moment
Qu'elle fait aller la machine,
S'assied sur le timon, sur le nez du Cocher ;
Aussitôt que le char chemine,
Et qu'elle voit les gens marcher,
Elle s'en attribue uniquement la gloire ;
Va, vient, fait l'empressée ; il semble que ce soit
Un Sergent de bataille allant en chaque endroit
Faire avancer ses gens, et hâter la victoire.
La Mouche en ce commun besoin
Se plaint qu'elle agit seule, et qu'elle a tout le soin ;
Qu'aucun n'aide aux chevaux à se tirer d'affaire.
Le Moine disait son Bréviaire ;
Il prenait bien son temps ! une femme chantait ;
C'était bien de chansons qu'alors il s'agissait !
Dame Mouche s'en va chanter à leurs oreilles,
Et fait cent sottises pareilles.
Après bien du travail le Coche arrive au haut.
Respirons maintenant, dit la Mouche aussitôt :
J'ai tant fait que nos gens sont enfin dans la plaine.
Ca, Messieurs les Chevaux, payez-moi de ma peine.
Ainsi certaines gens, faisant les empressés,
S'introduisent dans les affaires :
Ils font partout les nécessaires,
Et, partout importuns, devraient être chassés

Rédigé par Canaille Lerouge

Publié dans #politique, #Pour réfléchir ensemble, #polémique, #syndicat

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