Entre deux étapes

Publié le 4 Octobre 2017

Espagne,

colères et interrogations

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Chacun peu être d'accord ou pas avec l'idée d'indépendance de la Catalogne. Mais quand malgré une répression policière jamais vu depuis Franco la moitié d'une population brave le pouvoir d'état pour manifester son exigence d'être entendue, est-il possible de se  servir des cartes telle que distribuées par les croupiers rémunérés par les patrons du casino pour définir l'unique règle du jeu ? 

La bourgeoisie ibérique en première ligne et quasiment tous les chefs d'état de l'UE, solidaires et inquiets, jettent toutes leurs munitions dans une bataille qui pourrait voir l'UE en exploser en plein vol.

Brel en aurait fait une chanson :

♫ Il nous ont apporté le Bourbon

tant ce Rajoy est détestable

et qu'le Bourbon s'il hausse le ton 

rend Rajoy plus présentable ♫

L'Ubu de Castille, héritier d'un autre Ubu installé par le massacreur du peuple de Cervantes et de Garcia Lorca, celui qui pourchassait les arts, la culture et l'intelligence avec la même cruauté qu'il traquait tout ce qui ouvriers, syndicalistes, communistes anarchistes, révolutionnaires  portaient la République et la Démocratie, l'Ubu de 2017 vient d'entrer dans l'histoire comme celui qui ignore le cri du peuple dont il se prétend le guide.

Colère ! indignation devant ce héron au long texte emmanché comme un pou. 

Colère et indignation aussi devant ceux qui ne l'appellent pas par son patronyme, au choix Capet ou Bourbon mais par un titre qui traîne, comme un sabre de dragonnade en France, la mémoire d'un de ses aïeuls, celui célèbre par son "état c'est lui".

Et que j'te donne du "roi" long comme le bras, démontrant ainsi que oui, l'état est un outil de domination de, pour et par toutes les violences. Pourquoi pas majesté, un genou à terre, tant qu'ils y sont ?

La presse républicaine (nous en resterons là pour ne pas entrer dans le détail des qualificatifs) s'adresse à lui en lui laissant des titres qui n'existent pas et lui laisse ainsi une légitimité dont il se sert pour piétiner l'exigence démocratique.

Chavez en son temps avait renvoyé dans les cordes le géniteur de l'UBU 2017 tutélaire de ce micro caudillo nommé Rajoy. Ne pas tenir la barre à ce niveau sert la soupe à ce paltoquet. 

 

L'homme qui pour signer un chèque doit vérifier si la cartouche du stylo est pleine trimbale cela sur sa carte de visite :

« Sa Majesté catholique Felipe (ou Philippe), roi d'Espagne, de Castille, de León, d'Aragon, des Deux-Siciles, de Jérusalem, de Navarre, de Grenade, de Tolède, de Valence, de Galice, de Majorque, de Minorque, de Séville, de Sardaigne, de Cordoue, de Corse, de Murcie, de Jaén, des Algarves, d'Algésiras, de Gibraltar, des îles Canaries, des Indes orientales et occidentales, de l'Inde et du continent océanien, de la terre ferme et des îles des mers océanes ; archiduc d'Autriche, duc de Bourgogne, de Brabant, du Milan, d'Athènes et de Néopatras ; comte de Habsbourg, des Flandres, du Tyrol, du Roussillon et de Barcelone ; seigneur de Biscaye et de Molina ; marquis d’Oristan et de Gozianos, etc. ; capitaine-général et chef suprême des Forces armées royales ; souverain grand-maître de l'ordre de la Toison d'or et des ordres dépendants de l'État espagnol. »

vous remarquerez qu'au passage il s'annexe la Bourgogne et le Roussillon.

Bref ce type est une sorte de Charles numéro 10 de la liste estampillée Bourbon consanguine à celle d'au delà  des Pyrénées et qui fait la courte échelle au Thiers Guizot et Perrier au pouvoir aujourd'hui en deçà et au delà... 

Pour carnaval, ici, on brûle le roi. Est- ce aussi la tradition outre Pyrénées ?

Faudra-t-il attendre une épiphanie pour qu'il soit tiré? 

C'est quand le carnaval de Madrid que le peuple laisse les banderilles des arènes pour attraper les brandons de la liberté ?

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