Emplois aidés, quelle riposte à la casse organisée par Touthenmakron ?

Publié le 19 Octobre 2017

Les mots d'ordres et appels

sont-ils à la hauteur ?

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Le coup porté est terrible d'abord pour ceux qui vont perdre un emploi déjà précaire pour se retrouver dans la cohorte des chômeurs voulue par le patronat mais c'est aussi un coup fatal pour l'ensemble de l'espace associatif, culturel, sportif, et même éducatif.

Il s'agit d'un véritable assassinat social qui participe de la volonté du capital de déchirer le tissus citoyen (communes et départements) associatifs (subventionnement d'activité contributive à la qualité de vie quotidienne) éducatifs en aggravant la sélection sociale et en tirant vers la privatisations des activités scolaires et périscolaires.

C'est un plan bien structuré qui continue la partie qu'a engagée le capital après 68 de déstructurer les bases sociales de contestation du système : casse industrielle, délocalisation des activités, réorganisation des implantations restant sur le territoire national autour de réseaux de communication flexibilisés et déstructurés.

Une véritable Restauration comme la France l'a connue à plusieurs reprise depuis 1789 quand le mouvement populaire était incapable de briser les prétentions réactionnaires, prétentions imposées de gré ou de force parfois au prix de répression voir massacre de masse.

Canaille le Rouge fera l'impasse ici sur ceux de ses emplois liés aux activités du ressort du patronat privé qui a su trouver là une manne supplémentaire de financements des profits par le pillage de la richesse publique en plus des divers cadeaux et suppressions de cotisations sociales, CICE, etc.

Là ou se pose un vrai grave problème qui n'est pas qu'économique, social et humain, mais aussi politique, c'est le statut de ces emplois au regard de leur utilité.
Si comme chacun s'accorde à le noter leur utilité publique est incontestable regardons qui et comment les exerçaient historiquement celles-ci ou leur activité générique.

Un exemple : À paris dans les années 60 toutes les écoles avaient la présence aux sorties de classes. Soit d'un gardiens de la paix à képi soit des hirondelles à casquette, les deux relevant soit du statut de fonctionnaire d'état (police nationale) soit dauiliaire de la PP (Personnels certes contractuels mais à garanties statutaires pérennes qui participeront à la création de la fonction publique territoriale.

Aujourd'hui, ces postes demandant compétences et autorités sont remplacés par des personnes dites en réinsertion et permettant de leur octroyer flexibilités des horaires et rémunérations dévalorisées.

Nous pouvons multiplier les exemples.

Cela pose la question du niveau de la revendication.

Si le travail est fait selon les attentes des structures les employant, ils relèvent des fonctions publiques et de leur statut. Si des insuffisances constatées se manifestent, c'est bien d'une part qu'il y a exigence de qualité et d'autre part des obligations de formation voir de reclassement que seul un statut social peut permettre d'organiser.

Cela a certes un coût, mais bien moindre que les plus de 40 milliards annuels de CICE qui ne servent qu'a gonfler les dividendes.

Or, sauf à user d'un langage incompréhensible par la majorité des habitants de notre pays, aucune force politique ne le dit clairement et avance de façon limpide cette volonté de renforcer les trois fonctions publiques statutaires des emplois dont la France à socialement besoin.

Au mieux, c'est dit dans une langue non-compréhensible, au pire s'est oublié.
Disons clairement comme le disait dès le 18 août la CGT : " 
Nombre de ces contrats sont conclus par des collectivités locales ou des ministères de l’État comme l’éducation nationale. Supprimer les contrats aidés ne supprime pas les besoins de Service Public, qui vont s’accroissant avec l’évolution de la société. La CGT exige que les emplois correspondants soient budgétés et que les bénéficiaires des contrats aidés soient recrutés sur ces postes. Cela nécessite de mettre fin aux politiques d’austérité et de réorienter les aides diverses et les exonérations fiscales et de cotisations dont bénéficient les grands groupes en faveur notamment des services publics et de la protection sociale."

 

La questions des emplois aidés est finalement que la question de l'emplois efficace à développer.

Rédigé par Canaille Lerouge

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