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Startups ou Contrats aidés ?

 

Les choix et orientations

sont confirmés 

Startups ou Contrats aidés ?

Après les APL, ce sont les « dispositifs d’aide à l'emploi » qui sont dans le collimateur du gouvernement .

Pas même besoin de prendre de gants, fini les annonces aux ciseaux du Barbier de service, maintenant c'est au napalm que le pouvoir, aidé de son agent orange syndical qui se tait, dégage l'espace pour le capital et s’attaque frontalement à toutes les catégories sociales populaires en sapant l'organisation sociale, culturelle, associative, solidaire et arrachant les tremplins associatifs de l'insertion. en récupérant ainsi des fonds pour combler des déficits créés exclusivement par la fraude et l'évasion fiscale et les cadeaux en crédits publics fait au capital.

Il s'agit d'une stratégie globale, cohérente :

Eliminer les communes de la géographie politique, rayer la démocratie de proximité qui lui est liée par des regroupement autoritaire et supprimer le terrain associatif qui lui est intimement lié.

Chacun des vassaux des barons du MEDEF dans son secteur est à la manoeuvre. Quand le Flageolet de la place Beauvau  lâche ses préfets pour restructurer l'espace, la Danonette de l'Hôtel du Châtelet n'est pas la dernière à s'activer pour amputer les collectivités et associations de terrain des moyens humains de la vie sociale et civique.

Acte 1 :

 (Reuters) - La ministre du Travail, Muriel Pénicaud, a déclaré lundi vouloir lancer une réflexion dans les prochains mois sur l'avenir des contrats aidés, dont l'efficacité "n'est pas très grande", après avoir obtenu une rallonge pour en financer davantage en 2017.

"J'ai obtenu une rallonge budgétaire pour pouvoir continuer à avoir des contrats aidés pour les mois qui viennent", a dit Muriel Pénicaud devant la commission des Affaires sociales de l'Assemblée nationale, où elle devait rendre compte de la concertation avec les partenaires sociaux au sujet de la réforme du Code du travail.

 

Acte 2 :

Quant aux contrats d’accompagnement dans l’emploi (CAE), qui concernent le secteur non marchand, une enveloppe de 110 000 est disponible, soit deux fois moins que pour les six derniers mois de 2016. Cette enveloppe sera réservée pour moitié à l’éducation nationale, l'autre devant être attribuée, selon un mail interne rendu public par Libération, en vue de « soutenir exclusivement des renouvellements de contrats à destination de publics prioritaires et associations ayant démontré leur contribution à l’intérêt général, notamment dans le champ de l’urgence sociale ou sanitaire ».

Mais comme le recrutement des « adjoints de sécurité » est maintenu et les engagements des conseils départementaux seront « honorés », il ne restera plus guère de nouveaux contrats disponibles.

Enfin, pour les emplois d’avenir, qui sont des contrats longs accompagnés d’une formation pour les jeunes, seuls les renouvellements seront autorisés pour permettre « la poursuite des parcours engagés ». Mais aucun nouveau contrat ne sera signé.

 

l'opposition politique au-delà de quelques protestations de principe n'a pas l'air de vouloir engager la mobilisation indispensable.

Au plan syndical, dans un communiqué, la CGT place la barre de la riposte à construire au bon niveau et la lie à la mobilisation en construction pour le 12 septembre :

 

"La CGT considère que ces emplois doivent être remplacés par des emplois pérennes d’une durée réelle avec un salaire qui permettent de vivre. En effet, ce n’est pas l’utilité de l’emploi qui est en cause mais bien le statut de ces emplois, qui bien souvent compensent les manques des politiques publiques.

Nombre de ces contrats sont conclus par des collectivités locales ou des ministères de l’État comme l’éducation nationale. Supprimer les contrats aidés ne supprime pas les besoins de Service Public, qui vont s’accroissant avec l’évolution de la société. La CGT exige que les emplois correspondants soient budgétés et que les bénéficiaires des contrats aidés soient recrutés sur ces postes. Cela nécessite de mettre fin aux politiques d’austérité et de réorienter les aides diverses et les exonérations fiscales et de cotisations dont bénéficient les grands groupes en faveur notamment des services publics et de la protection sociale."

 

Le communiqué :

Startups ou Contrats aidés ?

Aller aussi sur le site de la NVO : (à part la reprise de l'idée pour le moins fausse et éculée de "classe moyenne", fantasme idéologique du capital) l'article est intéressant :

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