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Deux ou trois idées pour poser les débats

 

Le paysage : 

la droite a un projet

Macron est la partie avancée

de la droite en 2017.
 

Deux ou trois idées pour poser les débats

Que le capital se donne les moyens pour défendre ses intérêts est dans la nature des choses. Lui reprocher d'avoir gagné les élections qu'avec des institutions à sa main il sait organiser est inutile.

Ce qu'il faut voir c'est pourquoi minoritaire en nombre la droite peut se renforcer en influence politique au point de laminer le courant progressiste.

Face au capital, aucun projet hormis un programme qui ne l'attaque pas. Rien pour contrer la droite qui déploie le sien sans contrainte.

Conséquence ; une abstention massive dans les milieux populaires (qui n'ont pas voté f'haine -7% des inscrits à comparer aux 51% d'abstention sans compter les B&N - nous y reviendrons)

Les raisons de ce paysage ne sont-elles pas essentiellement à chercher là ?

Commençons par ce qui pourrait être un gag. 

Un extrait savoureux de l'édito de l'huma de ce jour ou comment jouer les extra lucides en puisant dans le grimoire des vieilles recette.

:

"...Le PS aujourd’hui a pratiquement tout perdu, entraînant une large partie des électeurs de gauche dans sa chute et les menant au désarroi. Dans ces conditions, les scores de la France Insoumise et du PCF, si les tensions apparues dans la dernière période entre les deux peuvent être surmontées, constituent probablement un socle pour reconstruire à gauche une force nouvelle et constituer à l’assemblée un groupe d’opposition..."

Rien dans l'article sur le processus politique qui a conduit à la pourtant résistible ascension de Touthenmakron.

Les mots "finance" "capital" "salariés", "social", "crise ", dans l'édito l'Humanité du lendemain d'un tel événement sont absent de la réflexion, juste la calculette à strapontin.

Si tous le monde s'accorde à dire qu'il y a une dimension médiatique et donc idéologique à la marche triomphale de la macroncratie, cet édito est en soit une partie de l'explication du paysage. 

Autre espace de réflexion brièvement abordé plus haut, le niveau, la nature et les lieux d'implantation du vote f'haine :

7% des inscrits  ont confirmé le choix de la haine et de la violence politique. Attention d'autres forces ont drainé une part du score (le vote utile à droite) mais avec ce niveau, l'image de "premier parti de France", premier parti populaire est plus que sérieusement écornée. Seule une pratique de masse sur des valeurs progressistes pourra le submerger définitivement mais déjà le champ du combat est mesurable. 

Troisième idée : avec des complicités actives de l'intérieur, la social démocratie a réussi son objectif défini dès décembre 1920 : faire la peau au courant révolutionnaire dans notre pays. Blum Mollet Roccard Mitterdand agissant pour cela en permanence, puis ceux-là passés, cela a été le rôle dédié à la pépinière trotskiste choyée par les précédents (voir le rôle de l'UNEF dans le mécano politique) et depuis Jospin portée à la tête de la social démocratie.

Un courant historiquement présent dans sa façon de mener l'action dès les grandes heures de la SFIO, consolidé en 1972 avec l'avènement d'un PS.  courant présenté alors comme extérieur aux premiers ou prétendant montrer une rupture d'avec la SFIO à l'image de Mélenchon ... dès 1985.

Toute cette alchimie politicarde distillée avec l'aide en interne dans la direction du P"c"F autour de l'ANECR tenue par R Hue lui même en laisse d'abord par Mitterrand puis ses succésseurs par l'accès aux mandats permettant de manger.

Dans cette direction, tous n'étaient pas forcément compromis mais pour ne pas avoir voulu mesurer les transformations liées à l'élévation globale du niveau des forces productive de la société française, s'être arc-bouté sur un schéma électoraliste de la prise de pouvoir, le PCF a déserté le monde du travail, sa base sociale, a fourni les armes à ceux qui travaillent à sa destruction, a gardé à sa tête les complices internes de ceux qui ne visent que celle-ci et  donc ne pouvait que donner ce résultats. 

L'opération Melenchon FI vient en point d'orgue de ce parcours.

Mais au bilan il ne suffit pas d'être insoumis pour être insurgé.

Dans l'histoire du mouvement social français, à partir du même rejet du pouvoir en place, le plus souvent alors que les insurgés combattaient , les insoumis désertaient.

Les mots ayant un sens et l'histoire pesant dans ces définitions, le choix des mots reliés au constat ci dessus expliquent bien des choses.

Cela conduit à ce qui ne peut être qu'une étape et pas une conclusion, et dans des termes familiers aux lecteurs de Canaille le rouge, ce dont il s'agit, c'est de s'attaquer au capital dont sa représentation politique, mais d'identifier ce capital dans tous ses espaces de nuisances et pas seulement que dans cet espace politique dont les enceintes parlementaires dédiées.

 

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