Les hors-sol et l'"Acropole des va-nu-pieds"

Publié le 16 Janvier 2017

(V. Hugo, Les misérables")

 

Avez vous noté

l'absent majeur

dans tous le débat politique ?

Pourtant paradoxalement

le plus courtisé

 

 

Les hors-sol et l'"Acropole des va-nu-pieds"

A part être courtisé, stigmatisé, injurié, méprisé ou ignoré, en tant que catégorie sociale le monde du travail celui qui fabrique la richesse, qui organise son accès qui est exclus massivement de son utilisation et considérée comme terroriste dès lors s'affirme et prétend défendre son droit à survivre. Les salariés, le monde du travail est le grand exclus du débat sauf à être menacé de coups encore plus durs que ceux que la branche rose du MEDEF au pouvoir lui assène à coup de matraques et de 49.3.

Quand l'avenir se pare de mépris cela donne le poulain de Lagarde, Gattaz, Royale Colomb Cavada etc., ce Macron et ses alcoolos illettrés sans costard versus "le Touquet Deauville" des sans-dent de l'Elysée.

Quand il est motorisé par les ressorts du pétainisme cela donne au choix Fillon ou Le Pen, laquelle y ajoute cette dimension du racisme et fascisme ouvert dont le capital à besoin pour contenir et dévoyer toute velléité de contestation.

Le Parti Solférinocrate comme Melenchon considèrent le monde du travail comme un réservoir naturel privatif. Pour les uns permettant de poursuivre au nom de la peur des précédents. Pour l'autre, comme une sorte de friche qu'il veut organiser à sa façon en piétinant plus d'un siècle et demi de lutte de classe et de traditions ouvrières et syndicales.

Chacun pourra noter que ce sinistre paysage n'a pu se construire que par la disparition consommée de l'organisation politique qui se fixait comme objectif l'émancipation de la classe ouvrière, laquelle qu'on le veille ou non se trouve toujours en première ligne des producteurs de richesses. Cet effacement construit par ses directions conduisant à une disparition due pour part à son refus d'assumer jusqu'au bout son objectif fondateur, à une multiplication d'erreurs, fautes et retards à regarder la réalité de la société française, puis ce refus étant acté, à s'inscrire avec une "mutation" dans le champ fonctionnel institutionnel de la pérennisation du système d'exploitation.

C'est ce qui conduit Canaille le Rouge à interpeller à ce moment du calendrier politique et surtout celui de l'urgence sociale.

Comment redonner sa place dans le débat politique au point de vue du travail. Il faut entendre ici le travail vu d'un point de vue de classe. Celui de l'ensemble des salariés, de ceux qui ont crée les richesses, ceux qui les créent, sont qui sont appelés à devenir salariés et qui vont créer les richesses de demain.

Est-il possible de faire s'exprimer ce point de vue du travail au travers des forces politiques en place, dans le type de débats tel que médiatisés outrancièrement par tous les média par les chiens de garde du système ? A l'expérience devenant évidence, non.

Avec les forces politiques l'appelant à la rescousse lors de rendez-vous électoraux ? on voit ou cela a mené.

Avec le parti qui durant des décennies a porté l'espoir ? ses reniements et maintenant clivages et atermoiements et déchirements en ont fait un espace de stérilité politique.

Reste à reconstruire un outil de lutte politique en prise avec le réel. Une organisation contrôlée par ceux qui la font vivre et en usent pour ses objectifs émancipateurs.

Une organisation dont les animateurs ne constituent pas en caste népotique ou choisissant par cooptation les entrants dans un club de hors sol.

Ce ne pourra être qu'avec toutes celles et tous ceux qui n'ont comme souhait que de voir la fin de l'exploitation du travail par le capital, qui considère que le monde du travail de la création n'ont pas besoin du capital pour s'exprimer et considère que la spoliation des richesse matérielles et intellectuelles est la source de tous les maux.

Victor Hugo dans les Misérables dit des barricades qu'elles sont "l'acropole des va-nu-pieds".

Si Canaille le Rouge sait de quelle côté de la barricade il se trouve, si la question du rempart à construire face à la déferlante ultra réactionnaire en cours doit être posée ,il est urgent pour les va-nu-pieds du 21e siècle de penser leur Acropole et de penser par eux-mêmes le palais de leur émancipation. (l'émancipation de la classe ouvrière doit être l’œuvre des travailleurs eux-mêmes (K Marx, préambule des sattut de la 1er internationale)

Tout est à reconstruire mais l'expérience des belles pages comme celles des fautes et erreurs à ne pas renouveler participe de la caisse outil... ce qui conduit canaille le rouge à réaffirmé à mi janvier ses meilleurs voeux de mise en chantier d'une réelle alternative politique.


 

 

Les hors-sol et l'"Acropole des va-nu-pieds"
Repost0
Commenter cet article