Démago & C°, attentions,

Publié le 5 Janvier 2017

 

Le hors-sol

du ruralo-ferroviaire

 a encore frappé.

 

Démago & C°, attentions,



Il va dire que c'est de l'acharnement, mais s'il réfléchissait un peu plus, il se mettrait à l’abri des retours de flamme des feux qu'il allume.

Élu d'une circonscription rurale, à partir d'une question bien réelle du revenu et des retraites des petits agriculteurs, A. Chassaigne vient de sortir de sa manche une de ces propositions qui va faire passer les lois Waldeck Rochet et l'office des blés de la Libération pour des repères de gestion de la crise :

"Taxer la grande distribution pour financer les retraites des agriculteurs."

Comme c'est beau, grand et généreux. Qui ne souscrirait à un tel prix Nobel d'économie solidaire ? 

Mais là où il y a comme un défaut (comme aurait dit Fernand Raynaud, vrai comique lui, co-régional de l'étape de Dédé) c'est que comme tous leurs congénères, les patrons de la grande distribution sont exonérés de paiement de cotisations sociales pour leurs propres personnels vu le montant des salaires qu'ils octroient (SMIC exonéré + plafond d'exonération,sans compter les temps partiels imposés) tout cela avec la bienveillance des Gouvernements depuis au moins 1997.

Donc la confrérie des plus antisociaux du commerce, les liquidateurs du commerce de proximité, devraient cotiser pour des régimes autres que ceux auxquels ils sont pourtant soumis de par la loi mais exonérés par décisions politiques jamais remises en cause ? 

Ou alors, il faut d'abord imposer le retour dans les clous de la régularité du versement des cotisations sociales.

Canaille le Rouge a donc cherché quels projets de loi a été déposé durant toute cette mandature par Chassaigne ou son groupe parlementaire supprimant ce privilège patronal fiscal. 

Pas trouvé. 

Certes, des déclarations dont l'explication de vote du budget ou un communiqué appelant à  "... réduire les exonérations de cotisations sociales patronales qui sont inefficaces et coûtent plusieurs milliards d'euros par an, et faire contribuer les revenus financiers des entreprises au même niveau que les salaires. "

Réduire n'est pas supprimer et donc réduire consiste à garder le principe de la spoliation officielle par ceux qui de plus sont coupables d'évasion fiscale (Mulliez) voire avec les autres de 70 à 90 milliards par an de fraude fiscale patronale.

Dans la proposition de Chassaigne pour financer la retraite des petits agriculteurs aucune proposition de mise à contribution des gros céréaliers, les propriétaires des grandes exploitations consommateurs effrénés de subvention de l'UE. 

Rien sur la FNSEA et ses liens orga(s)miques avec les forteresses financières de l'agro-industriel faudrait-il ne pas fâcher Belin , les gens de chez Sanders et autres branches du groupe Avril ? 

Rien sur le rôle du Crédit Agricole et quelques autres secteurs financiers florissants à partir de la misère de la petite agriculture familiale. 

Rien sur l'incitation permanente à la concentration par l'UE et ses relais financiers administratifs et industriels des exploitations au nom des "seuils de rentabilité".

Dès lors, la proposition ainsi démontrée comme étant faite de vent nous ramène à la réalité. De quoi Chassaigne est-il le nom ? 

Déjà expérimentée en matière sociale par les cheminots, confirmée par sa sympathie pour Lassalle l’ultra-réac député basco-béarnais : il devrait se reconvertir comme VRP dans les énergies nouvelles tant l'éolienne est son espace de pertinence : il brasse de l'air, tourne en rond et nous les gonfle avec ses propositions faisant écran de brouillard sur les causes réelles de ce que vivent les petits paysans.

Qui aura le courage d'aller lui dire que le capitalisme est la cause de tout cela et que le parti qui lui a donné mandat a été créé pour le supprimer ?

A voir ses déclarations, il y a du boulot pour lui décalaminer la boite crânienne.

 

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