Quand daesh a bon dos

Publié le 13 Novembre 2016

ou devant la colère sociale,

comment protéger

les meetings électoraux

de la solférinocratie

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Dans un entretien à la radio britannique BBC, diffusé dimanche 13 novembre, le premier ministre Manuel Valls a déclaré que l’état d’urgence allait sans « doute être prolongé de quelques mois » en janvier, notamment dans la perspective de l’élection présidentielle.

« Il est difficile aujourd’hui de mettre fin à l’état d’urgence. D’autant plus que nous allons nous engager dans une campagne présidentielle dans quelques semaines avec des meetings, avec des réunions publiques. Donc il faut aussi protéger notre démocratie. »


 

 Par ailleurs, ce dispositif d’état d’urgence nous permet aussi [de procéder à] des interpellations, des contrôles administratifs qui sont efficaces (…) Donc oui, nous allons vivre encore sans doute pendant quelques mois avec cet état d’urgence »,
 

Tout en déclarant vouloir rester « très prudent » à cet égard, le premier Sinistre a estimé que le risque d’une attaque organisée par un commando comme cela avait été le cas le 13 novembre 2015 avait « plutôt tendance à diminuer ».
 

 

La question reste pendante : pourquoi maintenir un dispositif coûteux, épuisant pour ceux qui y sont participent, libérant toutes les formes collectives de violence policières, instillant des miasmes factieux dans les structures policières , mais surtout liberticide pour ceux qui le subissent.

Des mesures dont ceux qui les subissent physiquement (coups et blessures) moralement (poursuites), socialement (humiliations) à 99.9% n'ont  rien à voir avec le terrorisme de Daesh mais sont victimes de la terreur sociale patronale et de ses complices de l'Elysée-Matignon et annexes ?

Dans la même durée, combien de "terroristes" mis hors d'état de nuire ? Combien de "réseaux démantelés"  ? 

Par contre,sur l'année 2016, telle une chiourme organisée par les intégristes d'un ordre bourgeois préservé par la social démocratie, la longue liste des militants simples citoyens victimes du terrorisme de l'état d'urgence (en rappelant ici fortement la responsabilité de tous ceux qui l'ont voté).

Ce sont à ce jour 725 personnes, poursuivies, condamnées, licenciées, sanctionnées. Des jeunes des retraités des hommes et des femmes sous le coup de la répression policière, judiciaire et patronale pour avoir défendu leur droit.

la liste ici mise à jour  :https://www.anti-k.org/2016/11/13/liste-non-exhaustive-de-725-proces-poursuites-et-sanctions-disciplinaires/#.WChKWfrhCUk

Oui LaValls confirme ce jour à la BBC ses orientations ultra réactionnaire et son usage bien rodé du mensonge pour justifier ses choix et nier les réalités.

A force de faire d'installer et maintenir la passerelle à la droite et son extrême ce gouvernement a fini par embraquer le navire.

 

Rédigé par Canaille Lerouge

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