La Canaille n'y serait pas revenu

Publié le 25 Novembre 2016

Si on n'avait pas tenté

de  l'y entraîner,

en l'inscrivant contre son gré

sur une liste virtuelle de soutien à démarcher

pour l'avatar du général du Boulanger.

La Canaille n'y serait pas revenu

Les réactions de Canaille le Rouge se feront au jour le jour en fonction des débats ambiants.

Aujourd'hui, scrutin coté Fabien.

Canaille le rouge se félicite de ne pas avoir pris le risque de s’immiscer dans ce qui fut d'abord un débats puis un combat voire maintenant une sorte de bouzkachi  afghan mêlée ouverte d'affrontement des groupes de la mouvance pécéèfienne pour déterminer leur position à la présidentielle et garder la maîtrise des murs

Les épithètes fusent : " staliniens ", " vendus " sectaires ". Humour ou pas, La Canaille a même retrouvé une " vipère lubrique " (certes entre guillemet et interrogative) coincée entre deux morceaux d'un mur facebooké.

Si nous n'en sommes pas encore aux après matchs d'un PSG-OM, ils font efforts pour y parvenir.

Bref une débauche d'énergie de l'étripage virtuel à défaut d'être réel qui fait défaut pour combattre le capital et ses oripeaux multicolores au pouvoir ou ceux embusqués pour y parvenir. Vertu de l'informatique, on se dit que l'exutoire des réseaux sociaux évite que le sang coule dans les permanences.

Pour autant, une question reste pendante. Devant la réalité de la société française de 2016, et les discussions (quand ça discute encore), quelle issue ?

Comment, à quelle niveau et où placer le barre devant une offensive ultra conservatrice néo fasciste qui exige un rassemblement des forces populaires, et pas sur le moins disant, pour espérer élargir la base de rassemblement.

Fabriquer du mieux disant, du contenu efficace permettant ce rassemblement autour d'une réelle alternative.

Ce contenu peut-il être un programme lubrifié à l'eau tiède parfumé à l'essence de rose, adopté en dehors du mouvement populaire et au premier chef hors de celles et ceux qui depuis 10 ans et plus tentent et parfois parviennent à enrayer ici où là la machine à tuer le social, à renverser le sociétal, mais ploient sous la violence des coups portés ?

A quoi bon ne proposer que des ersatz de transformation pour s'opposer aux rouleaux compresseurs de la réaction conduits par des apparatchiks roses blancs bleus bruns lesquels travaillent ouvertement ou en loucedé pour les gardiens du CAC à rentes et leurs frères, cousins et alliés ?

Garder en l'état l'existant est toujours réactionnaires d'autant que l'existant porte la marque de 30 ans de reculs.

Pour être crédible, face à la rupture brutale portée par les néo-conservateur, ces libéraux para ultra péri ou autres, est-il crédible de ne proposer que des aménagements à la marge ou de renvoyer à plus tard des mesures promises non affichées et donc douteuses en terme de contenu et de confiance ?

Face à la révolution conservatrice il faut porter un autre niveau d'exigence populaire.

Le mouvement populaire de notre pays s'est historiquement construit autour des forces créant la richesse : la classe ouvrière. La lutte de classe n'est pas une chimère ; les tribunaux chaque jours le démontre.

Cette classe ouvrière, elle même s'étant transformée au gré des avancées des sciences et des techniques, dispose d'une expérience et d'un bagage théorique que les titulaires autoproclamées de l’appellation communiste ont tellement négligé voire jetée aux oubliettes, que ce beau mot, synonyme d'égalité et de fraternité, de combat pour la liberté est passé d'un symbole d’espoir à celui d'allié des porteurs de mauvais coup et fait repoussoir.

La consultation qui les déchirent est de leur ressort. Mais ce qu'ils en affichent, suites comprises, participe à entretenir la désespérance.

La nature et la forme des affrontements montrent qu'en l'état il auront du mal à s'en remettre.

Au regard de ce qu'ils affichent, c'est hélas pour un passé prestigieux, presque une bonne nouvelle.

Rédigé par Canaille Lerouge

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