Vêtements, Interrogation (s)

Publié le 4 Septembre 2016

Quelles questions poser ?  

Vêtements, Interrogation (s)

"Le Monde" dans son édition éléctronique de samedi pose ainsi la question : au nom de quoi peut-on limiter la liberté vestimentaire des femmes ?

Mais remarquons que peu de monde pose d'abord celle-ci : au nom de quoi peut-on limiter uniquement la seule liberté vestimentaire des femmes ?

Pourquoi, lorsqu'il s'agit de signes d'affichage de convictions religieuses, ne sont-ce que les tenues féminines et elles seules, de plus celles d'une seule des quelques sectes officielles encombrant l'espace occidental dont il est question ?

Pourquoi la totalité des autorités décideuses autoproclammées (civiles comme écclésiastiques) est-elle constitué de cette partie séxuée de l'humanité, qui depuis qu'elle s'est arrogée le monopole du pignon idéologique sur rue, n'a de cesse de rabaisser et contraindre de gré ou de force la partie de l'humanité dont ils s'arroge le droit de penser, décider, parler et dire le droit en leur nom et à leur place sans qu'elles (les femmes) consentantes ou contraintes mais toujours exploitées aient voix au chapitre ?

Il ne s'agit pas pour Canaille le Rouge, de près ou de loin, de cautionner une quelconque tolérance à ce qui est une pratique restée très marginale, qui pour un grand nombre de celles qui sont publiquement stigmatisées semble être une contrainte imposée, mais de regarder au nom de quoi ceux qui font acte de juger le fond, et qui ils renforcent et pourquoi, avec leur intervention.

En France, la vie quotidienne est scandée de vision d'hommes en tenue cultuelle dans l'espace public (plages comprises ) sans qu'aucun texte administratif, municipal ou autre, aucun tribunal civil n'ait songé à s'exprimer publiquement ni aucun conclave d'une des bondieuseries en question  ne se remette en cause pour leur lisibilité vestimentaire.

Pour autant, des tribunaux réguliers ou séculiers, en 2016, avec le relais de média appartenant à des oligarques liés aux fondamentalistes réligieux, des pasteurs ou curés aux rabins et imams, moines et autres gourous, décident des coupes et tissus des vêtures autorisées au femmes. Pour propager leurs ukases, ils bénéficient de la complicité de sections d'assaut rédactionnelles relayées par quelques miliciennes de l'ordre moral qui ont installé une certaine Morano au sommet de leur Panthéon ; une autre inquisitrice de la haine et sa nièce se tranant embusquées pour reprendre le glaive.

Oui, Pourquoi ?

Et pourquoi certains se réclamant voir clamant des valeurs progressistes ne mettent-elles et ils pas ce point comme constitutif du combat pour l'émancipation des unes partie intégrante de la libertés de toutes et tous plutôt que de partciper à la culpabilisation des victimes celles soumises ou interdites du port d'un vêtement mais plus largement la totalité de la moitié de l'humanité que l'autre pesiste ainsi à considérer comme mineure?

Cela fait partie du combat républicain de la laïcité qui permet à qui veut croire de voir la sphère privé de ses choix respectée par le libres espace qui concerne aussi la façon de se vêtir.

L'égalité homme femme est la passerelle indestructible du combat social et sociétal en baissant la garde sur le second outre que cela est insuportable pour n démocrate, c'est aussi ruiner les chances de progresser sur le premier.

Cela montre la nature de classe de ce combat et permet de montrer au nom de quoi ceux qui, magistrats, édiles ou théocrates, s'arrogent le droit de juger du fond, qui ils renforcent et pourquoi le font.

Vêtements, Interrogation (s)

Rédigé par Canaille Lerouge

Publié dans #liberté, #religion, #laïcité, #exploitation, #politique, #lutte de classe

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