Sociétés d'autoroutes et ultralibéralisme solférinien

Publié le 19 Septembre 2016

♫ Quand il les prend dans ses bras,

qu'il lui engraisse leur bas,

elles voient la vie en rose ♫

Sociétés d'autoroutes et ultralibéralisme solférinien

 

Phase 1 (valant contre-feu)

Le Médiapart nous apprend samedi que le ministère de l’économie et des finances qui, du point de vue composition est maintenant socialisto-chimiquement pur, se pourvoit en cassation auprès du conseil d’État, dans l’espoir, alors qu'uil vient d'être condamné à le faire par le tribunal administratif de ne pas avoir à mettre sur la place publique les termes de l’accord signé entre l’État et les sociétés autoroutières en avril 2015.

 

Médiapart précisant :

Ce n’est qu’un épisode brumeux de plus dans ce dossier très opaque, traité de près par Bercy. Alors que les députés socialistes – au terme d’une commission d’enquête parlementaire créée à la suite du fiasco de l’écotaxe et de l’obscur contrat Ecomouv – en étaient arrivés à la conclusion qu’il fallait remettre à plat tous les contrats de concessions autoroutières, quitte à « renationaliser » de façon temporaire s’il le fallait, le ministère de l’économie, soutenu par Matignon, avait rapidement repris les choses pour contrer ces tentatives « irréalistes » voire « irresponsables » des parlementaires.

La manœuvre avait été jugée si choquante que le président de la commission du développement durable de l’Assemblée nationale, Jean-Paul Chanteguet – suppléant de Michel Sapin –, avait démissionné de la présidence du groupe de travail sur les autoroutes pour protester contre cette mascarade. « Je ne saurai cautionner une démarche qui n’aurait pour ligne directrice la défense de l’intérêt général, c’est-à-dire celle de l’État et de ses usagers », avait-il écrit dans une lettre de démission cinglante, adressée à Manuel Valls.

Un mois plus tard, Matignon annonçait le grand accord avec les sociétés concessionnaires. Contre un engagement de travaux de modernisation[normalement prévu dans le cahier des charges des concessions – ndlr] et d’extension du réseau autoroutier estimé à 4,2 milliards d’euros – soit moins d’une année de bénéfices cumulés des sociétés concessionnaires –, elles allaient bénéficier d’une extension de la durée de vie de concession, de 2 à 3 ans : certaines vont courir ainsi jusqu’en 2033 !

Phase 2: Pas manchots les bandits roses de Bercy: 

Dimanche, quelle coïncidence, le gouvernement annonce un plan de 1 milliard d’euros pour améliorer le réseau autoroutier. Le déjà connu comme fossoyeur agréé  de la SNCF secrétaire d’Etat chargé des transports, Alain Vidalies, nous dit que ce plan serait financé par les usagers, grâce à une augmentation des péages, et par les collectivités. « Validé » par François Hollande, il porte sur des projets déjà « avancés, au niveau des études ou des déclarations d’utilité publique ».

Le pot aux roses est là : 

Le quotidien de déférence justifiant le racket : 

L’exécutif a fait le choix de ne pas faire financer ces travaux par les sociétés d’autoroute en échange d’un allongement de leurs contrats de concession, car la procédure « prendrait trop de temps ». « La négociation qui doit s’ouvrir demain porte sur l’accord des collectivités locales concernant leur participation. Et le reste sera financé par une augmentation du tarif des péages, qui sera comprise entre 0,3 % et 0,4 % par an entre 2018 et 2020 », explique M. Vidalies au JDD.

Et cette procédure qui "prendrait trop de temps" (Le Monde sic)... autorise le gouvernement se comportant comme le premier Bismuth venu devant son juge d'instruction, à refuser de se plier à une décision de justice lui faisant injonction de rendre publique les termes des contrats de prolongation de concession.

Au final, non sdeulement le pouvoir garantie un taux de marge de 20% aux sociétés d'autoroute qui déjà collectionnent les contrat juteux avec les famameux PPP (partenariats public privé) qui saignent les finances publiques mais l'état décide de faire financer par les ultilisateurs ce qui de droit est l'obligation légale du concessionnaire.

 

Et pendant ce temps des économistes se farfumant au distillat d'une curieuse essence de marxisme prétendent que le concept de capitalisme monopoliste d'état est une vision dépassée.

Comme le dit Zazie, "dépassée ?...mon cul oui!"

Rédigé par Canaille Lerouge

Publié dans #capitalisme, #monopole, #pompe à phynance, #lutte de classe, #politique, #topazes

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