Brésil coup d'état constitutionnel

Publié le 1 Septembre 2016

Coup d'état parlementaire 

on ne tardera pas

à voir la main du FMI

et les héritiers

des sinistres Chicago-boys

Devinez où habitent les golpistes législatifs qui ont destitué Dilma Rousseff

Devinez où habitent les golpistes législatifs qui ont destitué Dilma Rousseff

La grande bourgeoisie brésilienne mais plus largement, tous les ultra, para, péri ou néoconservateurs de l’Amérique du Sud, de Caracas à Puerto Arénas, de Quito à Rio avec l'aide de l'oncle Sam de Wallstreet sont en train de concocter un remake de l'opération condor. Certes moins sanglante, l’hyper-médiatisation et les technologies qui la permettent rend les choses plus complexes et plus risquées. Mais les tentatives de coup d'état à vitrine légaliste pour ramener au pouvoir les vieilles carnes sanguinolentes ou les Pinochet-soft à col blanc des ex dictature est en marche.

La clique de ceux qui destituent Dilma Rousseff élue démocratiquement est ici applaudie par tous ce qui en France se tait sur les mises en examen voire condamnation de prévaricateurs, escrocs, fraudeurs, acheteur de voix et vendeurs d'armes, contourneurs de l'impots qui gardent ou sollicitent des mandats électifs.

De quoi accuse-t-on la présidente en titre ?

Le gouvernement de Mme Rousseff aurait utilisé le mécanisme du « pédalage fiscal », à savoir le recours passager à l’emprunt auprès d’entreprises publiques pour financer certaines dépenses, ce qui permet de différer leur enregistrement dans les comptes publics. De nombreux juristes estiment toutefois que l’opération ne justifie pas la procédure de destitution.

C'est dans le fond ce que depuis des décennies et sans les inscrire à l'exercice suivant font les gouvernements français en glissant la part de sa "dette" à EDF, la SNCF, et autres pour ne pas les faire figurer dans les comptes publics (notament pour rester sous la fameuse barre des 3%) et là, ce n'est pas pour financer des opérations sociales mais pour masquer son refus de financer ses engagements.

Solidarité de classe assumée, le gouvernement français se range en silence derrière les putschistes ; le silence de Blummollet devant l'organisation de ce golpe constitutionel lors de son passage au J.O. était assourdissant.

Alors que tout montre que l'opération brésilienne est coup monté dont les véritables responsables et bénéficiaires sont les destituants, arrosés massivement par le grand capital brésilien et international, la présidente du Brésil est présentée comme une criminelle.

 

« Nous vivons des moments étranges de coup d'Etat, de farce et de trahison » a déclaré Mme Rousseff à Brasilia, qualifiant sans le nommer Michel Temer de « chef conspirateur ».

A l'issue de la dernière séance de cette inquisition Dima Roussef ancienne guérillera de 68 ans, torturée et violée par les soutiens de ses juges de 2016, réaffirmant son « innocence » à sobrement déclaré :

« Le Sénat a pris une décision qui entre dans l’histoire des grandes injustices. Il a commis un coup d’Etat parlementaire »,

« Nous reviendrons », a-t-elle lancé.

Accusée de « crime de responsabilité », qui avait succédé à Luiz Inacio Lula da Silva (2003-2010) n’aura cessé au long de son procès de se déclarer honnête et innocente, s’estimant victime d’une terrible injustice.« L’histoire se chargera d’innocenter Dilma Rousseff », a conclu son avocat José Eduardo Cardozo. 

 

La solidarité politique des menacés de putsch s'organisent : le Venezuela qui va voir cette semaine les mêmes forces qu'au Bresil tenter de déstabiliser le gouvernement légitime a produit la déclaration suivante :

BRÉSIL :

COMMUNIQUÉ DU GOUVERNEMENT DE LA RÉPUBLIQUE BOLIVARIENNE DU VENEZUELA
Publié le 31 Août 2016 par Bolivar Infos
Catégories : #Brésil, #destitution de Dilma Roussef, #coups d'Etat, #soutien à Dilma Roussef, #Venezuela
La République Bolivarienne du Venezuela condamne catégoriquement le coup d'Etat parlementaire qui a lieu au Brésil contre la Présidente Dilma Rousseff par lequel on s'est substitué dangereusement et illégitimement à la volonté du peuple de 54 millions de Brésiliens en violant la Constitution et en portant atteinte à la démocratie de ce pays frère.

Les oligarchies politiques et du domaine de l'entreprise qui, alliées avec des agents de l'empire, ont fait ce coup d'Etat contre la Présidente Dilma Rousseff ont recouru à des artifices anti-juridiques sous le format du crime sans responsabilité pour accéder au pouvoir par la seule voie qui leur est possible : la fraude et l'immoralité.

La République Bolivarienne du Venezuela exprime sa solidarité envers la Présidente Dilma Rousseff et envers les millions de femmes et d'hommes qui, dans une élection directe et secrète, ont élu la Présidente. Une trahison historique a été effectuée contre le peuple du Brésil et un attentat contre l'intégrité de la présidente la plus honnête dans l'exercice de la présidence de la République Fédérale du Brésil.

Ce coup d'Etat parlementaire fait partie de l'attaque de l'oligarchie et de l'empire contre les processus populaires, progressistes, nationalistes et de gauche dont le seul but est de restaurer les modèles néolibéraux d'exclusion sociale et d'exploitation de nos richesses naturelles qui amènera avec elle la pauvreté et le retard pour nos peuples et en finiront ainsi avec les modèles d vraie démocratie et d'intégration unitaire de la Région menés à bien par les Présidents Hugo Chávez, Néstor Kirchner, Lula Da Silva, Evo Morales, Tabaré Vázquez et Rafael Correa.

Le Gouvernement de la République Bolivarienne du Venezuela, respectueux du droit international et solidaire du peuple du Brésil a décidé de rappeler définitivement son ambassadeur en République Fédérale du Brésil et de geler les relations politiques et diplomatiques avec le gouvernement né de ce coup d'Etat parlementaire. De la même façon, nous allons commencer un ensemble de consultations pour soutenir le peuple de cette nation sœur dont le système démocratique a été blessé et qui est désespéré à propos de ses conquêtes socio-économiques.

Caracas, 31 août 2016

Source en espagnol :

http://www.avn.info.ve/contenido/venezuela-congela-relaciones-brasil-tras-golpe-contra-dilma-rousseff

URL de cet article :

http://bolivarinfos.over-blog.com/2016/08/bresil-communique-du-gouvernement-de-la-republique-bolivarienne-du-venezuela.html

Dans ce texte, tout est dit.

 

Rédigé par Canaille Lerouge

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