Alsthom. Vous avez dit socialiste ?

Publié le 8 Septembre 2016

un degré de plus dans l'abjection.

Vite ! Des équarrisseurs !

 

début du 20e siècle, on les appelait (les cochons) comme cela : il passait leur temps à se gaver sans rien faire d'autre. Déjà.

début du 20e siècle, on les appelait (les cochons) comme cela : il passait leur temps à se gaver sans rien faire d'autre. Déjà.

La direction d'un des principaux groupes industriels du pays dont l'état détient 20% du capital, qui vit depuis 40 ans de commandes publiques détruit un secteur décisif de l'économie, va se délocaliser. Que fait le gouvernement ? 

Il proteste? Menace-t-il? Demande-t-il à la commission production du parlement de se réunir et de convoquer la direction du dit groupe ? 

Non, vous n'y êtes pas .

Titre du journal de révérence de ce soir : 

Bercy demande à Alstom « d’engager une phase de négociation » concernant l’usine de Belfort.
 

 On peut lire ce texte complètement surréaliste au regard de la situation :

Le PDG d’Alstom a été reçu jeudi 8 septembre à Bercy après l’annonce, la veille, de la fin de la production des locomotives et trains sur le site historique de Belfort d’ici à 2018. Lors de cet entretien, le ministre de l’économie et des finances, Michel Sapin, et le secrétaire d’Etat à l’industrie, Christophe Sirugue, ont demandé à Henri Poupart-Lafarge « d’engager une phase de discussion et de négociation avec l’Etat, les partenaires sociaux, les élus locaux et l’ensemble des parties prenantes » avant toute décision définitive sur une éventuelle fermeture de l’usine.

Vous imaginez Jaures dire aux patrons des mines de Carmaux "je vous demande d'engager une phase de négociation"?

Déjà, en 2014 quand s'annonçait le dépeçage du groupe par le hold up de général Elecrique sur une partie d'Alsthom, Cambadélis déclatait :

 .« On ne sait pas quelles sont les intentions des actionnaires, qu'est-ce que propose General Electric, est-ce que Siemens est vraiment dans le dossier... ».

Insistant sur le fait qu'il n'y avait alors que des « rumeurs » (sic),  sur Radio J il  précisait : 

« cela nécessite de prendre son temps, d'étudier la véracité des choses, de ne pas sombrer dans la dépression politique immédiatement, à savoir que la France perdrait l'ensemble de ses industries. Il faut raison garder ».

Le 21 juin 2014, il déclarait dans un communiqué (voir sur le site du PS): 

Le PS salue l’action du gouvernement qui a su créer les conditions d’une opération réussie autour d’un projet industriel international d’avenir.

C’est donc une nouvelle étape de la politique économique qui s’ouvre avec l’entrée de l’Etat au capital de cette grande entreprise industrielle. Un Etat souverain, réactif et à même de participer à une nouvelle dynamique industrielle.

Il a pris son temps, les équarisseurs sont au boulot.

S'il fallait une image forte pour éclairer la nature ultra réactionnaire de ce gouvernement et la majorité qui le soutient vous l'avez devant vous.

 

Rédigé par Canaille Lerouge

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