La CFDT fait école : avant ils travaillaient à perte

Publié le 31 Août 2016

Maintenant,

grâce à la FNSEA

ils bossent à l'oeil

ils veulent 340 la FNSEA signe à 300 et annonce que la négociation est terminée.

ils veulent 340 la FNSEA signe à 300 et annonce que la négociation est terminée.

Outre les causes structurelles qui au nom du grand marché capitaliste de l'UE ruine l'agriculture familiale et pousse à la concentration, avec de plus les conséquences de l'embargo sur la Russie laquelle, en rétention à l'embargo politique, a fermé l’accès de son marché laitier à l'UE, les appétits de la famille Besniers (mais les autres s'ils sont un peu moins vampires ne valent guerre mieux), conduisent à la ruine une historique filière agricole, atout majeur de l'autosuffisance alimentaire et de la diversité de ses productions de notre pays.

Syndrome Berger, ce qui concernant des activités d'élevage et de production laitière ne serait pas une surprise, "l'accord" signée par la FNSEA au nom des cocus de l'affaire avec Besnier qui est au patronat agro industriel ce que Beulin (par ailleurs patron de la FNSEA) est aux légumiers et céréaliers ou De Wendel à la sidérurgie, est marqué par la logique CFDT : "grande victoire : avant ont te tuait maintenant on te laisse crever".

Tombé à 257 € la tonne en juillet, ce prix ne permet plus aux agriculteurs de couvrir leurs frais : et pour cause, la production d'une tonne de lait leur coûte au minimum 300-320 euros, selon la FNSEA, premier syndicat agricole.

D'où la colère des producteur éxigeant de "rééquilibrer" ce prix

Trois jours de négociations nous dit la presse et "un accord a été trouvé".

Quel accord ! 

Le prix d'achat par ceux qui font leur beurre atteindra 300 € en fin d'année et si les prix des achats indispensables à l'exploitation reste fixe (ce qui n'est en aucun cas garanti et pas même évoqué dans l'accord) au mieux, l’éleveur producteur ne travaillera plus à perte mais gratuitement 16h00 par jour. A faire pâlir Gattaz de jalousie lui qui en appelle au bénévolat pour venir bosser.

 

 

Réunis autour de la table, à la préfecture de Mayenne et donc ayant la bénédiction urbi et orbi de Le Foll ,les représentants des producteurs de lait et ceux de Lactalis, le numéro 1 mondial du lait, détenu par la famille Besnier (un peu à la façon dont Auchan et son groupe appartient à la famille Mulliez) se sont mis d'accord sur un nouveau "prix du lait"Mais cela va-t-il permettre de sortir la filière de la crise qu'elle traverse ? Pas si sûr.

 

Pudiquement , la presse nous informe que cet accord ne permet toujours pas aux éleveurs de retrouver des finances à l'équilibre.

Il est même "peu glorieux", selon l'Organisation des producteurs de lait Lactalis du Grand ouest, qui réclamait davantage. "Evidemment, cette revalorisation du prix ne suffira pas à combler les problématiques financières et les déficits qu'il y a dans les exploitations", a déclaré son vice-président .

Payé 280 euros en août, il atteindra 300 euros en décembre. Si l'on fait une moyenne à l'année, cela établit le prix du lait en 2016 à 275 euros la tonne. on est loin des 320€ de la partir haute de la fourchette.

"Ce prix du lait permet de donner une perspective de 300 euros pour 1000 litres sur la fin de l'année 2016", a indiqué leporte-parole du groupe Lactalis, dans un communiqué.

Selon les spécialistes de la branche, la production moyenne des producteur oscille autour de 350 000 litres par an ce qui compte tenu de la densité de la crème conduit à environ 300 tonnes de lait soit 90 000 euro en coût de production qu'en 2016 Besnier aura acheté 82500 soit 7500 de déficit cumulé imposé à chaque exploitation moyenne permettant à la famille Besnier de surfer sur un pactole privé de plus de 8 Milliards d'€ les petits trayons faisant ses grandes baratte à billets

Mais où cela devient bigrement intéressant, c'est ce que Lactalis a sans le vouloir mis en évidence dans son communiqué : "Le prix du lait négocié par le groupe Lactalis pour les prochains mois est largement supérieur à son environnement économique" Dédié à ceux qui considère que la seule logique de marché reste l'horizon économique indépassable.

Lactalis se glorifiant de "Cette avancée significative (...) représente un soutien d'environ 150 millions d'euros en 2016 par rapport à ses engagements contractuels", mais qui ne précise pas que le dernier chiffre d’annuel publié fait état de 17 milliards d'euro et ramène cet "effort" à un peu moins de 0.9% de ce chiffre d'affaire.

le pire dans cette affaire, c'est que pillé en direct par l'UE ces producteur de trouve rien de mieux que de prendre pour avocat les maîtres d'équipage de la flotte des flibustiers qui les réduisent en esclavage et refusent d'entendre ceux qui leur démontre la réalité.

Rédigé par Canaille Lerouge

Publié dans #politique, #économie, #agriculture, #crise, #lait, #FNSEA, #trahison

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