Ecole : des Hussards aux Pinkerton's, du sifflet aux sirènes

Publié le 25 Août 2016

Derrière les roulements de tambours

et les sirènes,

des signes ostentatoires

d'implantation d'outils de coercition

au nom des peurs sécuritaires.

Ecole : des Hussards aux Pinkerton's, du sifflet aux sirènes

Rappelons d'abord que si le gouvernement usait moins ses forces de répression à traquer le syndicaliste ou le signe extérieur de non christianisme sur les plages, il disposerait de moyens considérables pour organiser la sécurisation des abords des lieux d'enseignement.

Les politiques publiques de diminutions du nombre de fonctionnaire tant dans l'éducation nationale que dans la police depuis 15 ans vont être la justification à lancer des appels d'offrre pour qu'après les gares er les aéroports comme pour les centres commerciaux la filières Pinkerton s'engraisse d'argent public qui financera aussi l'enseignement privé au nom dela continuité de la loi Debré

Ensuite, les propositions d’installation de ces grilles et dispositifs (tels que le patronat de la métallurgie les a installés devant les usines dans les années 80 afin d'interdire aux syndicalistes de contacter les travailleurs) pour aujourd'hui accueillir les enfants dans des lieux qui pour être efficaces ne peuvent avoir un aspect carcéral, plus que toute déclaration, signe un élargissement des conceptions liberticides de l'organisation sociale.

 

Comment ne pas noter que la première conséquence des mesures adoptées ne sera pas de sécuriser l'espace scolaire face à une intervention fanatique mais surtout d'encadrer voir interdire toute contestation des enseignants et des parents devant les choix de politique scolaire.

Cela annoncé comme par hasard la semaine où le ministère annonce la volonté du gouvernement de réduire drastiquement le nombre d'écoles primaires en imposant des regroupements au nom des économies budgétaires dont les enfants déjà victimes des fermetures de classe se verraient maintenant imposer des trajets en transport qui eux ...ne sont jamais sécurisés mais font les matelas de biftons des patrons des boites de transport par cars.

Disons le tout de go : de même que l'état d'urgence à d'abord servi à réprimer le mouvement social, ces mesures sécuritaires vont d'abord servir à contenir voir réprimer les colères des enseignants et des parents, à sanctuariser de façon policière un espace qui plus que jamais à besoin d'une conception ouverte et laïque pour construire les citoyens de demain.

Rédigé par Canaille Lerouge

Publié dans #Ecole, #laïcoté, #liberté, #Liberticide, #politique

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