Animaux survivants

Publié le 22 Août 2016

Parmi les espèces méconnues

qui traversent le temps,

aujourd'hui,

le dahu rose

Animaux survivants

Il est fréquent d'entendre dire que les sauriens seraient, avec l'ornithorynque,  les derniers survivants des ères précédentes. C'est très possible mais il semble que les naturalistes fassent l'impasse avec une espèce qui, bénéficiant si on peut le dire ainsi du déréglement politico climatique, semble avoir une activité reproductrice foisonnante. 

Canaille le Rouge veut parler de ces marqueurs si forts du temps des ères primaires qu'ils en font leurs indicateurs biologiques génériques tant ils en portent l'estampille dans leurs gènes : les dahus roses.

Comme vous le savez le dahu ordinaire (dahu simplex) est un animal semi-nocturne qui a besoin de beaucoup de bruits et, dans les régions à la géographie tumultueuse, est pour cela chassé en battue. Pas ou peu de Dahu (mais alors enrobés) dans les grandes plaines industrielles ou céréalières ; il ne prospère pas dans les régions ou les organisateurs de la chasse sont occupés à faire du blé. Pas de dahu dans les déserts brûlants là, l'animal le plus fréquent est la crylique (bio oilum pétra) dont la fourrure sert à vetir les gens des contrées plus froides

Non, le dahu, et singulièrement l'espèce qui nous interresse, établit sa tanière dans les régions mollement vallonnées . 

Problème de l'animal c'est sa configuration orthopédique et ses pattes gauches plus courtes que celles de droite ( en se souvenant que quand vous regardez le dahu de face, ce sont ses pattes pour vous à droite qui sont plus courtes (voir illustration)  et donnent ainsi illusion d'une dimention plus forte de la gauche la vérité alors que ce sont ses appuis de droite qui sont les plus vigoureux. le sens de la marche pour rester debout devrait le conduire à tirer vers la gauche mais la puissance de ses appuis droits le font  systématiquement  trébucher voir alors basculer vers la droite au fur et à mesure qu'il accompagne le sens du temps qui passe.

Une autre singularité de l'espèce est de faire savoir en groupe qu'il serait par essence solitaire.

Contradiction apparente liée au fait qu' un peu comme pour le brâme du cerf, il doit se singulariser à partir d'un parcours commun sur le même biotope : annonce de tous les dahus roses : "je suis la gauche authentique". S'il leur est demandé de le prouver en avançant dans le sens de la rigueur scientifique, l'atrophie des pattes gauches le font vite chuter, au mieux il reste sur place à la recherche d'un appui  permettant de poser l'antérieur gauche et mettre le postérieur du même côté à hauteur de son symétrique c'est la position d'alternance. La pose de l'antérieur gauche répondant au terme de "cohabitation".

Morphologiquement, l'animal est aussi prêt pour une alternative qu'un caïman pour escalader le Mont Blanc.

Parfois, à partir d'un parcours judicieusement sélectionné, jouant sur l'effet vitesse permettant équilibre, certains se lancent dans une course effreinée en se ravitaillant à l'audimat, négociant des courbes assurant l'équilibre, broutant dans des estives des pousses de sondages. Aux beaux jours, on peut les voir lors de rendez-vous diurnes annuels dans les vieux massifs hercyniens où ensuite, à bout de souffle, soit ils tomberont (handicap du squelette), soit ils s'incriront dans le versant sécurisé du tourne à droite c'est ce qui jusqu'à ce jour a assuré la survie de l'espèce, de Solutré à Beuvré il y a matière à vérifier le théorème. 

Ce qui est singulier avec cet animal et sa traque, faisant le lien avec la dimension primaire de l'espèce que tout naturaliste pourra confirmer, c'est le rapprochement avec l'aquatique ornithorynque tant la chasse au dahu rose (cela vaut là pour les  autres nuances de pelage) conduit de façon obligatoire à quitter les coteaux escarpés pour se retrouver à échéance quinquennale dans les zones plus ou moins marécageuses de la pêche aux voix.

 

Rédigé par Canaille Lerouge

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