Valmy ou Vichy ? La question ne sera pas posée ...

Publié le 25 Juillet 2016

sauf si le monde

du travail et de la création

s'en empare

Valmy ou Vichy ? La question ne sera pas posée ...

Dans le simili affrontement politicien entre la droite blanc-bleue et la droite rose via Cazeneuve et la police municipale du sécuriland offensée de Nice transformée en république bananière des résistibles Arturo Estrosi-Ciotti, les échanges de mails et autres commandements (d'huissier) à défaut de police que les protagonistes échangent,  diffusent un brouillard délétère. Canaille le Rouge reprend sa formulation du 20 juillet "la somme d'ignominies qui vient broder de fils glauques le linceul si sinistre de l'intolérable barbarie de Nice."

Le vrai problème, ou la question, n'est-elle pas la faillite en la matière d'un état d'urgence qui se révèle avoir été quasi-exclusivement utilisé comme outil de répression sociale, le différentiel de mobilisations des forces de police (toutes catégories) le démontrant si besoin.

 

Il faut (re)lire l'iinterview d'Elisabeth Roudinesco dans l'Huma au lendemain de la tuerie du Bataclan.Les choses sont clairement qualifiés : il s'agit de fascisme. Et le fascisme soit on le combat soit on est complice. La passe d'arme entre le gouvernement et les comtes de Nice ne participe de ce combat par contre leur surenchère contre les luttes sociales et demandes et moyens de répression font son lit.

Cette phrase d'E Roudinesco  : 

Tout cela est fait pour semer la peur et ça réussit. D’autant que la France est aujourd’hui très fragilisée par la montée du lepénisme. Les autres populismes en Europe sont moins graves que ce que nous vivons en France. Parce qu’ici, quand on n’est pas à Valmy, on est à Vichy. On a des vieux démons qui s’appellent le vichysme, l’antisémitisme, le racisme, l’extrême droite. C’est un phénomène dangereux parce qu’il touche les classes populaires.

Pour que cet appel ne sonne comme cor de Roland, il serait bon que Nice ne serve pas de Ronceveau et que les Ganelons (tous) soient démasqués et isolés.

Depuis le Bataclan tandis que le gouvernement vend de armes aux complices des tueurs, que les services spéciaux sont expédiés dans les zones destabilisées par les gouvernement depuis une dizaine d'années, cela dans des conditions plus que douteuses, la police sillonne les rues contre les grévistes, nasse, gaze et bastonne les manifestant mais pendant ce temps toutes la "bigbrother-industrie" n'est pas capable d'intercepter un camion tueur.

Pendant que Armagnac et les Bourguignon du képi s'affrontent à coup de sabres médiatiques, d'autres échaffaudent des stratégies pour voir comment investir le ¨Palais ou au moins s'y gagner des appuis.

Pendant ce temps, bleue, brune ou noire, la peste continue de poser ses bubons.

Ce n'est pas en regardant les promotions possibles de maires du Palais ou en regardant comment sera partagé l'héritage d'un empire en re(dé)composition que le peuple trouvera son compte.

 

Dès l'après Bataclan, E Roudineco enfonçait le clou :

Les islamistes radicaux ne sont pas un nouveau prolétariat qui aurait remplacé les damnés de la terre, non ! Les combattre, c’est la meilleure façon de combattre aussi l’extrême droite, qui est communautariste, raciste. La notion de « français de souche », l’appel aux racines, à l’ancrage dans le terroir, sont des ignominies : la France est un pays dans lequel nous sommes tous les héritiers d’immigrés.

Voila qui fait bien le tour de ce champ clos ou s'affonte Vichy et Valmy. D'autant que la question du tueur de Nice n'est même plus centrale dans l'affrrontement mais bien celle de comment défendre et moderniser les valeurs républicaines.

Canaille le Rouge choisi Valmy.

Il serait bien que ceux partagent cette voie cesse les petit jeux de cours qui fait la délectation de Vichy, gardien de ces institutions qui servent à s'opposer à Valmy. 

Rédigé par Canaille Lerouge

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