Orlando et UEFA

Publié le 13 Juin 2016

Les bas de plafond tiennent les stades

Orlando et UEFA

A travers le monde, les gens se rassemblent, partagent colères et condamanations. Dans toutes les grandes villes et capitales, par dela le symbole parfois honnis à juste raison du drapeau impérialiste des monuments se parent des couleurs du drapeau américain au coté du drapeau arc en ciel pour crier colère et rendre hommage aux 100 victimes dont 50 tués de l'attentat d'Orlando.

On aurait pu penser que le monde du sport s'inscrirait immédiatement dans cet hommage. Les sportifs certainement. Nombre d'organisation sportives aussi. 

Mais ne comptez pas sur l'UEFA pour qu'un hommage leur soit rendu lors de l'Euro de football : ce "serait tout simplement irréaliste" (sic), explique l'UEFA.

N'y voyez pas malice, non.Que ce pragamatisme racorni qui est à l'action ce que le détournement du regard est à la solidarité.

"Nous avons néanmoins par le passé également rendu hommage lors de matches de l'UEFA suite à des événements tragiques de grande ampleur ayant conduit à la mort de milliers de personnes, comme des catastrophes naturelles par exemple."

ose  nous dire la camarilla des placements financiers et rentes sur finances publiques.L'ampleur est insuffisante, pas assez naturelle et le nombre trop réduit ?  

Mais pour les victimes de la plus importante attaque terroriste ciblée sur des bases d'exclusion et donc raciste perpétrée sur le sol américain, le plus grand massacre d'être humain aux USA depuis World Trade Center ? Visiblement trop banal pour l'UEFA :

"Il y a malheureusement des événements tragiques qui se déroulent presque quotidiennement partout dans le monde, et il serait tout simplement irréaliste de rendre hommage à toutes les victimes.".

Combien faut-il de morts pour que les pachydermes de l'UEFA soulèvent une paupière engourdie par le poids des banquets avec tout ce que le monde politique compte de cacique homophobes ?

Les mêmes qui avaient quasiment applaudit (voir solicité) l'insrtallation de bordels proches des stades lors d'autres occasions montrent le sens de leur tolérance: celui des maisons du même nom.

Aucun hommage ne sera donc rendu aux victimes d'Orlando lors de l'Euro de football.

Cela dit et outre la légitime indignation  comment ne pas sursauter à voir les titres de la presse rendant compte du massacre ?

 

Alors que la nature homophobe du massacre est connue de façon incontestable depuis le 12 juin à 22h00 la presse Française a d'abord titré en contournant soigneusement cette dimension  qui comme pour d'autres victimes sous d'autres latitude, à d'autres dates ont été assassinées pour des croyances, choix de vie, couleur de peaux, engagements ou prises de positions citoyennes qui font de ces assassinats des crimes politiques.

L'UEFA ne fait que faire rebondir le ballon de la banalisation du meurtre fasciste dans sa surface et s'interdit toute contribution à réparation. Cela ne diminue pas sa responsabilité mais ne peut masquer les prudences rédactionnelles qui préservent les lectorats voir pour certains l'actionnariat des titres.

Les fascismes pour pluriels qui soient sont insécables et ramènent toujours aux mêmes causes.

Rédigé par Canaille Lerouge

Publié dans #Coup de gueule, #crimes, #foot

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