Code du travail pour simplifier, ajoutons des pages

Publié le 9 Mars 2016

Encrons plus encore

de papier

pour mieux ancrer

le droit divin

patronal.

Code du travail pour simplifier, ajoutons des pages

Mais d'abord ils arrachent celles qui chagrinent le patronat 

Dans un premier temps "on" (en fait pouvoir et patronat, leurs relais idélologiques) nous a dit : pour avoir des emplois, il faut rendre les entreprises plus compétitives. Donc entre cadeaux fiscaux aides et autres dégrèvements, à partir des richesses produites par notre travail, après nous avoir bien enfoncé dans le crâne que la cause essentielle du chômage était le "coût du travail", ils ont donné des aides à tire larigot pour le baisser et justifié de bloquer les salaires ; ce qui a permis d'offrir 40 milliards par an au MEDEF (Pacte de Responsabilité et CICE) lequel n'a créé aucun emploi, cadeaux cumulés avec d'autres aides ; on a injecté 110 milliards d'euro par an dans les coffres patronaux. En conséquence de quoi le chômage n'a fait que croitre et embellir.

Maintenant, devant l'échec attendu de leur pan A, ils passe au plan B : Comme il faut continuer à gonfler les profits qui servent les dividendes, maintenant il faut s'en prendre à cet obstacle majeur au droit de surexploiter en paix : le code du travail. On nous dit que le code du travail est le responsable de notre chômage massif. Que pour embaucher il faut pouvoir livencier, qu'il faut licencier plus facilement et rapidement des emplois codifiés pour pouvoir créer des emplois ...précarisés.

Pour cela, il faut accepter de travailler plus (40 heures, voire 60 heures par semaine).  en fait ce gouvernement exécute à la lettre toutes les propositions du patronat dans le but exclusif de permettre d'augmenter les dividendes versés aux actionnaires (+30 % sur un an).

Donc de pulvériser plus d'un siècle de droit social : ils ont commencé avec le travail de nuit généralisé aux felmmes au nom de l'égalité (mais à travail égal salaire égal là, pas question). Maintenant être moderne, c'est le travail des enfants, semaine de 60h00, flexibilité et mobilité au choix du patron etc. cela demande de passer toutes les avancées qui font le socle républicain à la moulinette.

Au passage, osons une comparaison :  

Image : 30% de vitesse supérieur dans le radar , c'est à minima 3 point et une amende proportionnelle. Griller un feu rouge ou un stop, c'est 6 mois de suspension de permis  et une amende trapue. Etre cause d'accident avec dégâts corporels c'est de la prison parfois sans sursit et cela semble normal.

Mais 30% de dépassement de la durée du travail, cause de condamnation au prud'homme pour non respect du droit c'est la porte pour la victime et maxi 15 mois de salaires même si la victime à 30 ans d’ancienneté dans la boite.

Les patrons condamnés en justice (la prud'hommie est un outils constitutionel de la justice de notre pays ) pour abus ou non respect du droit se voient non plus considérés comme des délinquants au yeux de la loi mais comme de simples acheteurs d'indulgences à montants plafonnés.

C'est ce que Moscovici appelle "passer à la vitesse supérieure pour pouvoir offrir plus de croissance et d'emplois à leurs citoyens". C'est très concrêtement la transposition en droit français les orientations européennes ultra libérales en matière de droit d'exploiter sans contraintes.

Ce qu'on appelait les directives à transposer et qui ont conduit aux privatisations et démantèlement de nos services publics, leur pilotage par la rentabilité financière, le dirigeant du PS Moscovici demande au dirigeant du PS Hollande, à son commis Valls et ses aides de le mettre en oeuvre en matière de droit du travail .

 

Mais la presse (Le Monde du 9 mars par exemple) la ministre et son chef de poste prétendent que dire cela, c'est ne pas savoir lire le projet de Myriam El Thatcher.

Quand on ne partage pas c'est qu'on ne sait pas lire ; c'est bien connu.

Il fallait alléger le code du travail disent-ils. mais que pour allèger les droit des travailleurs. Pour allèger les contraintes pour les Zemployeurs, ils rajoutent 27% de paperrasse pour encadrer les privilèges patronaux.

Mais bon certains, pendant ce temps, au lieu de regarder et d'écouter les exigences populaires s'interrogent sur la présidentielle et regardent comment participer à la primaire.

C'est en cla que le PS est grand et que ça se bouscule au portillon politicard pour être son prophète.

Rédigé par Canaille Lerouge

Publié dans #politique, #MEDEF, #patrons, #social

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Tournarie 12/03/2016 14:12

entièrement d'accord sur le fond, mais petite exagération : "Griller un feu rouge ou un stop, c'est 6 mois de suspension de permis et une amende trapue", je crois qu'il n'y a suspension de permis que si récidive ou accident ?