L'Urne ou la rue ? Choix unique ?

Publié le 6 Février 2016

Vous n'oubliez rien

camarades ?

L'Urne ou la rue ? Choix unique ?

Sans cesse sur le métier remettre son ouvrage (encore)

Canaille le Rouge n'a rien à priori conte le camarade Wamen, à Amiens, chez Goodyear, il se bat et clairement. C'est une réalité incontestable et donc ce qui suit n'est pas dirigé contre le militant. Il s'agit plutôt de voir comment de la sympathie, de la solidarité indispensable ici totalement partagée conduisent à des propos parfois quasi idolâtres que certainement (en tout cas souhaitons le) il ne partage pas.

Des propos qui commencent à circuler sur la toile, les concernant lui et (ou) d'autres camarades en première ligne, les présentant comme "meilleurs candidats à la présidentielle que les pourris traitres ou lâcheur en coulisses". Sur les raisons du rejet, peu de doute. Pour la Canaille pas question d'échanger son baril de citoyenneté contre deux quelconques des hors sols à primaire qu'on nous agite sous le nez pour occulter la vue des renoncements de tous.

Mais êtes-vous vraiment toutes et tous certains que l'élection présidentielle quel que soit le ou la candidate soit la solution ? Pouurquoi ce hochet ? Est-ce que le résultat d'un premier tour fait pour (re)voter Hollande au second "afin d'éviter la haine" ou le retour de fa@# changera le lundi matin la nature de l'exploitation ? Est-ce que cela changera le cadre institutionnel mis en place et bordé par la classe dirigeante qui pilote l'économie du pays ?

Le vote ne sert à rien ? Si. il une clé, qu'une clé pour ouvrir des portes voire les bloquer ouvertes. Si elle ouvre sur le vide, l'enfer ou un cul de basse fosse qui le sachant, en conscience va tourner la clé ?

Autre chose serait qu'un rapport de force politique mettent en responsabilité des militants aguerris. Mais la présidentielle, c'est la madrague à tuer la citoyenneté et pérenniser le système, ce système de filet piégeant qui enserre les poissons pour les mener au final à la conserverie.

Regarder Tsipras. Pas d'enseignement à tirer de ses pratiques qui se calquent sur celles de Blummollet ? Dans ces moments de crise aigue où les institutions servent à contenir la colère et où elles sont reformatées au besoin des exploiteurs, Canaille le rouge fait plus confiance au cahier revendicatif, à la convergence des luttes, aux explications à aller demander à tous les élus qui fabriquent des saloperies (et là on a un sacré déficit à remonter) qu'à la primauté du jeu institutionnel. Primauté au mouvement populaire. Le capital le sait , d'où l'état d'urgence et le durcissement de la répression.

En plus concernant cette capacité à idéaliser les militants, un peu de réflexion à partir de l'expérience : ce qui fait leur force, c'est d'être de plein pieds avec leurs camarades de lutte. Attentions au culte de la personnalité le mouvement ouvrier a déjà donné et il le paie toujours, et chèrement. Même ici les exemples ne manquent pas.

Donc, si nous commencions d'abord à parler de rapport de force politique et comment il se construit ? les urnes ? la rue ? Présentées l'une l'autre en opposition ? Pourquoi ne vient jamais spontanément dans la bouche de syndicalistes ce lieu où se crée la richesse, celui de l'exploitation et de l'exclusion pour mieux exploiter : l'entreprise ? par excellence le lieu où il est possible de gripper le système ?

Cette non spontanéité est signe de l'imprégnation idéologique (y compris de ceux qui se battent le mieux) de cette pseudo neutralité décidée par ceux qui ne le sont jamais pour préserver leur profit mais qui pour l'extorquer décide d'exclure de la citoyenneté tout l'espace social, l'espace-temps productif qu'ils détournent à leur usage exclusif.

Là est la solution.

Opposer l'urne à la rue comme moment exclusif de l'expression de la colère permet justement au capital et ceux qui s'en accommodent (ou le défendent) d'éviter le fond du débat : 36, 44, 68 ce n'est pas la rue mais la grève d'abord, qui ensuite déborde.

95 c'est la grève dans les entreprises. La manif, importante pour rendre plus visible la lutte  marque ce moment où le patronat doit constater qu'il perd le pouvoir là où il exploite.

Et c'est toujours là historiquement que se nichent les abandons des uns les trahisons des autres la récupération par l'ordre établi (regardez le parcours des trotskystes, maoïstes et pseudo anarchiste canal historique de 68 : Medef, ministères, arbitres des primaires qui sauvent le système. Et la peur panique des détenteurs des leviers du capital qui les ont pour cela intégrés et les nourrissent grassement.

Est-ce de cela qu'on besoin les travailleurs ou de se doter d'outil politique de rassemblement et de construction en commun de projets qui permettent avec un syndicat de classe et de masse de démocratiquement ne pas lutter à cloche-pied ?

Savoir quelle alternative construire, décider ensemble vers où aller, que mettre pour cela en commun ?

En commun ? Tu as dit en commun Canaille ?

Ben oui ! commun comme communiste : l'Idée toujours aussi neuve comme le Bonheur.

Rédigé par Canaille Lerouge

Publié dans #politique, #alternative, #communistes, #lutte de classe

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