Du forum au conclave, "primaires pour une élection"

Publié le 1 Février 2016

ou la dérive

de la démocratie.

Il faut savoir être moderne et laisser de côté tout ce qui n'est que secondaire (crise, chômage, casse industrielle, guerre, facisme rampant, baisse de l'espérance de vie etc.) pour se focaliser sur l'essentiel : le prima des primaires.

Donc, "primaires pour une élection", ou comment avec un synode arc en ciel, le conclave a décidé de prendre le pas sur le forum.

Ainsi donc l'alpha et l'oméga de la vie politique serait résumable à l'organisation de primaire, laquelle serait le point G de l'extase démocratique, pour que tous puissent prendre leur pied, Canaille le rouge a pensé qu'il fallait des règles simples, codifiées, ayant fait leurs preuve ét économe en argent public. La canaille propose aux hors sol qui s'esbaudissent à l'idée de leur primo-affection un mode de fonctionnement permettant sélection.

Facile, les jeux télévisés offrent une trame facilement transposable :

Rien de plus simple que de partir de "question pour un champion" pour faire "une primaire pour l'élection".

Voilà une règle pour jouer,. M'sieurs dames les hors sols, amusez vous bien amusez-vous bien.

Pendant ce temps Canaille le rouge va poursuivre son activisme à militer pour détruire le rapport social d'exploitation qui se nomme capitalisme (mais ça, c'est une autre histoire)

" une primaire pour l'élection", règlement.

 

Les candidats qui participent à primaires pour l'élection sont choisi par leurs pairs.

Le citoyen électeur potentiel est appelé spectateur et verse dans la cagnotte pour acceder aux tribunes de l'arène, appelées plateau.

Les candidats s'affrontent dans 3 manches : par élimination jusqu'à arriver au face à face appeler dépôt de candidature avant 1er tour.

Seul sera conservé le candidat arrivé en tête les autres s'engagent à se retirer de la compétition

Un candidat peut se retirer et collecter des points pour la cagnotte politique qui servira au finaliste.

 

Première manche : le « kiklékalifiable"

Les candidats doivent répondre rapidement à une série de questions, en appuyant sur un buzzer. Des questions simples du genre.

  • Montant du smic
  • Prix du ticket de métro
  • Nombre de jours ouvré de congés payés
  • Montant des fonds publics injecté par ans dans les coffres bancaires (droit à un joker)

Lors de l'énoncé de la question, le candidat qui prend la main et donne la bonne réponse remporte entre 1 et 3 minutes de Pujadas capitalisable en fin de cycle….s'il gagne.

S'il se trompe ou met trop de temps à répondre, un signal sonore d'erreur retentit et le candidat perd la main.

Les autres candidats peuvent ainsi appuyer sur le buzzer pour répondre et tenter de piocher dans la boite à chronopujadasserie.

Les candidats peuvent buzzer avant même que la question ne soit terminée, l'animateur interrompt alors l'énoncé de la question. Certaines questions sont formulées de telle sorte que la réponse puisse être rapidement déduite ou devinée par chance.

Par exemple : "qui a dit mon ennemi c'est la finance".

Pour se qualifier, un candidat doit marquer plus de point que ses concurrents. C'est la phase image démocratique.

Lorsqu'il ne reste plus que 3 candidats en lice, une bonne réponse vaut 2 points, et lorsqu'il n'en reste plus que 2, elle vaut trois points.

Les trois candidats n'atteignant pas 4 points sont éliminés et pourront donner leur impression lors d'un passage sur BFM TV à 2h37 le jeudi matin,

 

Deuxième manche : le « qui prend la suite »

Quatre thèmes de questionnaires sont proposés. Chacun à leur tour, en fonction de l'ordre de victoire lors de la première manche, les candidats choisissent le thème sur lequel ils souhaitent être interrogés.

Les thèmes sont sélectionnés en toute impartialités par un jury composé de patron du CAC 40 et de la BCE.

Chaque concurrent peut user d'un joker. Par référence à Athènes, le joker se nomme syriza il ne peut user qu'une fois du Syriza (le jury valide la pertinence de l'usage)

Chacun à leur tour, ils devront répondre dans un délai de 40 secondes à un maximum de questions. Chaque bonne réponse rapporte un point. S'ils se trompent ou passent, leur score retombe à 0. Une fois arrivés à 40 secondes, leur résultat est enregistré. Le score va de 0 à 4 et représente le maximum du nombre de bonnes réponses consécutives. Les 2 candidats ayant obtenu le plus de points sont qualifiés pour le face à face. Si un candidat a fait l'impasse sur son Syriza il est qualifier d'office.

 

Jeu décisif

Si 2 candidats ne peuvent être départagés (après point particulier du Syriza), ils le sont par un jeu décisif au cours duquel ils répondent à des questions. Commençant par la formule « Que suis-je ? » ou « Qui suis-je ? »,

Les questions sont préparées par un jury constitué de la BCE, du FMI et de la Commission de l'UE et valide la connaissance des candidats en matière des règles de l'UE (il est prévu de rapidement élargir au Tafta.

 

Troisième et dernière manche : le « face-à-face (final) » (instaurer pour faire oublier la possibilité de la lutte du même nom)

Le « face-à-face » oppose les 2 candidats finalistes, dans lequel ils doivent deviner chaque réponse à partir d'une définition ou d'une biographie.

Après avoir donné le « top », le présentateur commence à énoncer la définition, d'une durée de 20 secondes. Le candidat ayant la main buzz quand il pense avoir la bonne réponse cela s'appelle le premier tour .

Plus la bonne réponse est donnée tôt, plus elle rapporte des points. Lors des premières secondes du chronomètre, une bonne réponse rapporte quatre points, puis trois, deux et un seul point.

Exemple :

"comptez-vous poursuivre la casse de la sécu?"

Oui :4 point

On va voir :2 point

"je vais regardez à réunir les partenaire sociaux" :1 point.

"Ce n'est pas dans la feuille de route et m'y oppose" : 0 point.

Par ailleurs, lorsqu'un candidat donne une mauvaise réponse, la main repasse à l'adversaire.

Exemple : la sécu doit être rendu aux travailleurs "mauvaise réponse vous perdez la main", l'élimination est de droit au bout de deux mauvaise réponses

Par défaut, le candidat qui a pris la main peut répondre dans les zones à 4 et 2 points ; s'il a laissé la main, il peut répondre dans les zones à 3 et 1 point. Sur le plateau, les candidats n'ont qu'une lumière en face d'eux pour voir s'ils ont la main ; ils ne savent pas combien de temps il leur reste pour appuyer, ni dans quelle zone de points ils se situent.

C'est Monsieur Gattaz en régie qui ajuste cadrage, montage et l'éclairage.

Le candidat arriver en tête remporte la primaire, et est désigné comme le champion.

 

Fin de jeu

À la fin de chaque manche, le perdant reçoit des lots de consolation tels qu'une circonscription gagnante, une place au CESR ou dans une commission de travail d'un sous secrétariat d'état.

Le gagnant reçoit quant à lui le droit de poursuivre. Il peut décider de se désister, proposer au champion sortant un prix pour lui céder sa place et de dire pour qui il appellera à voter au second tour. On dit qu'il est alors ministrable.

La cagnotte politique augmente à chaque manche abondée par les spectateurs appeler à apporter leur soutien à un des joueurs.

La cagnotte tombe tous les 5 ans, s'il le désire le champion en place peut s'engager dans une nouvelle série et pour cela est autorisé à ne s'engager qu'au niveau de la troisième manche il est alors désigné comme champion sortant.

Après deux succès d'un même candidat, celui-ci part. Mais après chaque victoire, il peut choisir de partir avec ses gains, auquel cas le finaliste défait reviendra la fois suivante contre les nouveaux candidats.

À chaque fois que la cagnotte tombe, celle-ci redémarre à un mandat Elle augmente par tranche appelé partielle, ou de remaniement.

La plus grosse cagnotte avant l'existence du jeu a été remportée par François, avocaméleon politique et a atteint 12 années avant de se retirer.

Le conclave des hors-sol tente d'inaugurer un nouveau mode d'horsolaucratie.

(DR Canaille le Rouge)

Rédigé par Canaille Lerouge

Publié dans #politique, #primaire, #foutage de gueule, #dérive, #démocratie

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