♫Exemple d'orange, ça dérange♫

Publié le 6 Janvier 2016

Du monopole public de service public

au monopole privé pour gaver les rentiers.

♫20 ans déjà

et voila les dégâts ♫

♫Exemple d'orange, ça dérange♫

« Les monopoles publics, c’est lourd, c’est cher et ce n’est pas efficace. Un peu de concurrence là-dedans ça ne fera pas de mal et ces feignants de fonctionnaires vont enfin se mettre au travail. »

 

Voilà en substance ce qu’on a pu entendre ou lire dans les médias, les allées des droites puis celle du pouvoir quand le gouvernement Jospin de 97 n’a pas stoppé la privatisation de France Télécom (qu’il avait promis aux électeurs de stopper, Robert Hue disant dans les allées de La Courneuve au militants d’Ile de France de FT que "c’était trop tard le coup était parti").

Aujourd’hui un monopole privé est en installation. Orange va racheter Bouygue. 

Privé à plus d’un titre : privé pour les profits, privé de garanties statutaires et sociales pour les personnels.

Privé du droit de contrôle public sur les contenus des prestations, les potentialités et les tarifs pour les usager.

Privé de la qualité d’entretien des réseaux quand on voit poteaux cassés, bricolés, lignes à terre ou mal arrimées liés à une sous-traitance interdisant aux personnels d’intervenir correctement.

Mais permettant des dividendes et des salaires pharaonique privés de toutes retenues pour ces parasites cooptés dans la coterie politico-affairistes, souvent fraudeurs fiscaux, pour garnir les états major d’Orange .

Comme pour EDF, la SNCF, la continuité territoriale maritime, l’ensemble des infrastructures de transports terrestres, une exigence majeure doit renaitre et s’exprimer dans le pays : la reprise du contrôle technique administratif et financier, avec un contrôle des usagers et une maitrise globale par les salariés qui les mettent en œuvre.

Aucun, Canaille le Rouge l'affirme bien haut et fort,  aucun* parti en 2016 ne porte cette exigence totale, révolutionnaire parce qu’autogestionnaire dans ses cartons et projets.

Utopie ? Pas plus que la nationalisation de la SNCF fin 1937, celle d’EDF GDF en 1947.

Répondre aux besoins économiques et sociaux des usagers domestiques et industriels avec une égalité de traitement en tout point du territoire et donc pour cela l’affirmation de la souveraineté populaire pour le mettre en œuvre et le contrôler, cela a un nom : c’est la voie d’un réel socialisme.

LaValls prétend via les sondages que 85% des français soutiennent ses choix d’exclusions et de déchéances. Et si nous nous pétitionnions et agissions pour exiger hors de tout alignement sur de quelconque choix déterminés hors de nous d'un passage sous contrôles publics de tous les services économiques et industriels en réseaux, pour en faire la charpente d’une autre société qui exile les actionnaires et leurs mercenaires à Vaduz, Luxemburg, Davos, Jersey ou autres puisqu’ils ont la double nationalité française et spéculolandien ?

Rêve. Utopie ?

Avec un bon rapport de force, c'est comme en 37 ou en 46 à portée de main 

 

Le P « c »F avec ses « pôles publics », sa « mixité à dominante publique et sociale » s’inscrit dans la longue série des capitulard honteux pour rester à l’intérieur du cadre de l’UE permettant à son groupe à Straxelles ou Bruxbourg de toucher sa prébende ( 1,632,113 Euros en 2015 si nous en croyons les compte publié par le parlement européen)

 

Rédigé par Canaille Lerouge

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