Thomas More encore

Publié le 16 Décembre 2015

toujours dans cette même édition de l'Utopie.

Thomas More encore

On aurait du distribuer cela aux participant à la COP21.

Ecrit en 1516, 84 ans avant que coupable d'athéisme et d'hérésie blasphèmatoire, l'église fasse brûler vif Giodabo Bruno.

Voici ce que dit Th. More à propos de la ruine de l'agriculture et de l'industrie par une aristocratie foncière nobilière qui spécule sur les viandes la laine et détruit la campagne britannique en poussant tout le peuple à la famine à l'errance et à la mendicité:

 

"Arrachez de votre île ces pestes publiques, ces germes de crime et de misère.

Décrétez que vos nobles démolisseurs reconstruiront les métairies et les bourgs qu'ils
ont renversés, ou céderont le terrain à ceux qui veulent rebâtir sur leurs ruines. Mettez
un frein à l'avare égoïsme des riches ; ôtez-leur le droit d'accaparement et de monopo-
le. Qu'il n'y ait plus d'oisifs pour vous. Donnez à l'agriculture un large développe-
ment ; créez des manufactures de laine et d'autres branches d'industrie, où vienne
s'occuper utilement cette foule d'hommes dont la misère a fait jusqu'à présent des
voleurs, des vagabonds ou des valets, ce qui est à peu près la même chose.

Si vous ne portez pas remède aux maux que je vous signale, ne me vantez pas
votre justice ; c'est un mensonge féroce et stupide"

Ce livre en version anglaise et traduction française devrait être offert à tous collégiens entrant en 3eme.

Vu les choix de Thomas More, pas sûr que Macron soit d'accord pour permettre à l'Education nationale de budgéter l'opération.

Outre son style vivant, polémique, Une langue qui renvoit à Rabelais et Montaigne, une magnifique description de l'état économique de l'Angleterre et par ricochet de l'état du monde européen du 16e siècle (à cet époque, les habitant de l'autre rive de l'atlantique venaient juste de découvrir que Christophe Colomb était un criminel esclavagiste pillard et cupide. A l'autre bour de la méditérannée, la civilisation arabe et perse inondait le monde de ses lumières. Plus loin la Chine et le japon regardaient les européens comme des barbares pour le moins rustiques, en Afrique brille de ses citées et de ses civilisations, l'église entassait dans ses coffres les dividendes de son voeux de pauvreté.

Si La Canaille va tenter de persiller ses p@ges des fleurs et verdeurs de monsieur More, allez donc à votre bibliohèques la plus proche et passer leur commande (existe aussi sur la toile (en PdF).

Pour tout vous dire, depuis qu'il a retrouvé l'ouvrage lequel patiement attendait sur un rayon de sa bibliothèque, Canaille le Rouge le sillonne avec gourmandise, d'où son plaisir à vous le faire partager.

Rédigé par Canaille Lerouge

Publié dans #philosophie, #politique, #histoire, #société, #socialisme, #capitalisme

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jean-marie Défossé 17/12/2015 06:30

Je pense La Canaille que tu partageras mon avis sur l'évolution souhaitée et souhaitable de notre civilisation depuis l'époque de Thomas More : RIEN n'a changé !
Hormis le fait que les aristocraties ont depuis fait alliance et consolidé leur pacte avec les monarchies et les hiérarchies religieuses pour contrer l'émancipation réelle des peuples ; pouvoir des peuples qu'ils appellent dans leur langage d'élites "respectables" : LA PESTE ROUGE .
Non RIEN n'a changé ! Sauf pour ces "beaux" messieurs qui s'efforcent au quotidien de donner à la mort un caractère d'INDUSTRIALISATION à grande échelle .