Récit édifiant des charognards surveillant la viande fraiche

Publié le 1 Novembre 2015

Ou comment la panique

mine enfin leur cabèche

Récit édifiant des charognards surveillant la viande fraiche

Les hyènes patibulaires, les loups, pour munis de la force qu'ils étaient, mesuraient bien que la révolte de ce qu'entre eux ils nommaient le troupeau les rendait vulnérables.

Ils tinrent conseil.

Je propose dit la hyène mère supérieure,  envisageant le besoin d'un troupeau, de lui circonscrire l'espace pour le garder sous contrôle,

Un chacal de passage entre deux séminaires, se rappelant ses périples proposa solution somme toute écologique : encerclons- le d'une haie si haute qu'il ne la saute, si dense qu'il ne la pénètre qu'un par un, si attrayante qu'ils l'entretiennent quitte à se donner du bon temps en croquant quelques fleurs et pétales oui là est l'issue : les charger d'entretenir leur prison végétale.

Ainsi fut fait et clôture de rosiers d'Epinay enserra le domaine, Des lustres durant le troupeau s'esbaudissant de la vigueur de la fleur, ne se souciant de rien, resta confiné par l'ardeur défensive de ses épines.

Oui, repris le loup c'est bien beau, mais pour mur qu'il soit, il n'est que végétal et il faut à ce troupeau lui faire comme issue un dédale. Comment faire mais comment faire ? Pour que la nature soit au mieux gérer, pour ne pas avoir à l'amender ni engager des travaux trop coûteux pour nos bourses affamées ? Il faut aussi, dit Lupus master, pour l'avenir garantir, avec fermeté cet espace gardienner.

Il faut trouver un garde que nous nommerons Berger. Inspiré des pasteurs menant au gré des divins préceptes le troupeau là où nous voulons le laisser paître. A lui de mesurer sa dose d'herbage pour nous laisser stocker notre trébuchant fourrage.

C'est ainsi que Berger et des chiens affectés fut chargé par la meute de garder le troupeau tel que celle ci se le voulait.

Le troupeau n'en est pas un. L'histoire en témoigne. Et si la rose fait bonne mine à tout vent, sourire pour séduire avant de mieux griffer le cheptel, celui-ci point mouton, ni veau, mais se révélant colère, des chemises d'un des fauves mit les manches en galère, les cols au vent volèrent et deux trois hyènes dégustèrent.

Les loups, hyènes et chacals apeurés se cachèrent vivement jusqu'au au sein des rosiers.

Restait le sort du Berger et ses chiens, Tandis qu'Effedété aboyait au troupeau, qu'Effetécé ​ondoyait les agneaux Lunsa réclamait pour lui les bons morceaux. Berger s'escrimant à honnir et à dire pis que pendre de quiconque d'assaut de la rose barrière voulait prendre.

L'histoire à ce moment n'est pas fini d'écrire que déjà la meutes en est à gémir : « C'est intolérable si maintenant le troupeau prend la charge, sous ses sabots nous n'en mèneront pas large ». 

Pour une fois qu'ils disent vrais, marchons, marchons.

Que leur guipures, encolures, revers et festons

nous servent un jour de douillets paillassons.

Rédigé par Canaille Lerouge

Publié dans #politique, #parabole, #social, #fable

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