Besoin de parler vrai.

Publié le 15 Novembre 2015

Et pas de battre les estrades

comme la droite et son extrême

s'y emploient,

sans coup de menton

façon

maquignon de Matignon.

Roger vient de mettre le texte qui suit sur son blogue.

La Canaille le reprend in extenso sur sa p@ge mais voici aussi le lien pour y accéder

http://www.le-blog-de-roger-colombier.com/2015/11/parlons-vrais-entre-nous-camarades.html?utm_source=_ob_email&utm_medium=_ob_notification&utm_campaign=_ob_pushmail#ob-comment-ob-comment-86403739

Parlons vrais, entre nous, camarades

Nous qui luttons pour un monde de libertés, de justice et de progrès social.

La barbarie perpétrée par les théo-fascistes de l'état islamique, à Paris et à Saint-Denis, au-delà de notre solidarité active envers les victimes et leurs proches, doit nous porter à réflexions.

D'abord, j'écris état islamique et non Daech comme le capitalisme prétend dénommer cet état théocratique et fasciste. Il est bien un état et non une vulgaire ramassis de terroristes. L'état islamique, même si nous renions absolument ses idées scélérates, possède son gouvernement, sa justice, sa propre armée et son administration. Il frappe même monnaie. Il vend des vestiges historiques -car il ne les détruit pas tous-, le pétrole et autres ressources premières, tout cela pillé en Irak ou en Syrie, pour en tirer profits, sous les yeux des services de renseignements occidentaux dont notamment ceux des USA et de la France de François Hollande. Il vend tout cela en Turquie, base avancée de l'OTAN, organisation militaire au service du marché et dans laquelle la France de Sarkozy, puis celle de Hollande, participe à son haut-commandement.

L'état islamique s'est installé et a prospéré sur les failles inégalitaires ouvertes par le gouvernement irakien soutenu par les USA, après la chute de Saddam Hussein. L'état islamique s'est installé et a prospéré en Syrie, nation fracturée par une guerre civile alimentée par les "grands" de notre mauvais monde et les puissances régionales, chacun cherchant à conserver son hégémonie et à l'agrandir. Mais ces dits "grands", qu'ils dirigent une monarchie ou une démocratie, gouvernent des sociétés dont ce n'est pas peu dire qu'elles ne sont ni égalitaires, ni sociales ni démocratiques.

La France, gravée dans le marbre de la Constitution est dite "démocratique et sociale". Mais dans la vie de chaque jour, dans les entreprises ou à l'école, n'est-elle pas plutôt offerte à la finance, à la spéculation et à la fraude des cols blancs, au détriment du vrai monde du travail, celui qui vend sa force de travail à peu de frais au patronat, que celui-ci soit l'état ou le secteur marchand?

François Hollande, président de la République, selon la 5e Constitution française, est chef des armées et sur ce point ne rend de comptes à personne. Même pas au Parlement sensé rassembler les représentatnts élus de la nation.

Et comme s'il voulait, à l'instar des USA, dialoguer avec ceux qu'il dénomme"terroristes", pourquoi n'ordonne-t-il pas de bombarder les installations pétrolières détenues par l'état islamique, comme les camps d'entrainements des théo-fascistes qu'il soient du califat ou d'Al-quaïda. Qu'aurait été l'Histoire, lors de la Deuxième guerre mondiale, si les alliés n'avaient pas pilonné à outrance l'industrie de guerre nazie, ses installations militaires et ses casernes?

Pourquoi l'OTAN des USA, qui a des bases militaires en Turquie, n'impose pas au pays dirigé par l'islamo-conservateur Erdogan de fermer ses frontières avec la Syrie, empêchant ainsi le marché noir des ressources premières pillées par l'état islamique en Irak ou en Syrie? Pourquoi l'OTAN ne force pas son allié et ami Erdogan à détruire les bases de repli des théo-fascistes situées en Turquie? Pourquoi la France et les USA restent les amis inconditionnels des monarchies pétrolières intégristes, lesquelles financent et arment les théo-fascistes partout dans le monde, pire même en Afrique et contre qui l'armée française combat?

Au-delà de l'horreur induite par ces crimes contre l'humanité commis par l'état islamique, au-delà de la chaude solidarité envers les victimes et leurs proches, devons-nous nous rassembler dans un patchwork d'union nationale autour de François Hollande, père de la nation?

Ma réponse est non. Et comme je n'écris pas pour passer le temps, je ne veux pas oublier dans mon blog ceux qui dirigent notre mauvais monde, qui pillent et dénaturent notre planète, qui affament et génocident ses peuples. Durant tout mon temps, je ne me mêlerai jamais ni aux côtés de la bête immonde, ni dans le bord des dits "grands", l'une et les autres serviteurs du capitalisme.

A bon entendeur, salut!

Rédigé par Canaille Lerouge

Publié dans #politique, #attentas, #guerre

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RBOBA 15/11/2015 22:31

J'approuve à 1OO% ce texte ou plutôt cette analyse. Je crains effectivement que d'une manière ou d'une autre ON nous contraigne à nous rassembler autour d'un Hollande travesti pour la circonstance en nouveau Petit Père des Peuples ou bien même en Berger guidant son Troupeau, ce qui le rapprochait encore plus de la vision messianique du Monde de ses amis Américains.Je crains que cette émotion légitime suscitée par ces crimes ne fassent perdre le chemin de la Raison à un peuple que l'on prétend pourtant cartésien.On aurait pas pu rêver meilleur scénario pour faire rentrer dans le rang la contestation salariale et politique qui commençait à se faire entendre.