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A propos des deux commandements du Messie du Medef

Comment déchirer la tunique

qui chemise l'hypocrisie majeure

en construction ?

Comment rompre

avec l'aveuglement ?

A propos des deux commandements du Messie du Medef

Un jour Manuel Valls réuni ses apôtres et acolytes, brancha les haut-parleurs, fournit calames, stylets, papyrus et tablettes à ses scribes et leur dit :

"ce serait un drame que le FN gagne une région"

Précisant dans la foulée d'un de ses coups de menton dont il a le secret en direction de toute la médiacratie mobilisée pour l'occasion : 

"Hors de question de laisser le Front national gagner une région, donc tout devra être fait pour l'empêcher".

Les deux commandements demandent à être examinés séparément pour en tirer toute la quintessence. (d'entrée, notons que si le discours est là, il reste pour le moins discret sur la méthode...et pour cause ).

Un drame ? À coup sûr ! Voir triompher les idées de la haine mises en scène et valorisées depuis le début du pontificat élyséen de François l'Initiale dit le francisqué de 40 jusqu'à François deux qui œuvrait avec dame Ségolène au château quand le francisqué adoubait le facho et sa gerbe milicienne, pour un démocrate, c'est intolérable.

Mais le messie du Medef, et son concierge des marchands du temple oublient de nous dire pourquoi cette nouvelle plaie qui n'est pas d'Egypte, nous menace. Elle n'est pas d'essence divine, d'une de ces générations spontanées dont Pasteur a démontré en son temps qu'elle n'existe pas. En toute science et matière, et la politique n'y échappe pas, les effets ont des causes. Psalmodier cantiques et incantations n'y change rien.

Si la haine est aux portes de la cité, c'est bien que quelqu'un les a laissé croitre à en enlaidir le paysage, instruire des troupes, assurer leur intendances et la solde et s'approcher des remparts. Et là, la responsabilité du prédicateur estival de Jouy-en-Josas est totale. par ses choix et pratiques,  il est mouillé jusqu'au cou. La colère qu'il sème est telle que les gens se détournent de lui et de ceux qu'il accueille ou invite à sa table.

Si les gens ne vont plus voter pour faire barrage ou pire pour une partie jouent les Ducatel* C'est que celui qui se prend pour Clemenceau est dans le sillage de son maître à penser et a rejoint Versailles.

La deuxième proposition, qui découle de la première et sans quitter les Saintes Écritures saute les siècles pour rejoindre la geste contre-révolutionnaire et prendre pied autour de la tombe de Jaurès en ce sinistre août 14 : il nous prépare le coup de l'union sacrée, l'annonçant, jouant les Jouhaux, unissant avec son Berger les brebis égarées contre un péril brun réel dont on vient de voir que la solférinocratie l'a instillé.

Fédérer contre un ennemi calibré par soi-même pour ne pas avoir à s'expliquer sur la nature de la chaîne de fortins qu'il érige d'abord pour mater les victimes appelées à résister.

C'est le désert des Tartares. Enfin, désert. Pas tout à fait. Plutôt des territoires recalibrés pour vider ce qui fédère les moyens de souveraineté au plan social, économique, politique, pour interdire aux peuples de s'organiser et résister à l'exigence des droites de tout calibres pour permettre aux marchands du temple d'exercer leur mortelle hégémonie.

Mais où cela se corse, c'est quand on regarde dans cette partie de go en multicolore qui sont les alliés contre le péril : à dextre, les passerelles avec l'ennemie officiellement établie, à sinistre senestre ceux qui à marée basse disent (à juste titre, mais ne font que dire) pis que pendre du capitaine prédicateur et ses assistants et qui dès que la mer monte embarquent sur sa nef escomptant bien ne pas subir la fureur du ressac annoncé.

Valls annonçant ce dimanche que de toutes façons possibles, pour ne pas voir sa créature le vampiriser, il va se lier avec ceux qui partagent la curée des idées brunes et font surenchère, le même en appelant à cette union sacrée dans laquelle les prétendus héritiers de la partie lucide de Tours annoncent vouloir le rejoindre au nom du péril ci avant évoqué.

Qui au bout du compte va trinquer ? La haine ou bien ceux qui par les politiques successives depuis un quart de siècle sont méprisés, bafoués, poussés dans la misère ou le gène, dépossédés de leur citoyenneté ?

Comment rompre ?

Déjà en se sortant du piège et en dénonçant les piégeurs. En s'écartant de ceux qui acceptent de servir d'appas parce que le velours des sièges de la cage est doux à leur postérieur, et de bien montrer que la trappe n'est pas ouverte pour capter la haine, mais pour encager ses victimes et que l'art du piégeur est de masquer le mécanisme. Donc quitter le terrain de la battue au besoin en échemisant les chiens, en laissant les sonneurs s'époumoner. Prendre le maquis politique le temps de reconstruire une vraie force Républicaine progressiste calée sur les valeurs qui de 89, 48,71 à 45 qui on fait que ceux de 68 voulait construire un autre monde.

Ensuite, ça rassembler pour aller vers d'autres espaces, en se dotant d'outil pour rejeter chasseurs cages, chiens, et leurres, les contenir en leur laissant en viatique la haine, leur géhenne et autres outils d'illusion et de coercission, les réduire par la construction d'une alternative.

Cela ne se fera pas en sept jours, mais déjà, en décidant de se débarrasser de tous ces apôtres , faux prophètes ulémas, pasteurs et autres gardiens en la foi de l'argent roi et leur sacrés livre de comptes on aura fait un sacré progrès nous évitant le piège tendu par les repus Répu, la haine, la solférinocratie, laissant ceux qui cèdent à l'appel de leur sirènes les rejoindre.

Cela s'appelle construire une politique alternative citoyenne pour partager autrement les richesses et souverainement décider de comment s'organiser.

Canaille le rouge s'interroge : plutôt que de secouer le sablier pour mesurer le temps qui nous sépare d'une catastrophe annoncée, et si on secouait le cocotier des fabriquants de catastrophes et de leur fournisseurs de matières premières ?

 

*Ducatel : Le 21 mai 1871, grâce à Jules Ducatel, piqueur des Ponts et Chaussées, qui est monté sur le bastion no 64 pour avertir les Versaillais que la place n'est plus gardée, l'armée régulière pénètre dans Paris par la porte de Saint-Cloud. Commence alors la Semaine sanglante. Le directeur du Figaro lancera en sa faveur le lancement d'une souscription publique qui rapporte à l'intéressé 125 000 francs-or

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