Adieu veaux, vaches, cochons, couvées

Publié le 25 Août 2015

D'autres sont là pour les ramasser

Adieu veaux, vaches, cochons, couvées

Déjà La Fontaine ...

"Il m'est, disait-elle, facile,
D'élever des poulets autour de ma maison :
Ce Beulin sera bien habile,
S'il ne m'en laisse assez pour avoir un cochon.
Le porc à s'engraisser coûtera peu de son ;
Il était quand je l'eus de grosseur raisonnable :
J'aurai le revendant de l'argent bel et bon.
Et qui m'empêchera de mettre en notre étable,
Vu le prix dont il est, une vache et son veau,
Que je verrai sauter au milieu du troupeau ?
Perrette là-dessus 

tout à ses pensées

n'avait pas vu venir Xavier 

avant même qu'elle chuta

le pot au lait lui faucha

"il y aura dans tous les cas 1.000 tracteurs, dans la capitale ce jour-là", a déclaré Dominique Barrau, secrétaire général de la FNSEA, à l'issue d'une réunion à l'Élysée avec le chef de l'État, le Premier ministre et le ministre de l'Agriculture."

Le président de l'organisation pour tant si présent devant les caméra n'était pas là. Etait-il en vacances pourquoi pas ou n'était-il pas plutôt occupé ailleurs ?

Quand soumis aux banques (traites endettements et cadre des plans de financement) à la grande distribution qui impose ses prix bas aux producteur astronomique aux acheteurs, Beulin, président de la FNSEA, premier représentant d'une des parties en colère est aux abonnés absent. Pour autant il n'est pas muet, et les micro calepin et caméra savent lui faire sa publicité : il sait au même moment demander 3milliards d'aides publiques à l'état pour " «...engager un vaste plan pour moderniser les bâtiments, automatiser les abattoirs, organiser les regroupements d'exploitations afin qu'elles soient plus productives".

Dit en français faire de la concentration en éliminant les plus petits, supprimer la main d'oeuvre pour hausser les marges et grantir les profits des encadrant industriels du secteur.

Ces encadrants industriels, parlons en justement. le même jour, dans le même journal à forte diffusion en bretagne nous apprenons que Doux (vous souvenez du lan de casse de l'emplois d'il y a quelques mois ? ) Doux donc refait parler de lui (en bas de page plus de détail sur Doux 2015):

 

Doux (2.200 salariés) va bientôt changer de propriétaire. La famille Calmels va céder la totalité de ses parts dans le volailler breton (52,5 %) à Terrena, groupe coopératif basé à Ancenis (44), accompagné par la société de financement Sofiprotéol. Le point en exclusivité sur cette opération avec Arnaud Marion, président du directoire de Doux.

 
L'unité de mesure c'est le milliers de tonnes de poulets (à faire pâlir Cazeneuve d'envie pour sécuriser Calais, les frontières et les trains) et le milliards d'Euros l'unité de compte.

Or Sofiprotéol*, pour qui suit les p@ges de Canaille le Rouge, n'est pas inconnue dans a région. c'est la boite dont Xavier Beulin est le président du directoire qui produit entre autre parmi bien d'utre secteur de pillage de la terre l'alimentation animale et la vend fort cher aux éleveurs.

Beulin exige 3 milliards de financements publics dans un secteur ou un des acteurs d'une des branches sur laquelle le corbeau Beulin tient son fromage dit à lui seul peser pour 5 milliards. Et personne qui ne relève cela ? 

Pour user d'une image, Beulin défendant les éleveurs au ministère, imaginez De Wendel élu président du syndicat des métallos pour discuter avec Mittal des conventions collective de la branche sous l'égide de Junker. Surréaliste dans l'industrie, mais dans l'agriculture, ça passe comme promesse de Hollande en 2012!

* pour rappel, parmi deux ou trois pages que vous retrouverez en tapant "Beulin" en haut à droite dans le moteur de recherche, cette p@ges d'il y a tout juste un mois.http://canaille-le-rouge.over-blog.com/2015/07/la-pac-et-les-plumes-de-la-filiere-et-ses-caciques.html

Ceci est le rédactionnel du Télégramme de Brest du 25 août 2015, il éclaire crûement la recomposition opérée l'an dernier sur le dos des salariés exclusivement et avec les financement public éxigés par la CFDT (et obtenus) pour financer la saignée et la réorganisation pour faire chuter la part des salaires dans les résultats.

Où en sont les négociations entre Didier Calmels et Terrena pour la cession de Doux ?

Le processus avec Terrena suit son cours comme prévu, et nous allons débuter le processus d'information et consultation du personnel début septembre. Je réunirai d'ailleurs les membres du CCE ce mercredi pour en parler. La cession est envisagée en janvier. Comme prévu, il s'agit d'une opération à forte valeur ajoutée, puisque ce groupe qui pèse 5 milliards d'euros de chiffre d'affaires va reprendre les actions de Doux SA appartenant à D & P Participations, ce qui le fera devenir majoritaire.

Cette cession entraînera-t-elle des licenciements, des mutations ou des fermetures d'usine ?

Non. Des synergies économiques fortes sont à en attendre, et il n'y aura pas d'impact social, le groupe Doux restant d'ailleurs une entité autonome et spécialisée. Je rappellerai que pour 80 % de son chiffre d'affaires, il n'y a aucune activité similaire ou concurrente dans le groupe Terrena. Ce qui fait d'ailleurs que cette opération est une construction économique et offre à la fois à Terrena et au groupe Doux des opportunités de développement, mais aussi de compétitivité, ou encore d'approvisionnement en « origine France » pour nos produits élaborés. Tout ceci va faire l'objet à la fois de discussions avec nos partenaires sociaux et de groupes de travail avec Terrena. Ce groupe sait qu'il trouve chez Doux une équipe de managers très aguerris qui ont su transformer le groupe à mes côtés. Et nos managers savent qu'ils vont trouver chez Terrena un groupe solide, multi-métiers, avec une force de frappe importante sur des points clés de notre production amont. En outre, Doux sera une formidable plateforme d'export pour les autres activités de Terrena. À titre personnel, je rajouterai que la personnalité du directeur général de Terrena, Maxime Vandoni, est un gage de réussite pour l'avenir de Doux.

Qui va diriger l'entité autonome Doux ?

Cette question n'est pas encore à l'ordre du jour. Comment se porte Doux, trois ans après sa mise en redressement judiciaire ? Nous avons réalisé un excellent premier semestre avec une croissance organique en volume de + 9,3 %. Compte tenu des éléments favorables de parité euro-dollar, notre chiffre d'affaires a une croissance de 20 %. Nous avons réalisé 252 millions de chiffre d'affaires sur le premier semestre. Nous générons sur le premier semestre, un EBITDA (bénéfices avant intérêts, impôts et amortissements) supérieur à 15 millions d'euros après intéressement versé à nos salariés et à nos éleveurs qui participent à la croissance de l'entreprise. Le Groupe est fortement bénéficiaire avec 7 millions d'euros de résultat net et - 2 millions de cash-flow, ce qui signifie que nous avons déjà généré près du double de notre échéance de plan du mois de novembre sur le seul premier semestre. Cela est dû au fort développement de nos marchés cibles et surtout à nos gains de parts de marchés, puisque celle-ci atteint désormais 32 % en grande distribution en Arabie Saoudite, soit un poulet sur trois, contre 24 % il y a trois ans. Pour la première fois également, notre Groupe sera dans une logique de partage de la valeur avec nos salariés grâce aux accords d'intéressement et de participation que j'avais mis en place pendant le redressement judiciaire en 2013. Cela représente pour le premier semestre 2 millions d'euros pour nos salariés. Des accords similaires ont été conclus cette année avec nos éleveurs, ce qui nous a permis de leur restituer 1 million d'euros sur le premier semestre sous forme d'intéressement.

Combien de poulets produisez-vous ?

Nous produisons en moyenne 18.000 tonnes de poulet entier chaque mois, et nous n'avons aucun stock, et notre carnet de commandes, ce qui est rare dans ce métier est même très important. Nous avons inversé la donne en quelques mois, et cette situation de forte demande est favorable. C'est la raison pour laquelle nous continuons à investir 1 million d'euros par mois. Nous venons de faire près de 4 millions d'investissement dans notre abattoir de Chantonnay en Vendée pour intensifier la production en passant de 195.000 à 300.000 poulets par jour. Notre abattoir de Châteaulin est saturé à 98 % et produit 505.000 poulets par jour. Nous restons prudents sur les aspects macroéconomiques car le monde évolue très vite et les marchés sont très volatils, qu'il s'agisse des matières premières ou des parités. Nous pensons d'ailleurs que les récentes décisions chinoises auront des effets sur les devises des pays émergents.

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