♫Sarkozy le délaisse ♪

Publié le 17 Juillet 2015

♫Guéant bisse les poses ♪

♫Sarkozy le délaisse ♪

♫Guéant bisse ses doses ♪

♪Ne sait s'il s'en r'mettra ♫

♫ce n'est pas rose d'en être la la là♪

♪Ne sait s'il s'en r'mettra ♫

♫ce n'est pas rose d'en être là♪

 

♫Sarkozy le délaisse ♪

Le parquet de Paris a demandé aux juges d'instruction de mettre en examen Claude Guéant pour son rôle présumé dans l'arbitrage dont a bénéficié Bernard Tapie.

Les juges le soupçonnent notamment d'avoir influencé, alors qu'il était secrétaire général de l'Elysée, l'arbitrage dont avait bénéficié Bernard Tapie face au Crédit Lyonnais. Claude Guéant avait notamment opté, pour régler le litige, pour un tribunal d'arbitrage privé plutôt que de laisser l'affaire à la justice ordinaire.

Dans un réquisitoire supplétif daté du 22 juin, dont l'AFP a eu connaissance, le parquet de Paris demande aux magistrats de "procéder à l'interrogatoire de Claude Guéant" et de "le mettre en examen du chef de complicité (par instructions) de détournement de fonds publics commis par un particulier", en l'espèce Bernard Tapie.

La date de cet interrogatoire n'a pas encore été déterminée. Dans ce dossier Bernard Tapie est mis en examen pour escroquerie en bande organisée et, depuis mai, pour détournement de fonds publics par un particulier. Le parquet estime que l'enquête des trois juges financiers Serge Tournaire, Guillaume Daïeff et Claire Thépaut, avait permis de révéler "l'existence de consignes ou instructions émanant des services de la présidence de la République" sous Nicolas Sarkozy, "systématiquement favorables aux intérêts de Bernard Tapie ou conformes aux souhaits exprimés par ce dernier". A notamment été mis en exergue "le rôle de Claude Guéant (...) dans la surveillance et le suivi de chacune des phases du règlement du contentieux entre Bernard Tapie et le CDR", structure à qui avait été confiée la charge de gérer le passif du Crédit Lyonnais, a poursuivi le parquet.

De nombreux éléments d'enquête ont également démontré son amitié pour Bernard Tapie qui a été plusieurs fois reçu à l'Elysée avant que ne soit prise la décision d'un arbitrage privé à la suite duquel l'homme d'affaire avait obtenu une indemnisation de plus de 400 millions d'euros. Aux yeux du parquet, les 403 millions d'euros octroyés à Bernard Tapie par un tribunal arbitral pour régler son litige avec le Lyonnais sur la revente d'Adidas, l'ont été "indûment", "au terme d'un arbitrage frauduleux". La justice a décidé en février d'annuler la sentence arbitrale, rendue en juillet 2008, et de rejuger le litige.

Outre Bernard Tapie, sont mis en examen dans ce dossier un des trois juges-arbitres, Pierre Estoup, l'avocat historique de Bernard Tapie, Maurice Lantourne, l'actuel patron d'Orange et ancien directeur de cabinet de Christine Lagarde à Bercy, Stéphane Richard, ainsi que les deux anciens patrons des structures chargées de gérer le passif du Lyonnais, le CDR et l'EPFR.

Dans une procédure distincte menée par la Cour de justice de la République (CJR), la juridiction habilitée à enquêter sur les ministres, Christine Lagarde est mise en examen pour négligence.

Rédigé par Canaille Lerouge

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