Le Bateleur et les saigneurs de la république

Publié le 18 Mai 2015

Le Bateleur et les saigneurs de la république

Bon, ce n'est une nouveauté pour qui connait Canaille le Rouge, il n'a pas appelé à voter Melenchon laissant ses groupies d'alors prendre leur s marques pour se caler sur la suite.

On n'abat pas le capital en installant sont PC au théatre des deux ânes. La politique même si l'humour doit y avoir sa place ce n'est pas un récital de chansonnier.

Pour avoir dit cela et ne pas en avoir démordu , ce que La Canaille à pu entendre ! c'est à peine si ce n'est pas à cause de ce refus que Blummollet a pu prendre Macron comme exécuteur de ses hautes oeuvres alors que Mélenchon avait fait acte de candidature pour remplacer Ayrault.

mais voila, parfois sans prevenir le premier rôle s'emmlè coté couir et fait tomber  le décors ; tout s'efondre tant les cintres du théatre sont vermoulus.

les dernères sorties du batelleur  en témoigne :

"Jean-Luc Mélenchon a abordé la question du Front national et de la mise à l’écart de Jean-Marie Le Pen de manière assez surprenante. Dans un premier temps, il a félicité Florian Philippot de «nous avoir débarrassé de ce vieux fasciste, parce que nous n’y étions pas arrivés, donc félicitations». "

Voila comment libération rapporte l'interview du chef de fil du PG en direct sur France 2.

 

Sauf que si c'est de l'hour il est gras et si ce n'en est pas, c'est pire.

C'est du style "merci à monsieur Goebels de nous avoir débarrassé de Röhm" (le patron des SA liquidé durant la nuit des longs couteaux fin juin 1934).

C'est comme décerner des brevets d'antinazisme aux comploteurs de l'attentat de 1944 après 10 ans de service du système, 10 ans de camp de concentration, trois ans de "solution finale" et déjà quelques dizaines de millions de morts . Merci d'avoir tenté (45) réussi (2015) de nous débarrasser du führer "nous n'y étions pas arrivés".

Désolé cette pantalonade parce qu'à ce niveau là ce ne peut être un jeu mais une de ces farces crétines digne du boulangisme, ce n'est pas dans le lexique d'un communiste sauf à ce qu'il ait perdu tout repère qui fait qu'il n'est plus ce qu'il prétend être.

Mélenchon avec ce genrte de propos est à la lutte anticapitaliste ce que Sarkozy est au mot révolutionnaire de "républicain", la solférinocratie au beau mot de socialisme.

Un Hollywood de la politique pas même un Cannes.

A Cannes malgré le fric et le star système il y a encore des idées qui se défendent et s'affrontent sur le fond.

là ce n'est que du carton pate idéologique.

 

Rédigé par Canaille Lerouge

Publié dans #politique, #idée

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Fald 22/05/2015 15:11

D'un humoriste israélien : finalement, Hitler, il n'était pas si mauvais; en se suicidant, il a quand même fini par tuer Hitler.