Flamanville, Bouygues, pour mémoire

Publié le 11 Mars 2015

Petit rappel sur un dossier

qui, encadré de ferme et amicales pressions

très haut placées,

a mis quatre ans à s'instruire

Flamanville, Bouygues, pour mémoire

C'était en Février 2011, Canaille le Rouge relayait cette première information à partir d'un accident du travail survenu dans des conditions agravantes dans la profession la plus touchée par ce fléaux patronal (oui propos assumés tant les faits sont démontrés et vont être confirmé devant le tribunal de Cherbourg): la batiment fait plus de morts par an que les engagements militaires extérieurs de la France qui pourtant ne sont pas mineurs.

La p@ge de Canaille le Rouge d'alors :

http://canaille-le-rouge.over-blog.com/article-le-temps-des-assassins-67209276.html

Le 12 juin de la même année , 

http://canaille-le-rouge.over-blog.com/article-flamanville-les-cadences-et-la-sous-traitance-tuent-76503604.html

Puis le 24 juin toujours de 2011:

http://canaille-le-rouge.over-blog.com/article-le-temps-des-assassins-suite-et-colere-toujours-aussi-grande-77663387.html

 

Pendant ces quatres années Bouygues et ses comparses ont eu le temps de se rédéployer. Sur certains chantiers les casacades de sous traitance et de sociétés offshores ont réorganisé le paysage. Des patrons complaisants ou tributaires peu regardant du donneur d'ordres ont dénoncé les sans papiers qu'ils exploitaient pour se séparer de travailleurs qui voulaient faire respecter leurs droits.

Mais pendant ce temps, majorité d'hier et d'aujourd'hui confondues, l'Etat, les collectivités territoriales n'ont jamais ni mis à l'index le patron de la boite qui fait flamber profits et cadences, au besoin à coups ici de menaces sur les ouvriers, là d'achat de complicité pour accummuler les profits. Le carnet de commandes publiques ou parapubliques du truand de la toupie et de la centrale à beton reste bien garni sans que jamais ne soient mises de barrières pour inscrire des clauses impératives de respect de la législation sociale sur les chantiers. barrières que les loi Macron viennent de faire sauter.

Non, Bouygues n'est pas un monstre. Il n'est qu'une des figures emblématiques d'un système qui a pour nom le capitalisme et qui de par sa nature comme tout les prédateurs a besoin de dominer et donc éventuellement de tuer pour se déployer, se pérenniser et grandir.

Rédigé par Canaille Lerouge

Publié dans #BTP, #Crime social, #politique, #social, #capitalisme, #fraude

Repost0
Commenter cet article