Swissleaks, les faits et les solutions

Publié le 9 Février 2015

Les gestionnaires de salon.

les courbettes 

et 

les "ex"de la Révolution

Swissleaks, les faits et les solutions

C'est un séisme finaciaro-politique qui ne surprendra que les naïfs :

Les banques sont là pour maxiliser le profit des uns, en prélever sa dîme la plus grande possible pour leurs actionnaires, et pour cela tout faire pour masquer et détourner les richesses tant de ceux qui les créent qu'aux états qui doivent gérer pour les banques les conditions d'exploitation de ceux qui fabrique la richesse à accumuler.

Dans la liste rendu publique, pas de cheminots ni d'aide soignantes, pas de caissière de chez Auchan ni d'instit . Que du notaire, de l'avocat , de l'actionnaire. Un zest de bling bling, de la particule, le gratin des réprimeurs au nom de dieu de la morale et du système réunis l'internationale des réactionnaires. 

Les fraudeurs se recrutent parmi ceux qui trouvent toujours trop cher ce qu'ils nomment coût du travail et les travailleurs leur salaire. Nos pôvs fraudeurs sont épaulés par ceux qui battent les estrades pour dire que les précédents sont à plaindre et ont raison de se plaindre et pour cela sont admis à la table des fraudeurs.

L'indignation est générale. Chacun y va de son couplet pour dénoncer et chercher la parade efficace.

Il y a ceux qui entre danses rituelles et chamans incantatoires s'en remettent à la moralité du divin veau d'or.

Il y a ceux , parce qu'ils ne sont pas de cette charette qui entre un ouf de soulagement et le débouchage d'une bouteille pour arroser cela, passent discrètement leurs ordres du côté des caraïbes ou de Vaduz.

Il y a ceux qui veulent faire croire qu'ils ont la solution et que la leur est d'autant la meilleure qu'il n'ont pas de mots suffisant pour stigmatiser les fraudeurs.

Nouveauté 2015 ces derniers viennent de recevoir une nouvelle mouture d'un renfort qui, il fut une époque, aurait été de poids :

La Direction du P"c"F s'est précipitée pour mettre en ligne un communiqué.

Pour que vous puissiez vérifier que Canaille le Rouge ne travestit rien, voici le lien pour aller en prendre connaissance : http://www.pcf.fr/66262:

 

La dénonciation part comme piment dans un bloody mary et se termine comme sirop de framboise dans un sorbet industriel :

"Ces chiffres illustrent bien que le problème actuel en France n'est pas le coût du travail mais bien le coût du capital. Les maux sont connus, les moyens pour les combattre aussi. Il faut agir pour plus de transparence en faisant adopter à l'échelle européenne à l'instar des Etats-Unis une loi obligeant les banques à communiquer leurs données, créer un fichier européen des comptes bancaires et des trusts. En France, une lutte efficace contre la fraude fiscale implique un renforcement conséquent du nombre de fonctionnaires de l'administration fiscale. Il s'agit enfin de mettre en œuvre une grande réforme de justice fiscale renforçant la taxation des dividendes et du capital."

Pas un mot de ce qui pourrait porter un projet communiste d'appropriation des leviers de l'économie sauf à penser que le système bancaire et financier n'en ferait pas partie.

Obliger les banques à communiquer leurs données et ne pas proposer de collectiviser leurs avoir, est-ce bien communiste ?

La Canaille voit d'ici poindre les critiques "maximaliste" "gauchiste"même. Faut comprendre, (et Canaille le Rouge s'y refuse) les choses ont changé !

Vous, oui ! Le capital non ! 

N'a changé chez lui que sa façon de s'affirmer. Comme il est tout sauf idiot, il tient compte de votre refus de lui résister et de votre exemple à vous coucher. Donc il avance, il écrase et lamine.

Maintenant il fait de la fraude qui fut un crime d'état un sport de classe qui peut être au final négocié pour éviter quelques soucis à la marge.

En France on traîne en justice de pauvres gens qui viennent se servir dans les poubelles privées des rejets privés de la grande distribution fiscalement douteuse et le machin qui se parfume de communisme nous la joue Clemenceau en proposant une commission pour une grande réforme.

Non ce n'est pas une question de transparence. C'est une question de propriété et d'utilisation sociale ou pas des richesses créées et de récupération de celles accumulées.

La seule grande réforme durable possible (et 1945 a montré qu'elle était possible) c'est de transférer le total des avoirs, placements et liquidités des établissements bancaires assurantiels et financiers sous propriété publique.

Parole de Canaille le Rouge, le jour où cela sera écrit (avec la même chose pour les leviers industriels) dans le programme et les statuts du P"c"F nous serons des milliers à courrir reprendre une carte.

Peut-être même que c'est la peur de nous voir arriver qui les conduit à refuser à tout prix d'écrire cela à moins que le velours grenat des sièges officiels suffise à leur approche du rouge et indique où ils se mettent l'intérêt des peuples.     

 

A méditer par ceux qui s'échinent à confiner Marx dans un espace contraint :

"Le « tra­vail » est la base vivante de la pro­priété pri­vée, la pro­priété pri­vée étant sa propre source créa­trice. La pro­priété pri­vée n’est rien d’autre que le tra­vail maté­ria­lisé. Si l’on veut lui por­ter un coup fatal, il faut atta­quer la pro­priété pri­vée non seule­ment comme état objec­tif ; il faut l’attaquer comme acti­vité, comme tra­vail. Par­ler de tra­vail libre, humain, social, de tra­vail sans pro­priété pri­vée, est une des plus grandes méprises qui soient."

C'est de Marx, écrit en 1845 . C'est tiré d'une crtique du livre de Frie­drich List "Sys­tème natio­nal d’économie poli­tique", publié en 1841.

 

Rédigé par Canaille Lerouge

Publié dans #Capital, #lutte de classe, #Banques, #Fraude, #communisme, #reformistes

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