Motion de censure

Publié le 20 Février 2015

 

Après la page reprise chez Roger,

A propos de ceux

qui prennent de la hauteur

Motion de censure

juste une observation.

Il y a ceux qui ont fait ce que tout élu de gauche normalement constitué doit faire : censurer ce gouvernement.

Dans le groupe GDR (15 représentants du peuple français), ils sont 6 à l'avoir fait.

  • François Asensi Fase ex-Pc

  • Marie-George Buffet Pcf

  • Jean-Jacques Candelier Pcf

  • André Chassaigne Pcf

  • Marc Dolez Dvg

  • Jacqueline Fraysse Fase ex-Pc

 

Est-ce parce que depuis des années devant les mauvais coups, ils pronent la patience et appellent à leur faire confiance et "à prendre de la hauteur",  il y a ceux que Canaille le rouge va baptiser les a-censeurs :

Dans ce groupe Gauche Démocrate et Républicaine, n'ont pas voté contre la loi Macron: Alain Bocquet Pcf,  Nicolas Sansu Pcf,  Patrice Carvalho Pcf, Gaby Charroux Pcf, Bruno Nestor Azérot Dvg, Huguette Bello Mpr, Alfred Marie-Jeanne Mim, Jean-Philippe Nilor Mim, Gabriel Serville Psg.

 

Certainement que pour ces a-cenceurs là, se trouvera peut-être un jour un strapontin de molesquine bordeaux pour garder le siège ? 

Rédigé par Canaille Lerouge

Publié dans #a-censeur, #politique, #siège, #carriérisme

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dom 22/02/2015 12:27

François Asensi et Jacqueline Fraysse sont maintenant membre d'Ensemble ! Mouvement pour une alternative de Gauche, écologiste et solidaire. Mouvement né du rassemblement au sein du FDG de la FASE dont l'Acu, des Alternatifs, de la majorité des militants de la GU et de ceux de la GA de la C&A (qui ont quitté le NPA ces dernières années) et de militants non encartés...

Personnellement j'estime qu'il fallait voté la censure de ce gouvernement libéral anti-social Hollande-Valls-macron-PS. Voter la censure et non la motion de censure...

André Chaissaigne avec Jacqueline Fraysse et Isabelle ATTARD (Nouvelle donne) ont essayé de proposer une motion de censure de gauche que les verts et les frondeurs ps ont refusé de signer...

C'est bien Valls qui a utilisé le 49-3 parce qu'il n'avait plus de majorité pour faire passer la loi Macron.

Ne pas voter la censure c'est aussi entériner la loi Macron...

Le problème ce ne sont pas les 10 députés FDG (7 pcf, 2 ensemble! 1 divers Gauche ex-pg) le problème ce sont les députés ps (dont les frondeurs) et les verts d'EELV...

Robert Lechêne 22/02/2015 18:22

Je te prie d'excuser, cher Canaille, la véhémence avec laquelle j'ai exprimé mon point de vue. Je suis navré mais je crois qu'il était indispensable pour des communistes de voir aussi clair que possible dans une situation qui est amenée à se représenter.
Je l'ai fait en ayant examiné de très près les explications données et la position prise par notre ami commun et communiste (sans carte) Alain Chancogne, notamment sur deux points:
1° le texte de la motion de censure, qui n'est quand même pas pour rien dans ce qu'elle veut dire,
2° la référence de Chassaigne à des positions identiques qui auraient été prises naguère par le PCF.
Il s'est trouvé en effet que le PCF a voté la censure contre un gouvernement "de gauche". C'était sous un septennat de Mitterrand, qui eut recours à l'article 49/3 à 38 reprises. Auxquelles la droite répondit par un certain nombre de motions de censure. Mais le PCF ne s'y est joint que deux fois :
- le 19 novembre 1990, à la motion de censure s'opposant à l'instauration par Rocard d'une nouvelle imposition, la CSG,
- le 1er juin 1992, à la motion de censure s'opposant à une réforme de la PAC qui marquait un abandon de souveraineté découlant du traité de Maastricht.
Autrement dit, comme le soulignait Chancogne, des motions de censure dont le texte ne contenait "rien en contradiction avec le combat des communistes". Mais là, ce texte de cette motion de censure de 2015, n'a-t-il pas tout de même un petit quelque chose "en contradiction avec le combat des communistes" ?
C'est vrai, loi Macron et gouvernement Valls sont indissociables, donc renverser le gouvernement Valls, c'est faire capoter la loi Macron. Tiens, justement, voilà une motion de censure qui peut renverser le gouvernement Valls, eh bien joignons-nous à elle, quoi de plus logique... Allons jusqu'au bout du raisonnement, supposons que la motion de censure obtienne le nombre de voix suffisant pour renverser le gouvernement Valls, que constate le pays ? Qu'une majorité de l'Assemblée Nationale exige en toute clarté dans son texte non pas l'abandon de la loi Macron mais son durcissement en tous points, retraites, droits sociaux, protection sociale, etc...Avoir voté la motion de censure avec chute de Valls aurait-il alors été pour le Front de Gauche une réelle contribution à la lutte contre la loi Macron ?
49/3 et motion de censure sont des chausse-trapes institutionnels justement inventés pour escamoter la pratique démocratique. Y étant coincé, est-il nécessaire de s'emmêler les pinceaux en justifications laborieuses qui ne font qu'ajouter de la confusion dans les têtes, alors qu'il n'y a rien de mieux à dire que de dénoncer haut et fort tout ce qui se manigance contre les salariés, les chômeurs, l'avenir des jeunes ? HAUT ET FORT !
Ce qu'exprime ta conclusion, et je la partage. Très fraternellement, Robert Lechêne

Canaille Lerouge 22/02/2015 12:41

le problème, c'est surtout une politique de droite qui n'est pas combattue sur le fond : entre les "frondeurs" qui se taisent, les autres qui contournent pour seulement contester dans sa forme, personne dans l'hémicycle qui ne remette en cause le capital (un débat explication de vote permettait de porter l'idée), cela n’apparaît nulle part.

Robert Lechêne 20/02/2015 12:34

Je me vois obligé d'exprimer mon total désaccord. Les camarades qui ont voté la motion de censure n'ont pas voté CONTRE la loi Macron, ils ont voté POUR le libellé de la motion de censure qui ne demandait rien moins qu'un durcissement de la loi Macron. Les choses et les textes sont ainsi, pas autrement. Je suis d'accord avec les explications données et la position prise par notre camarade Alain Chancogne, qui m'a généralement semblé avoir plus de lucidité et d'honnêteté politiques que Marie-Georges Buffet. Fraternellement, Robert Lechêne

Robert Lechêne 21/02/2015 10:01

Le texte de la motion de censure est le suivant :
"Sans réforme de l'Etat, sans réforme de nos régimes de retraite, sans réforme de la protection sociale, sans réforme du code du travail, sans réforme du paritarisme, ce texte a minima (cf. la loi Macron) est une occasion manquée de mener le redressement de notre pays, à l'image de nos partenaires européens qui, eux, se sont déjà engagés dans ces réformes"
Voter la motion de censure, qu'on le veuille ou non, c'était prendre en charge soi-même son contenu, l'orientation de son texte, devoir en assumer désormais la responsabilité, alors qu'il n'y avait pas la moindre chance de faire tomber le gouvernement Valls par ce vote.
Y aurait-il eu une motion de censure déposée par suffisamment de "frondeurs" PS, quoi de plus normal alors que les députés FDG s'y joignent pour faire tomber un gouvernement "de gauche" (comme celui de Rocard naguère) puisqu'elle aurait été le prolongement de la lutte contre la loi Macron. Mais là, en quoi ce vote avec la droite sur un texte demandant pire que la loi Macron constitue-t'il un acte de lutte contre la loi Macron ? Je cherche...
Je crois pour le moins qu'on ne saurait reprocher à ceux du FDG qui ont refusé de voter la censure d'avoir eu un recul en en lisant le texte, et d'y avoir réfléchi sans qu'un rêve de strapontin y soit pour quelque chose. Fraternellement, Robert Lechêne

Robert Lechêne 21/02/2015 10:01

Le texte de la motion de censure est le suivant :
"Sans réforme de l'Etat, sans réforme de nos régimes de retraite, sans réforme de la protection sociale, sans réforme du code du travail, sans réforme du paritarisme, ce texte a minima (cf. la loi Macron) est une occasion manquée de mener le redressement de notre pays, à l'image de nos partenaires européens qui, eux, se sont déjà engagés dans ces réformes"
Voter la motion de censure, qu'on le veuille ou non, c'était prendre en charge soi-même son contenu, l'orientation de son texte, devoir en assumer désormais la responsabilité, alors qu'il n'y avait pas la moindre chance de faire tomber le gouvernement Valls par ce vote.
Y aurait-il eu une motion de censure déposée par suffisamment de "frondeurs" PS, quoi de plus normal alors que les députés FDG s'y joignent pour faire tomber un gouvernement "de gauche" (comme celui de Rocard naguère) puisqu'elle aurait été le prolongement de la lutte contre la loi Macron. Mais là, en quoi ce vote avec la droite sur un texte demandant pire que la loi Macron constitue-t'il un acte de lutte contre la loi Macron ? Je cherche...
Je crois pour le moins qu'on ne saurait reprocher à ceux du FDG qui ont refusé de voter la censure d'avoir eu un recul en en lisant le texte, et d'y avoir réfléchi sans qu'un rêve de strapontin y soit pour quelque chose. Fraternellement, Robert Lechêne

canaille le rouge 21/02/2015 09:02

Est-ce voter avec la droite ou voter contre le gouvernement ? Voter contre cette politique, c'est voter contre une politique de droite des plus antisociale et de plus habillée des haillons de ce qui fut une gauche dans des temps plus que reculés.
Ce n'est pas la première fois que la question se pose : Le groupe communiste avait voté la censure sur une motion déposée par la droite contre le gouvernement Rocard et la loi de privatisation de Renault en 1990.Le PCF en était sorti grandit
Reste ensuite une question de fond : derrière la grammaire politique de l'articulation vote et droit constitutionnel il y a un problème réel : ne pas censurer ce gouvernement qui se dit de gauche revient à dire que ses mesures peuvent se parer de la défroque ou qu'il n'y a pas d'alternative (ce que dit Valls en reprenant la célèbre phrase de Thatcher). Or, ce qua besoin le monde du travail qui est le coeur de cible de ces lois, c'est de se dire qu'il y a d'autres issues.
Faire tomber un gouvernement menant une politique ultra libérale la plus de droite depuis ses trente dernières années (il faut reprendre tous les textes qui démantèlent le droit et les garanties sociales pour s'en convaincre) est la seul mesure capable de ne pas mettre la tête dans le sable de ceux qui doivent construire une autre piste.
Ceux qui ont voté la censure certes ne sont pas près de partir à l'assaut du ciel (ça se saurait et surtout, ils le diraient) mais ceux qui ne l'ont pas voté depuis les rangs de ce qui n'est plus un groupe communiste ont bien mérité leur titre d'a-censeur : ils montent vers les antichambres )et se plient aux menaces de Solférino sur les suites en termes de sièges) qu'ils se mettent au diapason de la colère pour y faire écho dans l'hémicycle. Et s'il ne font même plus ce service minimum, à quoi servent-ils ? A conforter le gouvernement et se mesures antisociales, ils apparaissent donc comme complices.