Mory, bis repetita, Arcole pour un Waterloo social.

Publié le 8 Février 2015

Un an plus tard,

les mêmes

toujours contre

 les mêmes

 

 

 

coup d'oeil du côté d'une des barricades

Mory, bis repetita, Arcole pour un Waterloo social.

Il est hélas facile de dire qu'on avait raison à l'avance quand tout était réunis pour faire d'une évidence une annonce facile.

Il y a un an, le 11 février 2014 Canaille le Rouge mettait en, ligne ceci :

http://canaille-le-rouge:mory-tuerie-berger-salutante.-la-complaisance-hisse-le-pavillon.html

Déjà un mois plus tôt (5 janvier) La Canaille avait proposé quelques clés pour aider à comprendre ce que la mascarade du pouvoir avec les patrons de la branche du Transport Routier Marchandises (TRM) de messagerie organisaient :

http://canaille-le-rouge.over-blog :mory-la-messagerie-doit-redevenir-un-service-public.html

Où en sommes nous aujourd'hui ?

Berger et son bâton local ont joué leur rôle. Les licenciements de masse ont eu lieu, l'état à payé à la place des patrons qui se sont gavés (tautologie), reste leur reliquat. Ils se remettent en piste pour finir la liquidation :  

C'est le Figaro qui a ouvert cette nouvelle page de la rubrique économico-nécrologique où Berger aura encore joué les Charon.

Mory, bis repetita, Arcole pour un Waterloo social.

Le secrétaire de la CFDT dans ses oeuvres (photo d'ambiance)

 

 

 

 

Ce que dit le Figaro : 

Quatorze mois après son après le dépôt de bilan de Mory Ducros, onze mois après sa reprise partielle, assortie de la suppression de 2 800 postes et d'un changement de nom, le géant français de la messagerie Mory Global est à nouveau au plus mal. 

Selon nos informations, la direction a informé ce matin les représentants du personnel, réunis en comité d'entreprise, de ce projet d'aller dépôt dès aujourd'hui une déclaration de cessation des paiements (DCP) au Tribunal de commerce de Bobigny.
Cette décision faite suite d'une part aux difficultés structurelles de la société, qui a réalisé l'an passé une perte nette de 40 millions d'euros pour un chiffre d'affaires de 330 millions, d'autre part à l'impossibilité, faute d'avoir obtenu l'accord du Tribunal de commerce de Pontoise, de céder pour 25 millions d'actifs immobilier.

Apprenant que la nouvelle société, MoryGlobal, laquelle a conservé près de 50 agences sur 85 et 2.200 salariés sur 5.000, a déposé vendredi une déclaration d’état de cessation de paiement (faillite) au tribunal de commerce de Bobigny, la CGT transport  a immédiatement réagi. 

"Arcole industries est le seul responsable de la situation actuelle"

Déjà, il y a un an la CGT avait dénoncé un projet patronal de reconfigutation du TRM et dedans, le jeu plus que trouble de la Fédération CFDT chargé de servir la soupe au gouvernement et de faire avaliser par les salariés le projet patronal.

Elle est en droit d'exiger qu'Arcole industries soit contraint de "prendre toutes ses responsabilités puisque le groupe est le seul responsable de la situation actuelle », exigeance formulée par le syndicat dans un communiqué.

« Arcole avait repris, il y a un an, une partie de l’entreprise qu’il avait lui-même déjà amené en redressement judiciaire à peu de frais, bénéficiant des largesses de l’Etat, notamment au travers d’un prêt de 17,5 millions d’euros, et du paiement du plan social par celui-ci et les AGS (il s'agit du régime patronal de garantie des salaires ) », affirme la CGT-Transports.

Ce « scandale », la CGT l’avait « annoncé il y a un an », comme elle avait « dénoncé ce plan de reprise qui n’apparaissait pas viable », souligne la fédération.

Dans un communiqué, le syndicat CGT de MoryGlobal interpelle patronat et pouvoirs publics. « il serait incompréhensible qu’une liquidation soit prononcée alors que l’entreprise a aujourd’hui réalisé un redressement notable et présente un business plan qui prévoit un retour à l’équilibre à l’horizon 2016″, écrit-elle.

La CGT reproche à l’actionnaire Arcole de « refuser de recapitaliser » l’entreprise, estimant « qu’encore une fois l’actionnaire manque à toutes ses obligations et démontre de nouveau qu’il est déterminé à faire supporter les coûts de sa défaillance à la collectivité ».

A noter cet exotisme qui donne tout son charme à la crédibilté de la CFDT, son responsable du transport routier estime que cette situation « dramatique » est « malheureusement le résultat encore des erreurs de gestion d’André Lebrun (pdg d’Arcole) ». Pour la CFDT, le capital, les actionnaires, les stratégies de concentrations, ça n'existe pas ce ne sont que "des erreurs de gestion". Les Berger passent l'hiver au chaud dans la crêche.

Dans un communiqué, Arcole a affirmé vendredi que le refus des O.S. de signer il y a un an un accord pour sécuriser le plan social accompagnant le projet de reprise avait fragilisé le groupe. Il a également pointé du doigt la responsabilité du tribunal de commerce de Pontoise.

C'est à cause des salariés s'ils sont licenciés. Ce lebrun fera une belle potiche sur la Cheminée de Gattaz.

Reste quand même quelques questions : N'y aurait-il pas une de ces sordides manips financières dont le capital à le secret ? 

Acte 1  MoryGlobal a demandé au tribunal de commerce de Pontoise l’autorisation de vendre pour 25 millions d’euros d’actifs immobiliers.

Acte 2  le fond de placement qui empoche bénef et argent public,  assis sur ses 300 milions de CA, ne réalise-t-il pas une de ces  manipulations dont les financiers ont le secret  pour faire que le tribunal de commerce reviennent sur sa position et autorise le désengagement physique au travers de la vente des instalations et terminaux.

Acte 3 Les actionnaire de Mory (Arcoles ) empôcheront les 25 millions mais le bilan étant déposé cela ne sauvera pas Mory, et en plus des 17.5 millions déja refilé à Arcoles le contribuable devra se substituer au patron qui s'est mis en défaut de paiment (sans que jamais les actionnaires aient été contraint de sortir un seul talbin de leur portefeuille).

 

 

Qu'il est doux (pour certains seulement) ce monde de la concurence libre et non faussée où le trafic d'avenir d'êtres humains sur lit de finances publiques sert d'écrin rude aux bannis pour faire nacre à l'accumulation de la rente.

Rédigé par Canaille Lerouge

Publié dans #Transport, #capital, #lutte de classe, #social, #économie

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