Minute de silence ? Quel texte ? Quelle loi ?

Publié le 8 Février 2015

Quelle obligation?

De quand cela date-t-il ?

Minute de silence ? Quel texte ? Quelle loi ?
Minute de silence ? Quel texte ? Quelle loi ?

Le texte ci dessus est tiré du très subversif "Populaire" du 18 octobre 1922.

Cet article de Paul Faure qui avant qu'il ne sombrat dans un pétainisme militant, fut socialiste à ses vingt ans, anticommuniste de ses quarante comme le fut un Hollande avant de devenir clone de Mitterand puis parapluie de Merkel. 

Il marque l'introduction dans le paysage français de cette fameuse minute de Silence.

Suivant les méandres du parcours des textes parlementaires, l'idée (il parait que c'en est une) l'idée donc devient texte de loi le 25 octobre 1919.

Pour accoster devant le pont de la Concorde, elle avait suivi, méandres de la Seine compris, une voie assez sinueuse  que Canaille le rouge a été vérifier sur la Toile :

L'idée d'un moment de silence à l'occasion de la célébration de l'armistice, dans le  Commonwealth, fut suggérée en premier par le journaliste australien Edward George Honey ,dans une lettre au journal London Evening News en mai 1919. Il avait proposé au départ une période de 5 minutes de silence qui fut jugée trop longue et une minute trop courte. Finalement, on abouti à  2 minutes, comprommis adopté sur la proposition de Sir James Percy Fitzpatrick, homme d'État sud-africain qui le suggéra le 27 octobre 1919 à George V, roi du Royaume-Uni. Il devient officiel le 7 novembre 1919 lors du jour du Souvenir : deux minutes de silence sont dès lors observées à 11 heures dans tout le pays (heure de l'entrée en vigueur de l'armistice), le 11e jour du 11e mois de chaque année. 

11 heure, mais comme le dit le proverbe, chacun voit midi à sa porte.

Le 25 octobre 1919, à la veille du premier anniversaire de l'armistice du 11 novembre 1918, est donc votée une loi relative à la commémoration et à la glorification des morts pour la France au cours de la Grande Guerre.

Dès qu'adoptée par le Parlement, elle est promulguée par le président du Conseil des Ministres et ministre des Affaires étrangères Raymond Poincaré.

Cette loi est à l'origine de la minute de silence, pratiquée pour la première fois le 11 novembre 1922.

Auparavant, nous rappelle P Faure, on sonnait les cloches et on tirait le canon.

Ce qui précède conduit à quelques idées complémentaires :

Existe-t-il à partir de la loi du 25 octobre 1919 décidant d'une minute de silence le 11 novembre des dispositions légales l'étendant à d'autres circonstances? Si oui lesquelles ?

Si oui, la loi devant être respecté par tous, Guillaume Pépy sera-t-il trainé au premier commissariat pour un rappel à la loi pour n'avoir pas fait arrêter les trains le 08 janvier à midi ?

Si non, de quel droit ferait-on repproche à un citoyen lambda qui plus est mineur de ne pas respecter une disposition qui n'est pas une obligation légale ?

Nous sommes donc devant une simple question de comportement de même nature que celle qui conduit certains, tot a fait respectables, à se découvrir quand passe un corbillard ou quand ils entrent dans certains lieux de cultes.

C'est donc un affaire privée qui renvoie à la conscience de chacun (ce qui implique le discernement), à ceux qui ont charge de pédagogie d'expliquer et de laisser libre en respectant ceux qui s'y prète, où l'état, ses services et administration n'ont pas (loi de 1905) à se méler...sauf à rappeler qu'un gamin de 8 ans ne possède pas ce famerux discernement et que l'ordonnace de février 1945 prévoit justement pour cela de le protéger.

Canaille le Rouge qui contrairement à bien des mutatominutophiles était lui place de République le 7 janvier au soir.

Etant le 8 janvier à midi pétante devant la mairie du 13ème au volant de son véhicule, sera-t-il convoqué au commissariat du 13ème pour ne pas avoir marqué un arrêt soutenu au milieu de la place d'Italie  alors que les feux étaient au vert ?  S'il refuse de s'y rendre quel juge pour cela délivrera-t-il un mandat d'amener ?

Question subsidiaire, pour marquer le moment d'émotion décrêté par les plus hautes autorités morales de l'état,  l'équipage de nos sous-marin nuclaire tenus normalement au silence permanent vont-il frapper à coup de marteau dans la coques de leur vaisseau pour marquer leur solidarité avec les victimes de cette barbarie fasciste ? Enfin un hommage qui serait en phase avec les assassinés de Charlie Hebdo.

Vous trouvez stupide les propos de Canaille le Rouge  ? Alors pourquoi fait-on d'une simple disposition sans fond juridique un délit suceptible de répression (convoquer un gamin de huit ans au commissariat et l'humilier lui et ses parents, faire donner les galons devant la presse pour enfoncer le clou  relève d'une forme de harcellement humiliant qui mérite que la justice s'en empare et sanctionne ses instigateurs.

En rappelant qu'un crime ou un délit commis par un dépositaire de la puissance publique implique une aggravation conséquente de la peine et une accentuation d'icelle plus on remonte vers celui ou celle qui en prend l'initiave.

Ce débat qui, parti des conceptions inquisitrices d'une Sorbonne traquant Rabelais ou Villon, a ensuite franchis les portes de la maison chaussettes à clou et conduit, tel le petit poucet en suivant les cailloux blancs, à en arriver à des perles du style de cet interpellation par Glavany le 25 janvier 2015 (cueilli dans le JO)  à sa coreligionnaire en social-démocratie et ministre de l'EN :

"Des questions majeures n'ont pas été posées sur lesquelles il (l'honorable parlementaire-note CleR)souhaite l'interroger, pour savoir combien d'enseignants ont-ils refusé de leur propre chef, de faire respecter cette minute de silence, même s'ils sont peu nombreux, seront-ils sanctionnés et combien d'établissements d'enseignement privé sous contrat ont-ils fait respecter cette minute de silence. Il se demande si le « caractère propre » de ces derniers les exempte de cette obligation républicaine".

 

Vite, où est Zazie ; "obligation républicaine ? mon...". Quelle "obligation républicaine" ? La scolarisation en est une. La Laïcité en est une. Celle de réserve des fonctionnaires (qui s'exerce dans le cadre régit par leur statut) en est une autre. Mais la minute de silence, nulle part en dehors de la tête de quelques crâne d'oeuf souvent parée de culotte de peaux, à la "soce" glavany mâtinée de Cioti.

On veut les textes ! les textes ! les textes ! 

des textes, et références, sinon silence et excuses aux harcellés !

Et si ces textes existaient (on veut les voir), retour à loi de 1905, quelle légitimité au regard de la loi et de l'interdiction de la répression du blasphème.

Messieur les censeurs, ou vous avez le moyens de prouver vos dire, et alors parlez...sinon, partez!

Jules ferry qui pour Canaille le Rouge n'est pas une référence majeure de la démocratie avait fixées des règles pour que l'enseignement public soit un enseignement pour tous : dans sa lettre du 17 novembre 1883, il s'adressait ainsi aux instituteurs (à lire dans le jus de l'époque):

« Demandez-vous si un père de famille, je dis un seul, présent à votre classe et vous écoutant, pourrait de bonne foi refuser son assentiment à ce qu'il vous entendrait dire. Si oui, abstenez-vous de le dire ; sinon parlez hardiment ; car, ce que vous allez communiquer à l'enfant, ce n'est pas votre propre sagesse, c'est la sagesse du genre humain, c'est une de ces idées d'ordre universel que plusieurs siècles de civilisation ont fait entrer dans le patrimoine de l'humanité ».

La sagesse du genre humain, sont patrimoine ne sont-il, par décret, que postérieur qu'au 25 octobre 1919 ?

 

 

Rédigé par Canaille Lerouge

Publié dans #loi, #obligation, #République, #Minute de Silence

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