Libertés : Chasse à courre place Vendôme, le veneur est rive gauche, la cheffe de meute rive droite

Publié le 25 Février 2015

Qui oserait déclarer

qu'un air de liberté

flottait sur Matignon 

Libertés : Chasse à courre place Vendôme, le veneur est rive gauche, la cheffe de meute rive droite

Avec son air de pas y toucher, ses fureurs sociétales, elle cache bien son jeux.  

La rose bien-pensance réunie la chérie.

Mais elle ne cède en rien sa place dans la charge lourde contre les libertés:

droit syndical ? Elle se tait.

Inspections du travail marginalisée ? "c'est pas moi, c'est l'autre.

Silence sur les prud'hommes.

Controle au faciès ? Elle laisse faire et ses procs qui soutiennent l'insoutenable.

Maintenant madame la ministre laisse poursuivre des juges pour des actes dans des lieux privés, mais les photos pornos dans les commissariat (lieux publics et images de la femme..) ne déclenchent pas ses pourtant vibrillonantes colères.

Une canaillophile qui lui trouvait des vertus progressistes, devant l'avalanche de faits et arguments qui démontraient le contraire, ne pu que rétorquer oui mais elle agit ... Mais elle agit sur quoi quoi ?

Quelle exemple de combat pour la justice sociale a-t-elle mené depuis son arrivée place Vendôme ?

Ses combats sociétaux (comme "on"dit), il s'arrête à la porte de la régularisation de sans papiers toujours chartériser, au refus de poursuivre les patrons voyoux.

Et que dire de ces excécrables chasses au faciès que l'avocat général, image d'une magistrature couché devant la place beauvau qui couvre le délictuel au procès intenté en groupe contre l'état et sa police.

 

C'est ce qui conduit l'UD CGT de Paris à apporter un soutien argumenté au syndicat de la magistrature en but à la vindict complémentaire de la droite et de la chancellerie et de la majorité qui soutient les chasses aux sorcières.

 

INFO UD

 

OU EST PASSE CHARLIE?

SOUTIEN AU SYNDICAT DE LA MAGISTRATURE

 

 

L'UD CGT de Paris apprend avec stupéfaction que Françoise Martres,

présidente du Syndicat de la Magistrature est renvoyé devant le

tribunal correctionnel concernant l'affaire dite "du mur des cons".

 

A l'heure ou la CGT Paris appelle à se rassembler fontaine St-Michel en

soutien à Alain Pojolat militant syndical CGT, poursuivi par la justice

pour avoir organisé une manifestation de soutien à Gaza en juillet 2014,

il est clair que le gouvernement accompagne la volonté du patronat de

vouloir en finir avec les libertés syndicales!

 

C'est la liberté d'expression que le gouvernement veut museler en

Renvoyant devant le tribunal correctionnel Françoise Martres,

Présidente du Syndicat de la Magistrature dans cette non-affaire.

 

Quelle justice dans un pays progressiste poursuivrait et instruirait une

affaire d’humour et de caricatures?!

 

Le 7 janvier 2015, nous étions tous Charlie, Présidents, ministres en

premières ligne à défiler dans la rue pour réaffirmer un soutient à la

liberté d'expression.

 

Nous voyons là que cette liberté dépendrait aujourd'hui du pouvoir

discrétionnaire du gouvernement en place.

 

******

 

Déclaration du Syndicat de la Magistrature

 

 

Françoise Martres, présidente du Syndicat de la magistrature, est renvoyée devant le tribunal correctionnel pour des faits d'injure publique en qualité d'éditrice d'un assemblage de photos appelé mur des cons. Les juges d'instruction n'ont pas suivi les réquisitions de non-lieu du procureur de la République de Paris.

 

Le Syndicat de la magistrature a toujours contesté cette infraction : il n'a jamais voulu donner une quelconque publicité à ce mur, situé dans ses locaux privés, dont il ne peut pas être l'éditeur. Curieusement, les responsables de la publication - le journaliste qui a volé les images, vol revendiqué, et le site qui les a diffusées - n'ont pas été poursuivis.

 

Le Syndicat de la magistrature dénonce l'instrumentalisation politique de cette affaire, utilisée pour attaquer un syndicat qui dérange, parce qu'il dénonce les pressions exercées sur la justice et défend les droits et libertés. Ceux qui craignent l'indépendance de la justice ont pris pour habitude de mettre en doute l'impartialité des juges : ils voient dans cette affaire un nouveau prétexte en entretenant toutes les confusions sur ce terrain.

 

Le Syndicat de la magistrature se défendra devant la juridiction saisie : le tribunal correctionnel ou, si l'information diffusée dans la presse d'un appel du parquet était confirmée, devant la chambre de l'instruction.

 

La lutte continue !

 

Conference de presse à la Ligue des Droits de l'Homme, 138 rue Marcadet Paris 18 à 15h.

 

Rédigé par Canaille Lerouge

Publié dans #traque liberticide, #liberté, #Répression, #politique, #justice

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