La CGT face au Burkaranteneuf-trois

Publié le 18 Février 2015

Déclaration de la cgt sur le passage en force

La CGT face au Burkaranteneuf-trois

C'est plus clair maintenant :

pour qui en douterait encore,

 entre la banque et  l'atelier,

Blummollet booste la banque

et l'atelier, clairement,

refuse de cautionner.

Enfin!

Un peu tôt pour dire si la CGT est guérie d'autant que les analyses et examens n'ont pas tous été engagés.

Cela dit la forme physique semble meilleure. Pas besoin d'attendre deux semaines pour avoir un point de vue sur les temps forts de l'actualité.

Certes il ne faudrait pas que le plaisir de voir qualifier la loi Macron de loi réactionnaire fasse baisser la garde, mais Canaille le Rouge préfère lire cela que de se voir aligné comme conservateur (ou de maximaliste) quand il dénonçait la nature de classe des choix des gouvernement de Blummollet.

Que cela ne rabaisse pas le niveau d'exigence des syndiqués, cela démontre que leurs voix peuvent porter.

Voici la réaction de la direction confédérale après le golpe institutionel des Dalton de Matignon-Bercy. 

Projet de Loi Macron

La CGT condamne le passage en force

Devant le risque que le projet de loi Macron ne soit pas voté à l’Assemblée Nationale, le gouvernement a dégainé le 49-3, empêchant le vote. Après avoir choisi d’inscrire dans la loi les propositions du MEDEF sans concertation ni négociation avec les acteurs sociaux, le gouvernement passe à nouveau en force en contournant la représentation nationale. Encore un déni de démocratie !

Si la mobilisation des salariés a permis de faire reculer le gouvernement sur quelques points (secret des affaires, cabotage, et à la marge sur la justice prud’homale), la philosophie générale du projet de loi reste inchangée. Le projet de loi Macron est une loi réactionnaire donnant plus de liberté pour les patrons et moins de droits pour les salariés. Citons en particulier la réforme des licenciements économiques, du travail du dimanche et de la justice prud’homale.

Les salariés perçoivent de plus en plus la nocivité de ce projet de loi et les reculs pour leurs droits. Ils l’ont notamment manifesté le 26 janvier et dans de nombreuses luttes en ce début d’année 2015. L’échec du gouvernement à faire voter un tel texte est une première victoire pour les salariés, que nous devons amplifier.

Au lieu de passer en force, le gouvernement ferait mieux d’entendre les salariés. Des alternatives aux politiques d’austérité existent. Pour créer des emplois il faut agir pour une réindustrialisation de notre pays et le développement des services publics, pour une autre répartition des richesses, pour l’augmentation des salaires et des pensions.

La CGT poursuit son processus d’action, dans l’unité la plus large possible, en développant et multipliant les luttes et met en perspective une journée nationale interprofessionnelle de mobilisation et de grève.

Montreuil, le 17 février 2015

Rédigé par Canaille Lerouge

Publié dans #politique, #CGT, #Social, #condamnation

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